Gérard Emmanuel Augustin Dumas dit Dumas de Vaulx de Cuzieu ou Dumas de Vaulx est un pilote automobile et maire français, né le à Roanne et mort le à Roanne.

Biographie Fils d'Antoine Barthélemy Dumas dit Dumas de Vaulx de Cuzieu (1870-1920), maire de Sainte-Agathe, membre du Touring Club de France (membre n°110 802AN site de Pierrefitte-sur-Seine - Fonds 20000028 - https://www.siv.archives-nationales.culture.gouv.fr/siv/IR/FRAN_IR_022902), administrateur du journal l'Avenir du Puy-de-Dôme et président d'honneur de l'union catholique du personnel des chemins de fer de Roanne, et de Jeanne Aimée Clémentine Gouttenoire (1873-1958), Gérard Emmanuel Augustin Dumas nait le au domicile de ses parents situé à Roanne, place du ChâteauArchives départementales de la Loire - Registre des naissances de la ville de Roanne - 1900 - Cote 3E188_73 - 2NUM88_3E188_73_1 - p. 12/225 (www.archives.archinoe.com/v2/ad42/visualiseur/index.html). Son frère aîné, Camille Clément Robert (1898-1940), sera vice-président du N.A.C. de Roanne et membre à vie du Touring club de France.

Par son père, fils de Jean Félix Camille Dumas et d'Anne Jeanne Elizabeth Marguerite Andrieu, il est le petit-neveu de l'homme politique, Arthur Dumas, l'arrière-petit-neveu de l'homme politique, Hipolyte Goyon et le cousin par alliance du militaire et résistant, le général de corps d’armée Robert Olleris qui a épousé sa cousine-germaine, Germaine Mulsant, fille de Lucie Dumas-Mulsant (sœur de Barthélémy). Son arrière-grand-père paternel Georges Pierre Hermose Andrieu (1804-1875) fut magistrat à la Cour d’Appel de Riom : homme érudit, il est connu en Auvergne pour ses travaux d’historien, principalement l’Histoire de la ville et baronnie de Thiers en Auvergne / Œuvre posthume de M. Hermose Andrieu, publiée sous la direction de M. Ambroise Tardieu. Moulins Desrosiers 1878. Son arrière-grand-père maternel est l’avocat et homme politique thiernois, maire de Celles-sur-Durolles (Puy-de-Dôme), Jean Baptiste Francis Andrieu dit Andrieu de Vaulx (1811-1867), dernier frère du Conseiller Hermose Andrieu.

Il passe sa petite enfance en Forez au Château de Roanne, à Roanne (aujourd’hui l’Office de tourisme), en Auvergne entre Thiers et Vollore-Ville (Puy-de-Dôme), au Château de Vaulx et à Cannes (Alpes-Maritimes) à la Villa du Pin de la DanseBase Mérimée Notice IA06000195 - Maison dite Villa du Pin de la Danse au Cap Croisette (villa autrefois située 48 boulevard Eugène Gazagnaire, face au port du Mouré Rouge, démolie en juin- pour faire place à un immeuble en copropriété dénommé Résidence Fantasia).

Ses études sont commencées par une institutrice, Mademoiselle Marguerite Liogier. En 1909, à la Rentrée d’octobre, il est pensionnaire à la Villa Saint Jean chez les Marianistes à Fribourg en Suisse. Il y retrouve son frère aîné Robert Dumas de Vaulx et ses cousins-germains (Frédéric et Camille Mulsant, Gabriel Henry).

La Première Guerre mondiale l’empêche de retourner en Suisse. De ce fait, il est inscrit au Lycée de Garçons de Roanne, où il achève ses études secondaires.

La fin de la guerre retarde son incorporation jusqu’au mois de où il rejoint le Régiment d’Infanterie, Caserne Werlé à Roanne. Nommé caporal puis sous-officier, il est dirigé en sur Paris à la section des secrétaires d’Etat-Major. Il est affecté comme maréchal-des-logis secrétaire à l’Etat-Major du Maréchal Foch. Ce service était la Présidence et la Section française du Comité Militaire Allié de Versailles. Il travaille sous les ordres direct du général Weygand et du général Georges.

Démobilisé en , il quitte l’Etat-Major et rentre dans sa famille à Roanne. Il prend en charge la gestion de la propriété agricole de Vaulx à Sainte-Agathe (Puy-de-Dôme) et passionné de sports mécaniques, participe à de nombreuses épreuves sportives, en moto Terrot, puis en voiture de course automobile, principalement sur Amilcar CGS3 version Torpédo ponté avec partie arrière en pointe «bateau», options ailes «moto» et calandre type Eldridge. Également passionné de littérature et d’écriture, il collabore épisodiquement avec la presse régionale et rédige notamment un article de souvenirs au décès du Maréchal Foch en 1929.

Il épouse, le , au Coteau, Simone Grosse (1904-1996), fille de l'industriel Emile Grosse ("Société de Tissages Mécaniques de Cotonnades Emile Grosse & Fils" dont le siège social était à Roanne), sœur de Robert Grosse, industriel et successeur de son père, coureur automobile sur Ballot 2 litres et Bugatti type 43 Torpédo Grand Sport, président de l'Automobile Club de Roanne et du N.A.C. de Roanne, aviateur breveté numéro 4214, pilote sur Caudron C.600 Aiglon et Farman F-403.

Une tumeur au cerveau diagnostiquée à l'automne 1952, les médecins de l'hôpital Edouard-Herriot de Lyon ne peuvent enrayer la maladie. Tombé dans le coma, il est rapatrié auprès des siens et il décède le le jour de son retour au château à Roanne. Gérard Dumas de Vaulx est inhumé au cimetière Saint-Jean de Thiers dans le caveau familial des Andrieu.

Carrière de coureur vignette|upright|Gérard Dumas de Vaulx - Coureur Motocycliste et Automobile au Grand Prix U.M.F. de Saint-André-de-Corcy - 17 mai 1925 Le , Gérard Dumas de Vaulx participe avec sa moto Terrot immatriculée dans le Puy-de-Dôme sous le numéro 2552-F4 (dotée d’un moteur culbuté très spécial) au Grand Prix de Lyon de l’UMF (Union Motocycliste de France créée en 1913 et devenue en 1945 la FFM - Fédération Française de Motocyclisme) organisé en Dombes à Saint-André-de-Corcy (Ain) par le Motocycle Club de Lyon (Rhône). Immédiatement après l’arrivée des cyclecars, le départ fut donné aux motos. Vingt-huit concurrents s’élancèrent « dans un fracas étourdissant et à une allure impressionnante ». Si en sidecars et cyclecars, tous les concurrents ayant pris le départ terminèrent le parcours, il y eut, dans les motos, un très gros déchet, ce qui prouve que, pour affronter une telle compétition, il fallait des hommes et des machines éprouvées, capables de supporter les difficultés de cette dure épreuve routière. René Gillard, vainqueur de l’édition 1924, dut abandonner au tour, à la suite d'une collision avec un autre concurrent ; Péan abandonna également, au tour, laissant Richard seul de l'équipe Peugeot disputer la première place à René Francisquet sur Sunbeam. Le champion de Peugeot fut à la hauteur de la situation et triompha brillamment, s'attribuant même le record du tour en 8 min 10 s. Ce record fut disputé plusieurs fois au cours de l'épreuve. Il était d’abord détenu par René Gillard, avec 8 min 47 s ; Péan réalisa 8 min 41 s, puis 8 min 33 s ; Francisquet couvrit ensuite le tour en 8 min 19 s ; enfin. Richard, 8 min 10 s. Terrot enleva deux des 4 catégories Motos : les 175 cm et les 250 cm., Alcyon s'adjugea les 350 cm et Peugeot (équipé de pneus Dunlop) triompha dans la catégorie Motos 500 cm (24 tours - 360 km) ainsi qu’au classement général toutes catégories Motos confondues avec le pilote Richard en 3 h 26 min 22 s 2/5 (moyenne horaire de 104,600 km/h), devant Francisquet, sur Sunbeam en 3 h 27 min 22 s 2/5. Engagé sous le numéro 24 dans la catégorie Motos 350 cm (21 tours - 315 km.), Dumas de Vaulx (Terrot) termine à 4 tours du vainqueur, Marc (Alcyon, pneus Dunlop) en 3 h 32 min 30 s.

Le , Gérard Dumas de Vaulx concoure dans la catégorie Motos 350 cm à la course de côte de Limonest organisée par l'Automobile Club du Rhône avec le concours du Moto Club de Lyon, sur la route des Chères à Limonest au Nord de Lyon. En motos, de nombreux records furent battus dans les catégories 100, 175, 250, 350, 500 cm et en 750 cm dans laquelle Édouard Grammont dit « Eddoura » (Koehler-Escoffier) grimpa les 3 km 700 de la côte en 2 min 3 s 3/5, soit à l'allure de 107,700 km/h. En catégorie Motos 350 cm, Dumas de Vaulx (Terrot) se classa en 3 min 6 s 4/5, derrière Tony Zind (Magnat-Debon), 2 min 52 s 3/5 ; Goubert (Saroléa), en 2 min 38 s 3/5 et Jules Rolland (Terrot), vainqueur en 2 min 17 s 4/5. Dans les catégories voitures, Robert Benoist, le talentueux pilote Delage, fit le meilleur temps de la journée battant son propre record de 1/5 de seconde et escaladant la côte à plus de 120 km/h (chrono d’1 min 50 s 4/5 sur Delage 8 litres, record battu).

Le , Gérard Dumas de Vaulx s’engage avec cette même moto Terrot à la course de côte de Planfoy (Loire), fameuse rampe longue de 7 kilomètres. Le départ se faisait à Saint-Etienne, à la Digonnière, et l'arrivée au col de la République (cette épreuve eut lieu de 1922 à 1927, puis de 1953 à 1958). Il s’engage dans la catégorie Motos 350 cm et rate le podium en terminant avec un temps de 6 min 39 s, derrière Boëtsch (Magnat-Debon) en 6 min 7 s 1/5 ; Goubert (Saroléa) en 6 min 1 s 2/5 ; et Marc (Alcyon) en 5 min 18 s 4/5 (record battu).

Le , avec son ami et futur beau-frère Robert Grosse sur Ballot 2L carrossée par Weymann, Gérard Dumas de Vaulx participa sur Citroën aux épreuves de Gymkhana automobile de la 5 Semaine Automobile des Plages de La Baule. Robert Grosse n’avait pas participé aux 100 km du Grand Prix automobile ouvert à sa catégorie tourisme 2 litres le , mais avait concouru le 28 aux épreuves de « kilomètre arrêté », « 10 kilomètres arrêté », « 5 kilomètres arrêté », « kilomètre lancé », qu’il avait toutes remportées dans sa catégorie ainsi que le classement général . Malgré de petites ondées le , Dumas de Vaulx fut classé aux différentes épreuves du Gymkhana. En « appréciation de vitesse », il termine et Grosse . En « course aux Barrières », il se classe tandis que Grosse est ex-æquo avec Pichelin (Citroën) et Tréhu (Chenard-Walcker). En « course de lenteur », il est et Grosse . Au classement général de Gymkhana, Dumas de Vaulx termine ex œquo avec Dollfus (Amilcar) tandis que Grosse se classe .

À partir de 1926, sans pour autant délaisser le sport motocycliste, Gérard Dumas de Vaulx devient membre du Touring Club de France le (membre n°459 411) et s’engage en automobile avec son nouveau cyclecar acquis le AD Loire (Saint-Etienne) - Série 2 S 1185 - immatriculations 9020-S2 à 9999-S2, 1000-S3 à 1320-S3, du 5 janvier au 17 avril 1926: gauche|vignette|Gérard Dumas de Vaulx dans son Amilcar CGS3 devant le Château de Roanne - 1926

Marque : Amilcar Modèle : CGS3 ou Coupé Grand-Sport 3 places Version : Torpédo ponté avec partie arrière en pointe «bateau» ; dont la place se trouve dans la pointe ; taud prévu pour couvrir la place quand elle est inoccupée (il y eut 2 versions : la plus courante étant celle avec carrosserie profilée de type Bordino dont la troisième place se trouve dans la pointe arrière assez ronde)Amilcar, par Gilles Fournier, Edition Rétroviseur, 1994, livre de référence sur cet ancien constructeur automobile français Options : ailes «moto» et calandre type Eldridge Immatriculation (département de la Loire) : 9622 – S2