Les réalisations et productions du groupe Schneider et sont diversifiées et nombreuses car la société Schneider et , créée en , fut le premier groupe industriel français d’importance internationale. Cette société a assuré, pendant près de 150 ans, son développement par l’adaptation régulière des outils de production au marché, et par la création d’un système social environnant qui permet de soutenir son expansion.
La nature diversifiée des activités de ses usines et sites engendre la production d'une grande variété de produits et services, au fur et à mesure de son développement : Productions sidérurgiques ; Constructions mécaniques ; Locomotives ; Construction navale ; Ponts, Charpentes métalliques, Appareils de levage ; Armement ; Matériels électriques ; Équipements divers ; Ensembles clé en mains ou ces produits, réalisés au début sur le site industriel du Creusot, se répartissent ensuite dans les différentes usines de la Société et de ses filiales. Certaines de ces productions sont concentrées dans une période particulière de l'histoire de la Société pour disparaître complètement ensuite. La liste qui suit donne les périodes de haute activité pour certaines de ces productions à titre indicatif, ainsi que le lieu de production.
Liste des productions
Productions sidérurgiques Les productions sidérurgiques commencent en , dès le début d’existence de Schneider et , et continuent tout au long de sa vie.
Ces productions sidérurgiques soutiennent toutes les autres activités : constructions mécaniques, Locomotives, constructions navales, ponts et charpentes métalliques, armement, matériels électriques, etc.
Fontes Fontes et sous-produits des hauts-fourneaux Sous-produits de fours à coke Pièces moulées
Aciers Aciers pour canons, plaques de blindages., obus, tourelles cuirassées, affûts Aciers au nickel, au nickel chrome et au manganèse. Aciers au manganèse : moulages pour matériel de voies de chemins de fer et tramways, aiguillages et cœurs, croisements de voies, rondelles et sellettes pour wagons, roues de bennes pour mines, fonds et mâchoires pour broyeurs et toutes pièces résistant à l'usure, etc. Aciers spéciaux à outils Aciers spéciaux pour pièces soumises à la fatigue Aciers laminés en barres plates, rondes, carrées, profilées Aciers moulés en pièces de toutes formes et dimensions Planchers, tôles fortes pour coques et chaudières des plus grandes dimensions, tôles striées pour parquets et tôles minces pour casserie, fumisterie, poêlerie, dynamos, pelles, bêches, versoirs, etc. Éclisses, selles, bandages de roues de locomotives et de wagons, essieux de locomotives et de wagons, Pièces de machines, blooms forgés, arbres moteurs et de transmission, etc. Rails laminés Pièces forgées de grandes dimensions
Constructions Mécaniques Les activités de constructions mécaniques couvrent un panel de productions (machines à vapeur, appareils moteurs pour la navigation, toutes machines d’atelier, chaudronnerie, composants pour centrales nucléaires, matériels de mines…) qui viennent en soutien aussi bien aux activités sidérurgiques que pour la production de matériel ferroviaire et naval, ou la production d’armes.
Ces activités s’étalent sur toute la durée d’existence de la société, en s’appuyant sur ses bureaux d’études de l'usine du Creusot, puis des bureaux d'études de ses autres usines et filiales, et la capacité d’inventer et de construire leurs propres machines-outils spécifiques.
Machines à vapeur fixes Machines Corliss-SchneiderLes machines Corliss-Schneider ont obtenu la médaille d’or à l’Exposition universelle de Paris en 1889.. Machines à vapeur surchauffée (distribution à soupapes) système Schneider. Machines à vapeur à grande vitesse, horizontales et verticales pour la commande directe des dynamos. Machines à vapeur à grande vitesse, à graissage forcé (système Schneider-Allen). Machines à vapeur pour forges Machines à vapeur pour locomotives
Moteurs d'avion et Avions 1000 moteurs d'avion de combat (1916) Alférium : alliage d'aluminium de forge pour hélices Avions de combat : Aviméta 88 et 121 (échecs) Avions de transport : Aviméta 132 et 92 (échecs)
Moteurs et appareils pour la navigation fluviale et maritime Machines à vapeur de toutes puissances Turbines et turbines à engrenages Moteurs à pétrole lourd à 2 temps et à 4 temps pour cargos et sous-marins Lignes d'arbres Hélices Chaudières à vapeur, type marine à petits tubes Pièces détachées pour machines
Autres machines d'ateliers
Moteurs à gaz de toutes puissances monocylindriques, tandem ou tandem jumelés, fonctionnant au gaz de hauts-fourneaux, au gaz de gazogènes ou au gaz de fours de coke. Moteurs à pétrole, à combustion, de toutes puissances à 2 temps ou à 4 temps, horizontaux ou verticaux. Moteurs Diesel Turbines à vapeur Turbines hydrauliques (Pelton, Francis, Kaplan) Turbines à gaz Machines d'extraction pour mines, à vapeur et électriques. Appareils pour élévation d'eau. Appareils d'épuisement. Compresseurs d'air et de gaz.. Souffleries, à vapeur et à gaz. Presses hydrauliques et installations hydrauliques complètes. Machines-outils de grande puissance. Marteaux pilons.., jusqu’à 100 t AscenseursExemple : participation à la réalisation de l'ascenseur du pilier Nord de la Tour Eiffel. Pièces mécaniques sur plans et modèles. Châssis et pièces détachées d'automobiles.
Chaudronnerie Chaudières : chaudières tubulaires à foyers intérieurs ; chaudières multitubulaires horizontales et verticales (système Schneider) ; chaudières type Kestner ; chaudières à bouilleurs ; chaudières de tous systèmes ; et chaudières pour la Marine.
Matériel de mines et d'usines Cages, wagons, bennes, brouettes, lavoirs, cheminées, conduites d'eau, d'air et de gaz, réservoirs, formes à sucre, chevalements, etc.
Locomotives Le marché des locomotives constitue le premier débouché de la société, motivé par les débuts du développement du chemin de fer, inventé en Angleterre., et dont le potentiel permet d’espérer un développement en France, puis à l’étranger.
La société imagine donc dès le début de construire des locomotives (à vapeur, puis électriques, puis Diesel). Leur production commence en , pour se terminer en , et concerne le site du Creusot. Au total, locomotives sont produites, dont 21 % pour l’exportation ( locomotives) : Locomotives à vapeur 769 Locomotives électriques 113 Locomotives Diesel
Locomotives à vapeur Au total locomotives à vapeur de à , dont locomotives pour l’exportation :
: 2 locomotives anglaises en sous-traitance, pour la Cie du Chemin de Fer de St-Etienne à Lyon 1838 : 6 locomotives (dont la Gironde) pour la ligne des Invalides-St-Cloud-Versailles (rive gauche) De à : 860 locomotives, dont en 1840 la locomotive fabriquée pour l’exportation (Italie – Chemins de Fer de Milan) : commande de l’Angleterre (Great Eastern Railway) pour 15 locomotives : production de « Cœurs de voie ferrée » De à : locomotives ( : 117, : 233, : 277, : 117, : 101, : 104)
Locomotives électriques Au total 769 locomotives électriques de à , dont 12 % pour l’exportation (94 locomotives) : : locomotive d’essai courant continu 550 V : locomotive d’essai courant alternatif (première locomotive à redresseur du monde) : première commande, de la Compagnie du Midi, pour 1 locomotive d’essai courant monophasé : 30 locomotives pour le Réseau d’État, courant continu : création du MTE (Matériel de Traction Électrique), par Schneider et , Jeumont et Schneider-Westinghouse (SW - Le Matériel Électrique) : 30 locomotives pour l’Algérie, courant continu : record mondial de vitesse (Ruban Bleu de la Traction Ferroviaire) 183 km/h (locomotive 2D2 704, courant continu ) : record mondial de vitesse (Ruban Bleu de la Traction Ferroviaire) 331 km/h (locomotive BB 9004, courant continu ) Années fastes :: 40, : 96, : 100, : 66, : 67
Locomotives Diesel Au total 113 locomotives Diesel, de à , dont 89 % pour l’exportation (101 locomotives) : 1912 : 1 locotracteur prototype 1922 : automotrice Schneider État 1932 : première locomotive Diesel-électrique, pour le PLM 1954 : premières locomotives Diesel-hydrauliques pour la Société Minière de Droitaumont De 1956 à 1970 (période faste) : 111 locomotives (87 locomotives Diesel-électriques, 24 locomotives Diesel-hydrauliques)
Construction Navale La construction navale civile est l’activité de départ des Chantiers de Chalon-sur-Saône (Le Petit Creusot) créés par Schneider et en 1839, et dont l’implantation fluviale en bord de Saône permet la production des unités à partir des matériaux (tôles, forgés…) et des moteurs fabriqués à l’usine du Creusot.
Les fabrications militaires commencent en 1885 à Chalon, avec les études et l’exécution de torpilleurs et contre-torpilleurs pour la Marine (moteurs fabriqués au Creusot, coques et armement exécutés à Chalon). Les premiers sous-marins sont produits à partir de 1910.
Lorsqu’il s’agit de navires trop grands pour la situation fluviale de Chalon, Schneider et coopèrent avec les Chantiers de construction de Bordeaux.
La construction navale cesse son activité à Chalon en 1957.
Constructions civiles
Plus de 80 bateaux de 1839 à 1894 1839 : premier bateau-gondole pour la Saône Puis (bateaux et matériels de port) : Bateaux de mer et de rivière pour passagers et marchandises Remorqueurs Porteurs de vase Bateaux à roues Bateaux mouches Bateaux portes Chalands Dragues Bateaux coloniaux Péniches Pontons flottants Canots et chaloupes en acier Bateaux-citernes Bacs démontables Docks flottants pour torpilleurs et navires de tous tonnages 1853 : yacht Eugénie, pour Napoléon III
Constructions militaires
De 1855 à 1914 : Torpilleurs Contre-torpilleurs Canonnières Avisos De 1855 à 1904 : 86 torpilleurs, dont 26 pour l’exportation (Japon, Saïgon, Bulgarie) vignette|Sous-marin Ferré produit par Schneider pour la marine Péruvienne - 1912.De 1908 à 1939 : 19 sous-marins, dont 5 pour l’exportation (Pérou, Grèce, Japon)
Ponts. Charpentes métalliques. Appareils de levage Le développement continu des chemins de fer à partir de 1850 nécessite la production de ponts métalliques et de charpentes de gares.
Schneider et crée ainsi à Chalon-sur-Saône une activité « Ponts » en 1853, et une activité « Charpentes » en 1857, compensant une baisse d’activité de la construction navale. Ces activités perdurent jusqu’en 1972.
En 1860, la technique des charpentes permet également d’introduire à Chalon la fabrication d’appareils de levage, dont la structure métallique est identique.
Ponts métalliques
1853 : Premiers ponts pour la Compagnie des Chemins de Fer Paris-Lyon (gare de Lyon-Vaise) De 1853 à 1972 : production de d’éléments métalliques de ponts fixes de toutes portées et de tous genres, ponts tournants, ponts démontables pour le génie militaire, ponts de chevalets, passerelles, garde-corps, piles métalliques… : De 1855 à 1880 : 60 ponts, dont 20 pour l’exportation De 1880 à 1920 : 77 ponts, dont 66 pour l’exportation De 1920 à 1972 : 9 ponts Ponts « de circonstance » : 1915 – 1916 : Ponts militaires (ponts d’ordonnance du Général Marcille, ponts légers du Colonel Pfund) 1969 – 1972 : Ponts civils (toboggans) Réalisations remarquables : 1856 : viaduc de la Quarantaine à Lyon 1889 : viaduc de Malleco au Chili 1890 : pont Morand à Lyon 1894 : pont sur la Borcéa en Roumanie 1894 : projet Schneider-Hersant de pont sur la Manche vignette|Pont Alexandre III à Paris (Exposition Universelle de 1900).1900 : pont Alexandre III à Paris 1952 : pont Jean Richard à Chalon-sur-Saône 1958 : pont de la Guillotière à Lyon 1959 : pont de Tancarville 1966 : pont de Valence sur le Rhône 1967 : pont d'Aquitaine à Bordeaux 1969 : viaduc de Frouard (autoroute Nancy – Thionville) 1970 : pont Masséna à Paris
Charpentes métalliques
1857 : Premières charpentes métalliques (charpente de 400 t pour les hangars et entrepôts de Bercy)