Eugénie du Colombier (de son vrai nom Eugénie Chosson du Colombier) (1806-1888), épouse Pasquier de Franclieu, est une artiste peintre française.
Biographie Issue d'une famille de l'aristocratie parlementaire dauphinoise du côté de son père, fille de César Chosson du Colombier et d'Aimée de Corbeau, Marie Eugénie du Colombier naît le à Saint-Hilaire-du-RosierArchives départementales de l'Isère Acte de naissance dressé à St Hilaire-du-Rosier le 26/09/1806, vue 253Voir aussi son acte de décès qui confirme les informations de naissance ci-dessus référencées.
En 1834, elle se marie avec Anselme Pasquier de Franclieu, et en 1842, elle s'installe à Saint-Geoire-en-Valdaine avec son époux. Deux ans plus tard, Eugénie Chosson du Colombier reçoit le legs des terres et du domaine de Longpra.
Élève à Grenoble du peintre Benjamin Rolland (1777-1855) pendant une dizaine d'années, puis en Suisse de Joseph HornungGrenoble et ses artistes au , musée de Grenoble, 2020. (1792-1870), l'artiste excelle dans le rendu du drapé, dans le portrait et dans les sujets religieux. Elle réalise des nombreux portraits des membres de sa famille et de son cercle amical, conservés par les descendants« Découvrir Longpra. Histoire », sur longpra.com, consulté le 8 juin 2020.. Cependant, sa position sociale ne lui permet pas d'envisager une carrière artistique. Des tableaux sont conservés au château de LongpraGuide de l'Isère. Échappée belle 2006. Pays voironnais, CDT Isère, ..
Célèbre à son époque, l'artiste est considérée comme l'une des meilleures peintres dauphinoises du Reflets, juin 2019, ..
Elle meurt le à Saint-Geoire-en-ValdaineArchives départementales de l'Isère Acte de décès dressé à St-Geoire le 11/02/1888, vue 281.
Elle était l'arrière-arrière-grand-mère de la journaliste Béatrice Pasquier de Franclieu.
Œuvre De son œuvre, dispersée, restent quelques paysages, des carnets de dessins et des portraits. Des poteries sont exposées en 2002 au prieuré de Chirens sous son nom mais on sait maintenant qu'elles ont été exécutées par sa fille. En 2003, elle figure parmi les artistes féminines mises en valeur dans l'exposition temporaire Femmes peintres en Dauphiné au musée Mainssieux.
En 1833, elle peint le portrait de son maître Benjamin Rolland, alors à l'apogée de sa carrière (musée de Grenoble).. Ce musée conserve aussi quelques autres tableaux de sa main, comme La Malaria, réalisé d'après une œuvre d'Ernest Hébert, ou encore le Portrait de Charles Planelli de Lavalette, huile sur toile de 1832Musée de Grenoble, notice MG 2001-56-R..
Collections publiques
musée de Grenoble.
Notes et références
Annexes
Bibliographie Valérie Huss, Eugénie du Colombier (1806-1888), baronne de Franclieu, une femme peintre dans la noblesse provinciale, in . . . « Eugénie Chosson du Colombier », Reflets, journal municipal de Saint-Hilaire-du-Rosier, , , , (en ligne). . Céramiques d'artistes du Dauphiné aux , Chirens, Association des amis du prieuré de Chirens, 2002 (notice en ligne).
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