Le monument à la mémoire des gardes nationaux de la Seine tués au combat de Buzenval le est un monument aux morts élevé par la Ville de Paris et situé au cimetière du Père-Lachaise.

Le monument rend hommage aux soldats de la Garde nationale tués lors de la seconde bataille de Buzenval qui se déroula le , pendant la guerre franco-prussienne, sur le territoire des communes de Rueil-Malmaison, Garches et Saint-Cloud, alors en Seine-et-Oise.

Historique

Deux cents dépouilles sont ramassées en dedans et en dehors des lignes ennemies et exposées pour identification au cimetière du Père-Lachaise. Georges Clairin décrit cet épisode en allant chercher la dépouille d'Henri Regnault :

Cent quarante soldats sont identifiés, les soixante restants ont été photographiés et « inhumés coude à coude, unis dans la mort comme ils l'avaient été dans le combat ». Le Journal officiel du indique que le général Clément Thomas espère que le terrain où ils ont été inhumés sera acquis et qu'un monument y sera construit. À cet effet, il ouvre une souscription.

Dans une décision du conseil municipal du , la ville de Paris concède à titre gratuit, dans le cimetière du Père-Lachaise, un terrain de 36 mètres de superficie destiné à la sépulture des corps des gardes nationaux tués à Buzenval. Sur cet emplacement, la Ville fait construire, au moyen des fonds d'une souscription, un monument commémoratif. En , Gaston Vassy fait le point sur ce projet dans Le Figaro :

En 1875, l'architecte Auguste-Joseph Magne réalise un projet de monument qui est réalisé en 1876. Cent quatre-vingt gardes nationaux, enterrés à différents endroits, sont transférés dans le caveau du monument le , jour anniversaire de la bataille de Buzenval.

À la veille du vingt-cinquième anniversaire de la bataille, le monument, n'ayant pas été entretenu jusqu'ici par la Ville, est dans un état de délabrement. Il est restauré et fut procédé d'urgence à un relevé dans les cimetières parisiens des tombes abandonnées ayant un caractère historique.

Caractéristiques

Le monument est situé en première ligne de la division du cimetière du Père-Lachaise, près du monument à la mémoire des soldats morts pendant le siège de Paris de 1870-1871.

Henry Jouin indique en 1902 que le monument, réalisé par l'architecte Auguste-Joseph Magne, consiste en une stèle de grandes dimensions sur laquelle est sculptée une palme. Des pilastres décorent les angles ; la partie médiane se termine en pyramide. Un jardin limité par une rampe en pierre ayant à ses extrémités des bornes ornées, entoure la stèle. La face antérieure du monument comporte dans une sorte de médaillon l'inscription :

et dans la partie inférieure :

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Notes et références

Voir aussi

Monument à la mémoire des défenseurs de Belfort 1870-1871 Cimetière du Père-Lachaise Monument aux morts de la guerre de 1870 en France Liste des monuments aux morts du 20e arrondissement de Paris

Catégorie:Monument de la guerre franco-allemande de 1870 en France Catégorie:Monument aux morts au Père-Lachaise Catégorie:1877 en France