Les automitrailleuses de la cavalerie française, c'est-à-dire les chars et automitrailleuses proprement dites, sont regroupées en trois types avant la Seconde Guerre mondiale : les automitrailleuses de découverte (AMD), les automitrailleuses de reconnaissance (AMR) et les automitrailleuses de combat (AMC).
Anciennes classifications En , l'Armée française définit deux types d'automitrailleuses de cavalerie (AMC) : l'AMC , de , blindée à , vitesse et tout-chemin, l'AMC , de , blindée à , tourelle biplace, vitesse et tout-terrain.
Les deux types sont approuvés respectivement en et . Les prototypes Panhard 138 et Renault ND, à quatre roues, sont proposés pour l'AMC . Ces deux prototypes ne sont pas commandés, le Renault ND, sorti tardivement en 1927, est abandonné en 1931. La Panhard 138, testée en 1926, donne naissance en 1928 à la Panhard 165. L'automitrailleuse semi-chenillée , identifiable au programme d'AMC , est commandée en seize exemplaires pour le Levant. Pour l'AMC , la cavalerie envisage puis abandonne le Renault NC, version du char FT à chenilles souples Kégresse, tandis que Citroën soumet un prototype sur châssis semi-chenillé P7T, non adopté.
Le programme de motorisation de juillet 1930 définit en plus deux types de véhicules, la (non armée, transportant ) et l' (armée d'une mitrailleuse en tourelle), toutes deux devant atteindre et peser moins de . Le , ces deux types sont fusionnés sous le nom de . Deux prototypes sont proposés, le Renault URL et le Berliet VUCL, commandés respectivement à un et deux exemplaires.
La classification de 1931 À l'été 1931, la cavalerie française décide de définir trois types d'automitrailleuses : les AMR sont chargées d'accompagner les unités de cavalerie lors de leur déploiement (mouvement et combat) les AMD sont capables d'engager les blindés ennemis pendant leurs reconnaissances, tant en décrochant rapidement les AMC restent en réserve afin d'aller engager les chars ennemis
Listes des matériels par type AMR AMR Citroën-Kégresse P28 AMR Renault modèle 1933 AMR Renault modèle 1935 AMR Citroën P 103 (prototype) AMC Schneider P16, classées comme AMR à partir de 1937
AMD Automitrailleuse Peugeot modèle 1915, sert comme AMD en Indochine Automitrailleuse Renault modèle 1915, sert comme AMD en Indochine AMD White TBC Berliet VUDB, , parfois désigné comme AMR, désigné en 1939 AMD Laffly type 50 AM AMD Laffly type 80 AM AMD Renault (prototype) Berliet VUB (prototype) AMD Latil (prototype) AMD Panhard TOE AMD Panhard modèle 1935 AMD Laffly S15 TOE
AMC AMC Schneider P16 AMC Fromaget (prototype) AMC Renault modèle 1934 (prototype) AMC Renault modèle 1935 Bien que désigné comme char, le SOMUA S35 a été présenté initialement pour répondre au programme des AMC
Autre En 1938 apparaît le programme des , capables de prendre la relève et des AMR et des AMD. Deux types de véhicules sont développés avant 1940 : AM Gendron-Somua modèle 1939, au départ une AMR, restée au stade des prototypes AM modèle 1940 P, prototype dont l'engin blindé de reconnaissance construit après la guerre dérive
Références
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Articles connexes Débuts de la mécanisation automobile des armées françaises Cavalerie française pendant la Seconde Guerre mondiale
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