L’EM Lyon Business School, anciennement appelée École supérieure de commerce de Lyon (ESC Lyon), est une école supérieure de commerce et de gestion française créée en 1872 à Lyon, privée et reconnue par l'État en 1889. Depuis 2007, l'école s'implante sur d'autres campus en France et à l'étranger, notamment à Paris, Shanghai et Casablanca.
En , l'EM Lyon entame un processus de privatisation dans le but de répondre à la baisse des dotations des CCI en devenant une société anonyme. Le groupe EM Lyon est une filiale de Early Makers Group SA dont le capital est ouvert aux anciens élèves, aux salariés du groupe ainsi qu'aux fonds d'investissement Bpifrance et à Galileo Global Education. La gestion du groupe reste cependant pilotée en partie par la CCI Lyon Métropole.
Au premier plan, l’établissement dispense un enseignement généraliste en management, gestion, finance, entrepreneuriat, ainsi qu'en sciences économiques et sociales.
Reconnue pour son excellence, l'EM Lyon est régulièrement citée comme l'une des meilleures écoles de commerce en France et dans le monde pour ses diplômes d'établissements de Master en Management et de MBA, dans des revues grand public comme le Financial Times, The Economist, Le Figaro et Challenges. En France, elle côtoie dans les classements HEC, l'ESSEC, l'ESCP, et l'EDHEC, l'EM Lyon y étant généralement placée de la 4e à la 5e place selon les publications.
Histoire Genèse alt=École Supérieure de Commerce de Lyon - Portail d'entrée|vignette|redresse|gauche|École supérieure de commerce de Lyon - Portail d'entrée. L'École supérieure de commerce de Lyon est fondée avec l’appui de la Chambre de commerce de Lyon et ouvre le Annonce légale publiée dans le Journal de Lyon d'octobre 1872 Extrait tronqué consultable : http://www.em-lyon.com/fr/content/download/7015/161673/version/2/file/Rapport%20Annuel%20F.pdf.. Elle est la reproduction de l’École supérieure de commerce de Mulhouse, créée en 1866, par l’ancienne direction de cette dernière qui fuit Mulhouse en 1872 à la suite du traité de Francfort et de l'annexion allemande de l'Alsace-Lorraine.. Les locaux de l'école sont, dès l'inauguration, installés dans l'hôtel de Villeroy, ateliers de la Monnaie, au 34 rue de la Charité, sur la Presqu'île de Lyon où elle restera un siècle durant.
L’école vise, en 1872, à former des employés de commerce avant que les écoles primaires supérieures (EPS) et les écoles primaires de commerce et d’industrie (EPCI) ne récupèrent cette prérogative. L’École supérieure de commerce rehausse alors ses formations à destination des cadres de commerce. L’enseignement est de deux ans mais un cours préparatoire d’une durée d’un an est annexé à l’école pour les élèves qui ne seraient pas assez instruits pour entrer dans la division de première année.
alt=Lyon - École Supérieure de Commerce|vignette|redresse|gauche|École supérieure de commerce de Lyon. L'admission se fait tout d'abord par concours. Bien qu'ouvert à tous, ce dernier sélectionne avant tout des candidats faisant preuve d'une culture générale élargie. Les titulaires d'un baccalauréat et ceux passés par une EPS bénéficient ainsi d'une majoration. Parallèlement, les diplômés de la première classe commerciale de l'école La Martinière, principal établissement technique de la ville avant la création de l'École centrale de Lyon, peuvent jouir d'une passerelle. L’âge minimum pour se présenter au concours d’entrée est initialement fixé à révolu mais est revu graduellement jusqu’à atteindre avant la Première Guerre mondiale.
Au cours de ses cent premières années d'existence, l'EM Lyon occupe l'hôtel Villeroy, ancien atelier monétaire de la ville de Lyon situé au 34, rue de la Charité, sur la Presqu'île. Les anciens locaux de l'école dans l'hôtel de Villeroy témoignent encore aujourd'hui des liens passés entre l'établissement et la soierie lyonnaise et abritent aujourd'hui le musée des Tissus et des Arts décoratifs.
Liens avec la soierie lyonnaise alt=Métier à tisser |vignette|gauche|Métier à tisser. En 1876, l'école est rebaptisée École supérieure de commerce et de tissage de Lyon. Elle est en effet la seule, à une époque où Lyon s’impose comme « capitale de la soie », à proposer des cours commerciaux et industriels afin d’enseigner aux apprentis patrons la théorie et la pratique de la soierie... Trois grands ateliers sont alors construits au sein de l'école qui produit, à partir des matières premières qu'elle achète, toutes les sortes d'étoffes qu'on trouvait dans la région lyonnaise.
Période coloniale alt=Lyon - École de Commerce - Cour intérieure|vignette|gauche|École supérieure de commerce de Lyon - Cour intérieure. Le , l’école crée une section d’enseignement coloniale spécialisée sur l'Indochine française et l'Asie, où les capitaux lyonnais, au travers de la soierie, sont fortement engagés.
Cette décision stratégique voulue par le président de l’école, Louis Isaac, père d'Auguste Isaac, fait suite au rapport d'Ulysse Pila, ambassadeur de Lyon en mer de Chine, qui proposait l’abrogation du privilège accordé à l’École coloniale de Paris et la mise en place d’un concours libre et spécialisé par colonie pour la formation des fonctionnaires coloniaux. Ainsi, les universités publiques échouant à s’entendre pour mettre en place la proposition Pila, l’École supérieure de commerce et de tissage profite d’un quasi-monopole en matière de cours coloniaux. La durée de ces derniers, voulus intensifs, est fixée à .
alt=Lyon - École de Commerce et Rue de la Charité|vignette|École supérieure de commerce de Lyon et rue de la Charité. En 1899, l’ouverture de l’École coloniale de Lyon tente de casser ce monopole en copiant sans succès les cours de l’École supérieure de commerce et de tissage. Face à cet échec, Louis Pradel, proche d’Ulysse Pila, décide de laisser l’école de commerce absorber l’École coloniale en 1924. L’ensemble de la structure de cette dernière est alors déménagé dans les locaux de l'École supérieure de Commerce et de tissage à l’Hôtel Villeroy. Le musée colonial est ainsi installé sur tout le premier étage du pavillon central, auquel on accède par un monumental escalier de l’architecte Soufïlot. Il regroupe par thème les importantes collections envoyées par les administrations ou entreprises coloniales, mais aussi les surplus de l’exposition coloniale de Marseille de 1906 et, surtout, de la Foire-exposition de Lyon de 1914.. Alors qu’il était jusqu'à cette date fermé au grand public, le musée colonial est inauguré le par le ministre des Colonies, Édouard Daladier.
alt=École Supérieure de Commerce de Lyon - Façade sur cour|vignette|gauche|École supérieure de commerce de Lyon - Façade sur cour. En 1926, l'école comprend trois sections : la section du commerce général et de la banque, préparant à la direction des affaires, au service commercial des industries, mines et chemins de fer, à la Banque de France, au Crédit foncier et à l'administration des douanes ; la section du commerce colonial, destinée aux carrières coloniales dans le commerce, la banque et l'administration ; la section de la soierie, préparant à la direction des usines mécaniques, à la fabrication et au commerce des étoffes de soie, de coton ou de lin.
L'école reprend toutefois son nom d'École supérieure de commerce de Lyon en 1934. et cesse ses enseignements coloniaux en 1947.
1972 - années 1990 L'établissement amorce un développement notable à partir des années 1970, avec le déménagement de son campus à Écully en 1972, à l'occasion du centenaire de l'école, et son changement de nom en 1979, devenant l'École supérieure de commerce de Lyon (ESC Lyon). Il quitte ainsi le réseau public des écoles supérieures de commerce et d'administration des entreprises (ESCAE) auquel il était jusqu'alors affilié..
Le premier accord de double-diplôme est ainsi signé en 1978 et le Centre des entrepreneurs voit le jour en 1984. L'Incubateur EM Lyon Business School est à la première place du palmarès français des incubateurs dans les écoles de commerce, que ce soit pour le nombre d'étudiants incubés, le nombre de créations d'entreprises à la sortie ou le taux de survie..
Années 1990 - 2010 En 2007, l'EM Lyon Business School inaugure son premier campus à l’international, dans la ville de Shanghai.
2011 - 2013 Après l'échec de l'EM Lyon à former un regroupement de trois écoles de commerce financées par des CCI., cette période est marquée par une très forte instabilité à la tête de l'établissement lyonnais. Patrick Molle, directeur depuis 1996, est brutalement démis de ses fonctions en 2011 en raison de différends stratégiques et à la suite de la révélation de son investissement dans le projet d'établissement tiers France Business School (FBS)..
L'école subit un recul progressif, voire une de l'établissement dans les classements internationaux des écoles de commerce.... En 2010, le rapport de l'EM Lyon réalisé par l'AERES (Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur), met en exergue plusieurs points faibles dans la gestion de cette école qui seraient responsables en partie de cette baisse dans les classements..
2014 - 2017 En 2014, le nouveau directeur Bernard Belletante, ancien directeur de KEDGE Business School ayant mené la fusion entre Euromed Management et Bordeaux école de management., orchestre l'ouverture du troisième campus de l'école à Saint-Étienne en 2014, en rachetant l'ESC Saint-Étienne afin d'y enseigner son nouveau Bachelor of Business AdministrationÀ Saint-Étienne, EM Lyon inaugure un campus dernier cri.
En 2015, l'école lance son plan stratégique Nouveaux Territoires 2020 qui donne la priorité à l'international et l'innovation technologique. L'EM Lyon Business School devient en la première et seule école de commerce à signer un partenariat global avec IBM... Intitulé « Smarter Business School », ce plan prévoit une personnalisation de l'enseignement délivré à travers les différents campus d'EM Lyon grâce à la numérisation des outils pédagogiques et la construction d'un nouvel environnement d'apprentissage...
L'école se dote notamment d'une librairie numérique, le Learning Hub, ainsi que d'un fab lab en partenariat avec l'École centrale de Lyon.
Toujours dans le cadre de ce plan, l'EM Lyon Business School installe en 2015 deux campus supplémentaires reprenant ces installations modernes : l'un au cœur de Paris et l'autre à Casablanca.. Une école de management eurasienne est parallèlement créée en 2016 à Shanghai en partenariat avec l'East China Normal University (ECNU)Coopération entre l’ECNU et l’EM Lyon.
Le , l'EM Lyon Business School annonce une alliance avec Grenoble École de management.. Ce rapprochement se veut motivé par la volonté d'assurer leur futur dans un contexte de compétition mondiale, de besoins de recherche croissants et de baisse des subventions des CCIletudiant.fr du , L'emlyon business school et Grenoble École de management se fiancent... Il dote les deux institutions d'un budget cumulé de d'euros hors investissements et de permanents constituant par addition le premier corps professoral dans les sciences de gestion en termes de publications annuelles. Cette alliance fait état de “la mise en commun de moyens et la création de valeurs”. dans les domaines de l’innovation et de l’entrepreneuriat, mais sans projet de fusion, ni gouvernance ou budgets communs. L’alliance restera finalement sans suite. Quelques jours après cette annonce, les deux établissements se refusent à parler de “fusion”., et le rapprochement des deux écoles, qui suscitait des interrogations au sein de leurs communautés d’étudiants, ne verra finalement pas le jour.