Raoul Sabatier, né le à Caluire-et-Cuire et mort le à Paris, est un journaliste français.
Biographie
Vie et carrière
Né au de la route de Strasbourg à Caluire-et-Cuire le , Henri-Raoul Sabatier est le fils de Clotilde-Anna Favre et d'Albert-Léon Sabatier, négociantArchives départementales du Rhône, état civil de Caluire-et-Cuire, registre des naissances de 1880, acte (vue 29 sur 50)..
En , Raoul Sabatier, alors élève de Philosophie, signe avec plusieurs de ses condisciples une pétition en faveur du colonel PicquartL'Aurore, 28 novembre 1898, .. Il est licencié en Lettres avant 1903, date à laquelle il prononce des conférences organisées par l'Union des étudiants républicainsLa Fronde, 3 février 1903, . de Maurice Juncker et par la Jeunesse laïque et républicaineLa Fronde, 5 août 1903, ..
Sabatier entre 1903 au Journal, où il reste pendant toute sa carrière. Il rédige d'abord des reportages, couvrant notamment la Guerre des Balkans en 1912La Liberté, 3 mai 1925, ., ainsi que des chroniques judiciaires, avant de s'occuper des actualités parlementaires puis de devenir, avant 1933, le chef du service politique de ce quotidienLe Journal, 27 octobre 1933, .. Il est élu vice-président de l'Association de la presse parlementaire dans les années 1920La Lanterne, 4 mars 1928, ..
Officier d'académie depuis 1907 puis officier de l'Instruction publique depuis 1912, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1927 puis élevé au rang d'officier de ce même ordre en 1933Journal officiel de la République française, 27 octobre 1933, .. Il était également titulaire de la croix de guerreArchives de Paris, état civil du 18 arrondissement, registre des décès de 1939, acte (vue 22 sur 31)..
En 1910, Sabatier a épousé Alice-Jeanne Dreyfus (1885-19..), sage-femmeArchives de Paris, état civil du 18 arrondissement, registre des mariages de 1910, acte (vue 29 sur 31)..
Vers 1937, la maladie contraint Sabatier à cesser sa collaboration au Journal. Il meurt le en son domicile du de la rue Ramey. Il est inhumé à Nesles-la-ValléeLe Journal, 14 décembre 1939, ..
Parcours électoral vignette|Affiche de Poulbot pour la campagne électorale de Sabatier (1914). Lors des élections législatives de 1914, Sabatier se présente dans la circonscription du 18 arrondissement, correspondant à son quartier de Clignancourt, où 20 autres candidats briguent le siège de député occupé depuis 1893 par le socialiste Gustave RouanetLa Lanterne, 24 avril 1914, .. « Candidat républicain socialiste », mais sans investiture du Parti républicain-socialiste, Sabatier se prononce pour la représentation proportionnelle, pour la loi des trois ans, ce qui le classe plus à droite qu'à gauche, et pour l'impôt sur le revenuLe Rappel, 4 avril 1914, .. Dépourvu du soutien d'un parti, Sabatier fait campagne avec des moyens limités mais parvient à se distinguer grâce à ses affiches originales, illustrées par son ami PoulbotLa Liberté, 21 avril 1914, .Excelsior, 21 avril 1914, ..
Avec 536 voix (soit 2,7 % des votants), Sabatier arrive en septième position à l'issue du premier tour de scrutin, derrière le républicain socialiste Jacques Prolo (4,7 %), le catholique Léopold Lavissière (4,9 %), l'inclassable docteur Désormeaux (8 %), le républicain de gauche Robert Montillot (13,6 %), l'ancien député nationaliste Charles Bernard (22,7 %) et le sortant socialiste Rouanet (38,2 %)Le Réveil économique, 29 avril 1914, .. Sabatier se désiste et, à l'instar de Montillot et LavissièreLa Lanterne, 11 mai 1914, ., fait campagne pour Charles BernardLe Figaro, 9 mai 1914, ., qui est élu au second tour.
vignette|Sabatier et ses concurrents lors de l'élection municipale de 1925, le socialiste Jean Varenne et la communiste Lucienne Marrane.
En 1925, Sabatier se présente aux élections municipales dans le quartier des Grandes-Carrières, dont le conseiller municipal sortant est le socialiste Jean Varenne. « Candidat républicain d'union nationale »Le Journal, 25 avril 1925, ., il est soutenu par les partis et ligues de droite (Fédération républicaine, Jeunesses patriotes, Ligue républicaine nationale)La Liberté, 8 avril 1925, .. En marge d'une de ses réunions publiques, des militants du Parti communiste ouvrent le feu sur ses partisans, faisant quatre morts dans les rangs des Jeunesses patriotes et de la Ligue des patriotes. Cet « attentat de la rue Damrémont » a un retentissement national.
Sabatier est finalement battu dès le premier tour, avec (soit 32 % des suffrages exprimés), contre (54,3 %) à VarenneLe Figaro, 4 mai 1925, ..
Ce dernier meurt moins de deux ans plus tard, ce qui provoque une élection municipale partielle le , à laquelle se présentent Raoul Sabatier, le socialiste Georges Thomas et le communiste Jacques Sadoul. Arrivé en tête au premier tour (avec , soit 39,9 % des suffrages exprimés)Le Journal, 13 juin 1927, ., Sabatier est battu au second par Thomas, qui a bénéficié du désistement de SadoulLe Journal, 20 juin 1927, ..
En vue des élections législatives de 1928, Sabatier envisage de se présenter comme radical unioniste dans la circonscription de Rochefort-sur-Mer. Afin de ne pas diviser les voix des opposants au cartel des gauches, il retire bientôt sa candidature au profit de celle de René Bethmont, maire (AD) de Puy-du-LacLe Temps, 7 mars 1928, .. Bethmont est cependant battu au second tour par le député socialiste sortant, Édouard PouzetLe Temps, 1 mai 1928, ..
Notes et références
Catégorie:Naissance en juillet 1880 Catégorie:Naissance à Caluire-et-Cuire Catégorie:Journaliste français du XXe siècle Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Officier de la Légion d'honneur promu en 1933 Catégorie:Officier de l'Instruction publique Catégorie:Officier d'Académie Catégorie:Décès en décembre 1939 Catégorie:Décès dans le 18e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 59 ans