La ligne à grande vitesse Marrakech - Agadir, communément abbréviée LGV Marrakech - Agadir, est un projet de ligne à grande vitesse visant à relier Marrakech et Agadir au Maroc.

Contexte du projet Depuis l'inauguration de la ligne reliant Casablanca à Marrakech le , Marrakech est demeurée le point le plus méridional du réseau ferroviaire marocain. De fait, Agadir, dont l'agglomération dépassait lors du recensement de le million d'habitants, et avec elle tout le sud marocain demeurent hors de portée du train. S'il est vrai que l'autoroute Marrakech - Agadir en a contribué à désenclaver Agadir, la situation est régulièrement dénoncée comme une anomalie. De surcroît, Marrakech et Agadir se sont imposées depuis le début des années 2000 comme les deux capitales touristiques du pays, rendant l'absence de liaison ferroviaire entre les deux villes préjudiciable du point de vue économique.

Historique

Entre la fin de l'année et le début de l'année , Karim Ghellab, alors ministre des transports de l'équipement du gouvernement Driss Jettou, annonce le projet de train à grande vitesse. Le maillon prioritaire du réseau annoncé est la LGV Tanger - Kénitra, inaugurée en , le tronçon Marrakech - Agadir étant présenté comme une étape ultérieure. L'itinéraire annoncé se démarque de celui de l'autoroute, alors également en projet, en choisissant de desservir Essaouira, ville de second rang comptant habitants mais importante du point de vue touristique.

En , le roi Mohammed VI réaffirme, à l'occasion du discours commémoratif de la Marche verte, son attachement à l'idée de relier le sud du Maroc au réseau ferroviaire dans les termes suivants : . En , le souverain réitère l'importance stratégique de la ligne Marrakech - Agadir en invitant le gouvernement . En outre, des sources officielles indiquent que celle-ci fait l'objet d'une étude de faisabilité en cours de finalisation. Aux mois de novembre et , des sources bien informées font état d'une intense guerre d'influence en coulisses entre la France, dont les entreprises avaient décroché l'essentiel des contrats de la LGV Tanger - Kénitra, et la Chine qui cherche à positionner la China Railway Construction, avec à la clé des tarifs compétitifs et un contrat de concession basé sur un partenariat public-privé.

Le , le bulletin officiel publie un décret ministériel autorisant l’expropriation au nom de l’utilité publique de lots de terrains situés sur la commune d’Agadir, pour y construire la future gare ferroviaire du train à grande vitesse. Ce terrain, situé dans le quartier de Hay Mohammadi, au nord-est de la ville, occupe une surface d'environ quatre hectares.

Dans le cadre d'une question orale posée à la Chambre des représentants, le ministre du transport Abdelkader Amara annonce en que la ligne doit mobiliser cinquante milliards de dirhams d'ici 2040..

En , un consortium formé autour de Korea Rail Network Authority remporte le contrat de conception de la ligne auprès de l'ONCF. Le montant est de dix milliards de wons, soit environ pour une distance de ..

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Transport ferroviaire au Maroc LGV Tanger - Kénitra

Marrakech - Agadir Marrakech - Agadir LGV