Le lac du Revest résulte du barrage de Dardennes. Il tient son nom de la commune du Revest-les-Eaux située dans le Var en Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Il a été créé en 1912 avec la mise en service du barrage. Le lac est alimenté par des sources submergées. Il donne naissance au Las, fleuve côtier se jetant dans la rade de Toulon. Il permet d'alimenter en eau la commune du Revest-les-Eaux ainsi qu'une partie de la commune de Toulon. Il permet aussi lors des épisodes cévenols de réguler le Las...

La commune de Toulon est propriétaire du barrage..

Géographie thumb|upright=1.2|gauche|Carte OSM du lac.

Situation Le lac est situé sur la commune du Revest-les-Eaux, dans le sud-est du Var. Il est situé au niveau des Monts toulonnais. Le barrage se situe à à l'est du Revest et à au nord du centre-ville de Toulon.

La route départementale du barrage (D 846) permet de rejoindre le site.

Géologie Le lac est entouré par les Monts toulonnais, des massifs calcaires, qui surplombent le lac (exemple : mont Caume). Le sol du sous-bois environnant est constitué d'affleurements rocheux qui sont plus ou moins érodés. Cette géologie, typique de la Provence calcaire, est la cause aux formations karstiques et ses résurgences de sources d'eau..

L'ouvrage a été construit sur trois couches de roches, une couche de marnes nécomiennes au plus bas, une couche de calcaire urgonien ainsi qu'en haut des marnes aptiennes. Il est à noter qu'en regardant la coupe du barrage et de son sous-sol, le barrage a été construit entre une rive droite intacte et une rive gauche composée de nombreux éboulis. Un sol correspondant à celui de la rive droite se trouve plus loin dans les terres..

Hydrographie Le lac est alimenté par plusieurs sources submergées sous le lac, qui sont abondantes (la Foux, le Figuier, les Platanes, le Rabas, le Rérabas, les Sources de Dardennes). Le lac est aussi alimenté par le Ragas, une exsurgence vauclusienne....

Sources Le Ragas vignette|upright=0.8|Gouffre du Ragas, à sec. Le Ragas se situe au fond d'une petite vallée encaissée. Il a une forme de gouffre et est composé de trois parties : un gouffre vertical noyé sauf sur la partie la plus haute lors des sécheresses, une cavité plus horizontale, elle aussi noyée, puis au fond une vaste cavité noyée.

Le débit moyen est de , mais il peut descendre jusqu'à . Lors d'une crue, en , le débit a monté jusqu'à .

Plusieurs plongées ont eu lieu dans le Ragas depuis 1973, pour connaitre sa profondeur. Le fond est atteint en 2021, à depuis l'entrée du gouffre...

Tunnel du Ragas En 1855, un particulier achète le lieu présumé de la réserve d'eau du Ragas, et crée la Société d'Exploitation du Ragas en vue d'exploiter la ressource. Il fait creuser un tunnel de de long dans la roche, qui atteint la réserve d'eau en 1865. Le tunnel permettra de faire écouler l'eau du Ragas jusqu'à la route ainsi que jusqu'au cours naturel du Las.

Lors du captage des eaux grâce à ce tunnel, en 1887, la source de Rodeilhac, qui résurge dans le Las, disparaît..

Une fenêtre de ce tunnel est submergée depuis la mise en eau du lac..

Environnement

Faune

Poissons thumb|Carpes Koï dans un bassin, espèce pouvant être trouvée dans le lac|147x147px Le lac abrite plusieurs espèces de poissons : perche commune, truite arc-en-ciel, carpe, ablette, brochet, rotengle, gardon, chevesne. ainsi que des blageons et des barbeaux méridionaux..

Il est aussi possible d'apercevoir des carpes koï, qui peuvent être aussi bien au niveau du rivage ou au fond du lac, pour s'y nourrir de plantes.. La pêche est autorisée et réglementée « no-kill » pour certaines espèces, par l'association agréée de pêche Le Gardon..

Oiseaux Autour du site, vers le site classé "Falaises du Mont Caume" ont été recensées une dizaine d'espèces d'oiseaux peuplant la zone, dont des aigles de Bonelli, des faucons crécerelle, des hiboux grand-duc, des merles-de-roche ou bien des hirondelles rousselines..

25 espèces d'oiseaux peuvent être observés autour du lac..

Insectes Plusieurs insectes peuvent être repérés aux alentours du barrage, tel que Euplagia quadripunctaria (écaille chinée), Damier de la succise, Cerambyx cerdo (Grand Capricorne) ainsi que des Lucanus cervus (Lucane Cerf-Volant)..

Mammifères Les mammifères sont aussi nombreux dans la zone, il est possible d'y trouver des espèces telles que des chauves-souris : Rhinolophus hipposideros, Rhinolophus ferrumequinum, Rhinolophus euryale, Petit murin, Barbastelle d'Europe, Minioptère de Schreibers, Murin de Capaccini, Murin à oreilles échancrées, Murin de Bechstein et des Grand Murin. Les chiroptères sont très présents dans le sous-bois entourant le lac..

Amphibiens Il est possible d'observer dans le lac un amphibien ; des crapauds communs, ils viennent s'y reproduire.. Des grenouilles rieuses peuvent y être aperçues..

Reptiles Une torture d'Hermann juvénile a été repérée, cependant il est suggéré que ce soit un individu captif qui s'est enfui.

Des tarentes de Maurétanie, des lézards des murailles ainsi que des lézards verts occidentaux peuvent être observés au niveau du mur du barrage ainsi que dans le sous-bois environnant, mais avec moins de densité d'individus qu'au niveau du barrage...

Flore Les rives du barrage, abritent, tout comme les berges du Las, des arbres tels que des pins d'Alep, des chênes pédonculés, de la yeuse et d'autres arbustes méditerranéens dans le sous-bois entourant le lac.. La pinède est très présente dans le sous-bois.

La végétation aquatique du fond du lac est riche de 94 espèces...

Aire Natura 2000 Le site fait partie d'une aire Natura 2000, qui englobe l'entièreté de la retenue. Les gorges calcaires et les zones karstiques forment un habitat qui est notamment important pour certaines espèces de chiroptères. Le site présente de plus un intérêt écologique et biologique, avec la forêt domaniale de Morières-Montrieux qui est bien conservée.

Le site présente cependant des vulnérabilités, parmi elles les feux de forêt, notamment en été lors des canicules ainsi que de la pression des touristes, qui peuvent déranger les espèces présentes sur le site. Une carrière et des zones urbanisées se situent en périphérie du sitehttp://www.var.gouv.fr/IMG/pdf/55_complement_insertion_paysagere.pdf

Page 18..

Znieff II Mont Caume Cette Znieff englobe le lac du Revest ainsi que le mont Caume et d'autres espaces environnants. Il a été recensé des espèces dites "déterminantes"; 1 insecte; 2 mammifères; 3 oiseaux; 1 reptile et 20 planteshttp://www.var.gouv.fr/IMG/pdf/44_annexe_2_du_volume_3_du_volume_5_et_du_plu_natura_2000.pdf

Page 18 - Espèces déterminantes - Page 19 - Secteur des Znieff..

Znieff II Mont Combe - Coudon - Les Baus Rouges - Vallauris Cette Znieff est éloignée de minimum du lac du Revest. Il a été recensé dans cette Znieff environnante du lac des espèces déterminantes; 2 mammifères; 2 oiseaux; 2 reptiles ainsi que 23 plantes.

Barrage de Dardennes

Histoire Le barrage est déclaré d'utilité publique et l'autorisation est donnée par arrêté préfectoral le http://www.var.gouv.fr/IMG/pdf/4_annexe_2_volume1_edd_doc_a.pdf

Partie 1 Fiche synoptique - 1.1 Données générales concernant le barrage actuel - 11. Actes administratifs intervenus Déclaration d’utilité publique du barrage Autorisation de construction du barrage. . La construction est confiée à la Compagnie Générale des Eaux par la commune de Toulonhttp://www.var.gouv.fr/IMG/pdf/55_complement_insertion_paysagere.pdf , page 13 1912 La construction du barrage. . La construction débute le . La mise en eau commence dès http://www.var.gouv.fr/IMG/pdf/rapport_avis_commission_enquete_barrage_dardennes_1.pdf

, page 7. . Elle atteint le niveau normal, après des travaux postérieurs sur l'étanchéité du barragehttp://www.var.gouv.fr/IMG/pdf/rapport_avis_commission_enquete_barrage_dardennes_1.pdf Page 4 - En bas de la page. .

Le barrage permet de retenir l'eau pour alimenter les Toulonnais avec celle ci, dont celle du Ragas qui est toujours abondante même en été quand la sécheresse est omniprésente dans la région toulonnaisehttp://www.var.gouv.fr/IMG/pdf/4_annexe_2_volume1_edd_doc_a.pdf

, partie 2 - 2.1 Plan de situation. .

En même temps, le hameau des Olivières sera évacué afin de ne pas polluer la retenue. Pour être sûr que les eaux ne soient pas polluées lors de leur consommation, Toulon adopta le procédé RouquetteProcédé qui consiste à la javellisation par l’hypochlorite de chaux. pour l'épuration de ses eaux.

Le barrage ne subira pas de dégâts durant les deux guerres mondiales, mais les Toulonnais manqueront d'eau pendant la Seconde Guerre mondiale, à partir de , à cause des bombardements, qui endommageront gravement et détruiront les infrastructures de transport d'eauhttp://www.speleh2o.com/telechargement/lelasunerivieredanslaville.pdf

, page 15. .

En 1964, des travaux seront réalisés, principalement sur l'évacuateur de crue. Une vidange complète du barrage aura alors lieu, et des fuites seront alors repérées et bouchées avant la mise en eau ; par la même occasion des forages seront effectués (70) dans le barrage et ses fondations, afin de mesurer la pression des fluides dans le barrage avec des piézomètres.

En 1973 sera construite l'usine d'alimentation en eau potable au pied du barrage (dite « Usine AEP ») afin de traiter les eaux de la retenue avant leur consommationhttp://www.var.gouv.fr/IMG/pdf/rapport_avis_commission_enquete_barrage_dardennes_1.pdf

, page 5. .

Le , soit un peu plus d'un siècle après l'autorisation de construction du barrage, la Ville de Toulon régularise le barrage, via un arrêté préfectoral, qui n'avait aucune existence officielle et n'avait pas à respecter les normes environnementales. Le barrage doit depuis, garantir un débit de par seconde pour le Las..

Il est étudié des travaux sur le barrage, en rapport avec le déversoir trop petit en cas de crues, ainsi que de confortement du barrage.

Un arrêté du de la préfecture impose de faire ces travaux avant la fin 2015.

Le préfet met en demeure TPM (qui gère désormais le barrage) afin que les travaux commencent avant le . TPM déclarera qu'il est impossible de les commencer, dû au fait que l'enquête publique va commencer, et que de plus, la métropole attend une autorisation environnementalehttp://www.var.gouv.fr/IMG/pdf/dardennes_publicite_enquete_publique.pdf Arrêté sur l'enquête publique sur les travaux de conformité du barrage. .

Le préfet accorde un nouveau délai à TPM, les travaux devront commencer au plus tard le et devront finir le . Les travaux sont chiffrés, par le dossier d'enquête publique, à hauteur de 8,5 millions d'euroshttps://metropoletpm.fr/actualites/travaux-barrage-de-dardennes-bien-engages.

Il est aussi prévu dans ces travaux de refaire la micro-centrale hydroélectrique qui alimente l'usine qui rend potable l'eau, afin que le barrage puisse produire plus d'électricitéhttps://legardondetoulon.fr/10-questions-que-lon-se-pose-sur-les-grands-travaux-au-barrage-du-revest-qui-alimente-toulon-en-eau-var-matin/.

Risque de rupture Le risque de rupture est extrêmement faible. Une des causes pouvant entraîner une potentielle rupture serait la dégradation du barrage (séisme ou glissement de terrain). La commune de Toulon assure le contrôle en permanence de l'ouvrage.

Si une rupture du barrage survenait, qu'elle soit partielle ou totale, l'onde de submersion pourrait atteindre en moins de 20 minutes le quartier du Jonquet (à Toulon -ouest).

Un plan d'évacuation a été anticipé dès le projet de création du barrage et de sa retenue future, avec des sirènes mais aussi des réglementations d'aménagement dans les zones les plus exposées au risque de rupturehttp://statique.sigvar.org/virtual/1/lots/Toulon_risque_rupture_barrage.pdf , page 1 et 2. .

Pollution des eaux