vignette|droite|redresse=1|Couesnophone.

Le couesnophone, également surnommé queenophone ou Goofus, est un instrument à vent à anches libre qui a connu une brève popularité auprès de certains des premiers musiciens de jazz comme le multi-instrumentiste américain Adrian Rollini.

Description Pat Missin décrit l'instrument comme suit : .

Pour Jack Ashby, le Goofus peut être décrit Jack Ashby, cité par Timme Rosenkrantz, Harlem Jazz Adventures: A European Baron's Memoir, 1934-1969, Scarecrow Press, 2012, , une description qui se rapproche de celle qu'en donne Michael Zirpolo : Michael Zirpolo, Get Rhythm in Your Feet... A Profile of Vince Giordano and the Nighthawks, IAJRC Journal, juin 2012 ..

Pour le Penguin Jazz Guide, le Goofus est une variante de mélodica Brian Morton et Richard Cook , The Penguin Jazz Guide: The History of the Music in the 1000 Best Albums, Penguin Books, 2010..

On lira également plus bas la description qu'en donne le saxophoniste de jazz Arthur Rollini, frère du grand promoteur de l'instrument Adrian Rollini.

Historique Établissements Couesnon L'instrument est inventé par les Établissements Couesnon, une manufacture française d'instruments de musique produisant des instruments à vent et des percussions fondée en 1827 à Château-Thierry par Auguste Guichard.

Son beau-fils Amédée Couesnon rebaptise la société Couesnon et Cie. La société connaît une croissance importante et déclare en 1890 être le plus important fabricant mondial d'instruments de musique Ate van Delden, Adrian Rollini: The Life and Music of a Jazz Rambler, University Press of Mississipi, 2020, .. En 1911, Couesnon avait un millier d'employés.

En 1924, le fabricant français d'instruments à vent en cuivre et en bois obtient le brevet n° 569294 pour cet instrument décrit dans le brevet comme un « saxophone jouet ».

L'instrument est commercialisé sous le nom de couesnophone, du nom de la société Couesnon et Cie.

Le couesnophone dans le jazz Le couesnophone a connu une brève popularité auprès de certains des premiers musiciens de jazz comme le saxophoniste, pianiste et vibraphoniste de jazz américain Adrian Rollini.

Dans son autobiographie Thirty Years with the Big Bands parue en 1987, Arthur Rollini raconte au sujet de son frère Adrian Rollini que, vers 1925, Arthur Rollini, Thirty Years with the Big Bands, autobiographie d'Arthur Rollini, University of Illinois Press, 1987, ., une sorte de flûte droite à six trous d'une longueur de dont la gamme musicale était plus limitée que celle du « Goofus », un défi qu'Adrian Rollini releva facilement Ate van Delden, ..

L'invention du « Goofus » est parfois attribuée à Adrian Rollini mais l'instrument a en fait été inventé par la firme française Couesnon & Cie Ean Wood, Born to swing, Sanctuary, 1996, ..

Comme les Américains trouvaient le nom de l'instrument trop difficile à prononcer, Adrian Rollini l'a surnommé « Goofus », et de là vient également le nom d'un ses groupes de jazz, les Goofus Five.

Le nom du couesnophone a également été anglicisé en « queenophone ».

Lorsqu'Adrian Rollini est allé travailler à Londres avec l'orchestre de Fred Elizalde, il a emmené avec lui son Goofus et son « Hot Fountain Pen ». Dans la revue musicale britannique Melody Maker de 1928-1930, on a pu voir des publicités de la compagnie d'instruments Keith Prowse & Co avec la photo d'un « Hot Fountain Pen ».

Notes et références

Catégorie:Instrument à clavier Catégorie:Instrument à anche libre