vignette|upright=1.3|Défilé à Douala lors de la Fête nationale (2016). La police au Cameroun relève de la Délégation générale à la Sûreté nationale (DGSN) créée en 1996Décret du mars 1996 portant création d'une Délégation Générale à la Sûreté Nationale.

Histoire vignette|gauche|Ancien commissariat de police de Douala (1901). vignette|Nouvel Hôtel de police en construction à Yaoundé (2018). En 1891, alors que le capitaine Karl von Gravenreuth vient d'être nommé au Kamerun, les autorités coloniales allemandes mettent en place une force de police (Polizeitruppe), surtout composée de Krou, de Haoussas ou de Dahoméens Harry Rudolph Rudin, Germans in the Cameroons, 1884-1914: A Case Study in Modern Imperialism, Yale University Press, 1938, .

Après l'instauration du Cameroun français en 1916, les premiers services de police du pays voient le jour. En 1946 plusieurs arrêtés précisent cette nouvelle organisation, l'un « portant réorganisation de la Sûreté nationale dans les territoires du Cameroun », l'autre « portant transformation du Corps de la Police indigène [...] en Corps de Gardiens de la Paix et de la Sécurité Publique » et instituant notamment une police en uniforme. La Direction de la Sûreté est formellement créée en 1947« Genèse de la Direction générale à la Sûreté nationale » .

Jusqu'en 1959, la Police camerounaise comprend deux entités séparées, celle du Cameroun occidental (West Cameroon Police Force) basée à Buéa dont le système est calqué sur la police britannique, et celle du Cameroun oriental, dont le siège se trouve à Yaoundé. Ces deux polices fusionnent au moment de la nomination de Jean-Marie Evina Edj'o comme Directeur de la Sécurité.

Missions de la DGSN La DGSN est chargée« Missions de la DGSN » : de la sécurité intérieure et extérieure de l'État ; de la recherche, de la constatation des infractions aux lois pénales et de la conduite de leurs auteurs devant les juridictions répressives ; du maintien de l’ordre et de la paix publics, de la protection, de la sécurité et de la salubrité publiques, plus particulièrement dans les agglomérations urbaines ; de la lutte contre la criminalité nationale, internationale et transnationale ; de la recherche du renseignement ; des missions d’information, de sécurité, de protection et d’intervention comportant des contacts avec les populations, dans le cadre de la Défense nationale. de la sécurisation de la nationalité camerounaise.

Organisation L'organisation de la DGSN a été définie par un décret de 2002, puis modifiée par plusieurs dispositions ultérieuresDécret du 4 janvier 2002 portant organisation de la Délégation Générale à la Sûreté Nationale, à télécharger .

Formation La formation des Officiers et Commissaires de police est assurée par l'École nationale supérieure de police à Yaoundé« École nationale supérieure de police », Osidimbea , tandis que celle des Inspecteurs de Police et Gardiens de la Paix se déroule au Centre d'instruction et d'Application de la Police de Mutengene.

Femmes dans la Police Le recrutement des femmes dans la Police a commencé dans les années 1970Femme et sécurité en zone CEMAC et en RDC, Friedrich-Ebert-Stiftung (Cameroon), Presses universitaires d'Afrique, 2009, .

En 1978, Pauline Sylvie Tchateu est la première femme admise au concours des commissaires de la Police nationale. Cependant elle renonce à partir en formationLes grandes pionnières du Cameroun, ÉEditions Cognito, 2007, . Aujourd'hui les femmes camerounaises remplissant les conditions requises sont recrutées dans tous les corps de la Défense.

Matériel roulant

Notes et références

Annexes Bibliographie Jean de Noël Atemengue, « Le pouvoir de police administrative du Président de la République au Cameroun : réflexion sur les fondements de l'ordre juridique », in Verfassung und Recht in Übersee / Law and Politics in Africa, Asia and Latin America, vol. 35, , trimestre 2002, , Victorin Hameni Bieleu, Politique de défense et sécurité nationale du Cameroun, L'Harmattan, 2012, 522 p. André Dia, « Police et renseignement au Cameroun français. Entre surveillance du territoire et radicalisation du système de contrôle colonial (1919-1960) », in Jean-Pierre Bat et Nicolas Courtin, Maintenir l'ordre colonial : Afrique et Madagascar (), Presses universitaires de Rennes, 2012, , Frédéric Fenkam, Les révélations de Jean Fochivé, le chef de la police politique des présidents Ahidjo et Biya, Éd. Minsi, Bondy; diff. Tamery, Paris, 2003, 297 p. Marie Morelle, « La prison, la police et le quartier. Gouvernement urbain et illégalismes populaires à Yaoundé », in Annales de Géographie, , mars-, , , La police au Cameroun : naissance et évolution, Éditions CLÉ, 1988, 226 p. André Tiebel, Die Entstehung der Schutztruppengesetze für die deutschen Schutzgebiete Deutsch-Ostafrika, Deutsch-Südwestafrika und Kamerun (1884–1898), Frankfurt am Main 2008.

Articles connexes Forces armées camerounaises Gendarmerie nationale camerounaise Prisons au Cameroun Corruption au Cameroun Direction générale de la recherche extérieure Jean Fochivé

Liens externes

Délégation Générale à la Sûreté Nationale - DGSN (Informations générales, OSIDIMBEA) INTERPOL Cameroun

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