Le d'artillerie de montagne () est une unité de l'armée française ayant participé à la guerre du Rif et à la bataille de France. Il est l'héritier du régiment d'artillerie de montagne qui a participé à la conquête du Maroc en 1912-1913 et à la Première Guerre mondiale.
Historique du RAM vignette|gauche|Défilé du groupe du à Colmar le .
Le régiment d'artillerie de montagne est créé le par regroupement des à batteries alpines du régiment d'artillerie à Nice et les et batteries du régiment d'artillerie de Bastia.
Les batteries 2 et 6 du RAM partent pour le Maroc respectivement le et le . Le , ces deux batteries sont rattachées au groupe d'artillerie de campagne d'AfriqueFutur régiment d'artillerie d'Afrique et remplacées par deux nouvelles batteries. vignette|Un artilleur du régiment en 1915. À la mobilisation de 1914, le régiment est divisé dès le et les différentes composantes (groupes, batteries ou sections) sont utilisées indépendamment, affectées selon les besoins tactiques locaux.
En , la batterie rejoint l'Algérie où quelques dissidents se manifestent puis rejoint Nice en .
Après l'armistice du 11 novembre 1918, les à groupes rentrent en Alsace. Le rejoint en 1919 la région de Mayence et le la Hesse.
Le et le groupes participent en 1919 à l' (Tiraspol et Odessa) face aux Bolcheviks.
En , quatre des batteries (numérotées 1, 2, 26 et 30) rejoignent Beyrouth pour aller combattre les Turcs (Campagne de Cilicie), mais également participer aux opérations qui chassent de Syrie le roi Fayçal Ier. Le , elles sont rattachées aux , et régiments d'artillerie.
Le régiment est administrativement dissout le puis recréé le .
Historique du RAM vignette|gauche|Artilleurs du RAM en 1936 avec un canon de 65 mm de montagne modèle 1906. Le d'artillerie de montagne est créé le à Nice par changement de nom du d'artillerie de montagne. En 1925, il envoie deux batteries équipées de 65 mm de montagne au Maroc pour participer à la guerre du Rif. Elles restent 6 mois au Maroc.
vignette|À Nice, en février 1935, le général Estienne (en chapeau à gauche) remet la garde du monument aux artilleurs de montagne au colonel Bertin-Boussu (en béret à droite), commandant le . Après cette campagne, l'ensemble de l'unité est rééquipé de . Entre 1929 et 1935, plusieurs dizaines d'Algériens viennent servir au régiment comme auxiliaires (cuisines, ravitaillement, corvées, conduite et soins des mulets). Le est rattaché en 1934 à la d'infanterie alpine. En 1936, le régiment appartient à la division d'infanterie.
À la mobilisation de 1939, son groupe lourd permet de créer le d'artillerie lourde divisionnaire. Ces deux régiments sont rattachés à la d'infanterie alpine. Le , il fait partie de la réserve de quartier général avec sa division. Fin mai, il est déployé sur la Somme au nord de Roye pour tenir la ligne Weygand. Il combat le pour contrer l'attaque de la 4. Panzer Division. Entre le 5 et le 6, le régiment tire 36 heures d'affilée pour soutenir l'infanterie. Le soir du , il doit se replier.
Du 9 au , il est au nord de la région parisienne notamment dans la forêt de Senlis. Le , les restes de l'unité de se replie (le 1/94RAM est le seul relativement intact). Ils traversent de justesse la Loire à Jargeau. Il est démobilisé en Dordogne.
Le régiment est brièvement recréé dans l'armée d'armistice. Créé le sous le nom de d'artillerie tractée tout-terrain et montagne, il est dissous le .
Étendard vignette|Dessin du revers de l'étendard du régiment, avec ses inscriptions. L'étendard du porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , 9 novembre 2007 : Maroc 1912-1913 Vosges 1914-1918 Verdun 1916 Doiran 1918
Notes
Références
Bibliographie
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Catégorie:Unité de montagne française dissoute Catégorie:Unité d'artillerie française dissoute Catégorie:Unité militaire française ayant participé à la bataille de Verdun