Le de reconnaissance de division d'infanterie () est une unité de l'armée française créée en 1939 et rattachée à la division d'infanterie. Il a participé à la Bataille de France lors de la Seconde Guerre mondiale.
Historique Le est mobilisé entre le et la par les centres mobilisateurs de cavalerie n°29 de Limoges et 11 de Pontivy et le régiment de dragons. Il rattaché à la division d'infanterie ( DI). Les éléments de Limoges (troupes à cheval) et de Pontivy (troupes motorisées) se rejoignent au nord de Sarrebourg le .
Drôle de guerre Le , le GRDI est mis à la disposition du Secteur fortifié de Rohrbach et part dans la nuit occuper les villages devant la ligne Maginot. Il rejoint sa division le . Il couvre l'avancée de la division, commencée le lendemain dans le cadre de l'offensive de la Sarre. Le tient le flanc de la division et maintient la liaison avec la division d'infanterie motorisée. Il subit ses premières pertes, dont un tué, le en combattant sur la Blies au nord de Gersheim. Le GRDI passe en réserve de sa division à Betting le .
Il rejoint la position de Bliesbruck le , les éléments frontaliers locaux étant mis sous ses ordres. La DI est placée en réserve d'armée le et le GRDI cantonne autour de Langatte puis le 8 part avec sa division en réserve générale vers le nord-ouest de Lunéville.
Début novembre, le GRDI rejoint Montreuil-sur-Mer (Pas-de-Calais).
Les éléments motorisés et l'état-major du GRDI rentrent dans le groupement de Beauchesne composé de et GRDI. Ce groupement dans le cadre du plan Dyle, doit servir d'avant-garde à la VII armée. L'escadron à cheval lui reste à la disposition de la division d'infanterie.
Le GRDI rejoint la région de Dunkerque mi-novembre. À la fin du mois les éléments motorisés rejoignent la région de Hazebrouck puis Bailleul mi-mars.
Campagne des Pays-Bas, de Belgique et de France
Éléments motorisés Face à l'invasion allemande le , les éléments motorisés sont envoyés aux Pays-Bas. Il franchit l'Escaut dans des barques à moteurs et des bacs le . il combat à Breda le puis à Hoogereide le avant de se replier sur Anvers le . Il se replie en France au il défend les ponts de la Bresle à Gamaches (Somme) du 21 au . Le GRDI repère les positions de la tête de pont allemande autour d'Abbeville, en recueillant les témoignages des civils et en menant de nombreuses patrouilles, dont une jusqu'à l'état-major d'un des bataillons allemands. Les cavaliers prennent contact avec la , la et la qui se mettent en position pour la bataille d'Abbeville, ainsi qu'avec les Britanniques.
Il se replie ensuite vers la Normandie et reçoit l'ordre de rassembler des éléments disperser de cavalerie pour défendre Lyons-la-Forêt dans l'Eure, mission qu'il effectue du 8 au . Il continue de se replier et les quelques survivants combattent une dernière fois à Moncontour avec la DLM avant de se replier en Charente.
Éléments hippomobiles Quant à eux, les éléments hippomobiles partent pour Hulst en Hollande par le train. Le , ils couvrent la mise en place du régiment d'infanterie à Doel. Ils combattent dans des actions retardatrices et échappent de peu à l'encerclement à Wormhout le . Ils se replient avec la division vers Dunkerque et participent à la défense des plages. Le GRDI résiste sur le canal de la Bassée et de Colme, en liaison avec .
Seule une toute petite partie de l'unité est embarquée le . Il débarque à Douvres et Bournemouth. Il embarque pour Brest depuis Plymouth le . Il rejoint Alençon et Lisieux où il est soudé au . Il combat le à Pont-d'Ouilly dans le Calvados. La suite n'est plus qu'une succession de replis qui se termine à Limoges.
Le 27e GRDI pour son action lors de la campagne, a reçu une citation à l'ordre de l'armée et la croix de guerre 1939-1945.
Ordre de bataille Commandement : lieutenant-colonel François puis chef d’escadrons Vonderheyden à partir du puis capitaine Salesse-Lavergne à partir du Adjoint : capitaine Murier Escadron hors rang : capitaine du Plessis de Grenedan puis capitaine de Durfort à partir du Escadron hippomobile : capitaine Salesse-Lavergne puis lieutenant Dubray à partir du Escadron motorisé : lieutenant de Durfort puis lieutenant Guigou à partir du Escadron mitrailleuses et canons : capitaine du Rostu puis lieutenant Bernier à partir du
De la mobilisation de jusqu'en , les éléments motocyclistes sont en fait pour partie embarqués sur des voitures de tourisme de réquisition. De nouveaux side-cars remplaçant les matériels de réquisition sont perçus mi- à Montlhéry.
Références
Bibliographie
027 Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1939 Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1940 Catégorie:Unité militaire décorée de la croix de guerre 1939-1945