Le d'artillerie () est une unité d'artillerie française, formée en 1871 à Tarbes, avec les débris du régiment d'artillerie monté de la Garde impériale du second Empire. Il combat lors de la Première Guerre mondiale sous le nom de d'artillerie de campagne. Dissous en 1929, il est recréé au début de la Seconde Guerre mondiale et disparait dans la bataille de France en .

Création et différentes dénominations

: formation du () 1883 : devient le () : devient Régiment de marche 23/221 par fusion avec le groupe du 221 régiment d'artillerie de campagneTome II, page 202 à 203, Historiques de l'artillerie française, colonels Henri Kauffer et Georges Van den Bogaert, 1989 : renommé 1924 : renommé d'artillerie divisionnaire () 1929 : dissous 1939: formation du régiment d'artillerie mobile de forteresse () 1940 : dissous après sa capture

Chefs de corps

: Jules Jean Pierre de Vassoigne Jules Jean Pierre de VassoigneFrère de Élie de Vassoigne : Marcel Félix Auguste de Narp 1877 : colonel Rey 1881 : colonel d'Elloy 1887 : colonel Marsillon 1892 : colonel de Job 1894 : colonel Raymond 1896 : colonel Orbion ... 1914 : colonel DelmotteNommé au commandement de la brigade 1914 : lieutenant-colonel Malet 1916 : colonel Malet 1917 : chef d'escadron Mesnil 1917 : lieutenant-colonel Mesnil ....

Historique des garnisons, combats et batailles 1829-1870

1871-1914 vignette|Un commandant du vers 1900.

Le est formé par décret du et organisé à Tarbes avec les débris de l'état-major et des batteries du régiment d'artillerie monté de la Garde impériale qui avaient échappé aux désastres de l'armée du Rhin lors de la guerre franco-prussienne de 1870. À ce titre, le est le continuateur de l'artillerie à pied de la Garde impériale du Premier Empire créée en 1808.

Conformément au décret du le régiment reçoit 1 batterie à piedbatteries à pied : tout le monde est à pied du , 1 batterie montéebatteries montées : conducteurs à cheval et servants à pied. du et 2 batteries à chevalbatteries à cheval : tout le monde est à cheval du . Après cette réorganisation, le régiment est envoyé de Tarbes à Toulouse.

En 1873, il fait partie de la , reçoit 1 batterie à pied du , 1 batterie montée du et 2 batteries à cheval du .

En 1881, une partie du régiment participe à la campagne de Tunisie.

De 1885 à 1887, il est engagé au Tonkin et participe au combat de Than-MaiHistoriques des corps de troupe de l'armée française (1569-1900).

Première Guerre mondiale En casernement à Toulouse

Affectation (en temps de paix), artillerie de la (guerre).

Composition : 3 groupes de 9 batteries de 75 (36 canons).

1914 Le régiment quitte Toulouse à partir du pour rejoindre la d'infanterie dont il constitue l'artillerie divisionnaire.

1915 1916 1917 1918

Il est cité à l'ordre de l'armée pour son comportement pendant la guerre.

« Excellent régiment qui, dès le début de la guerre, en Champagne, s'est distingué par son beau moral, son sens de la liaison et la générosité de son appui auprès de l'infanterie. S'est donné tout entier pendant trois mois de bataille à Verdun, en 1916, tirant jour et nuit malgré les pertes et les fatigues. Après les belles journées du Cornillet et du Mont-Blond, la défense du Kemmel lui permit de montrer à nouveau la même énergie allant jusqu'au sacrifice de ses meilleurs observateurs et de tout un groupe pour arrêter la ruée ennemie devant son infanterie.. Obéissant à l'impulsion énergique de son chef, le lieutenant-colonel Mesnil, vient de montrer par une âpre poursuite de deux mois, dans les pas de son infanterie, que l'abnégation pratiquée pendant de longs mois de défensive, ne lui a rien enlevé de sa valeur militaire et de son esprit d'entreprise. »

Entre-deux-guerres Dans l'entre-deux-guerres, il est en garnison à Toulouse et Agen. Il est dissous en .

Seconde Guerre mondiale

À la mobilisation, le , il est créé sous le nom régiment d'artillerie mobile de forteresse à partir d'un noyau du d'artillerie de région fortifiée. Il compte trois groupes tractés, armés avec vingt-quatre canons de 1897/1933 et douze C 1917 Schneider . Il constitue avec le d'artillerie de position l'artillerie du secteur fortifié de Boulay de la ligne Maginot.

Les unités de la ligne Maginot se replient en juin après la rupture de la ligne Weygand au Nord de la France. Le participe à la défense de la Meurthe jusqu'au et est capturé à Leménil-Mitry le 20.

Drapeau Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , : Wagram 1809 La Moskova 1812 Sébastopol 1854-1855 Extrême-Orient 1884-1885 Verdun 1916 Picardie 1918

Personnalités ayant servi au Édouard Laffon de Ladebat (1849-1925), futur chef d'état-major général de l'armée française, est lieutenant-en-premier au régiment de 1873 à 1875 Mardochée Valabrègue (1852-1934), futur chef de cabinet du ministre de la Guerre, sert au régiment en 1878 André-Louis Cholesky (1875-1918), polytechnicien, topographe et mathématicien, commande une batterie du régiment en 1914 André Maux (1886-1915), médecin militaire et poète, y fait son service militaire de 1906 à 1907. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale. Émile Ginas (1892-1975), Compagnon de la Libération, rejoint le régiment en 1910 comme engagé volontaire Gustave Alric (1894-1967)

Sources et bibliographie , . Louis Susane : Histoire de l'artillerie Française Historiques des corps de troupe de l'armée française (1569-1900)

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Articles connexes Liste de régiments français Régiments d'artillerie français

Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1871 Catégorie:Unité militaire française de la Première Guerre mondiale Catégorie:Unité militaire française de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Unité militaire décorée de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Unité d'artillerie française dissoute Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1940