Chota Abachidzé (შოთა აბაშიძე en géorgien)La transcription en langue française des patronymes géorgiens a été stable jusqu’à la fin du : les règles constituées par l’intermédiation de la langue russe, confirmées par la Légation de la République démocratique de Géorgie en France (1921-1933) et proches de la prononciation en langue géorgienne, étaient utilisées sans exception ; elles le sont encore aujourd’hui par le ministère français des Affaires étrangères et par la plupart des universitaires français s’intéressant à la Géorgie. L’usage a progressivement changé avec l’intermédiation de la langue anglaise et la définition d’une translittération latine proche de la transcription anglaise (2002). Ainsi შოთა აბაშიძე donne Chota Abachidzé en transcription française et Shota Abashidze en transcription anglaise (et en translittération latine). est un danseur, enseignant et chorégraphe, né le à Tchiatouraჭიათურა, donne Tchiatoura en transcription française et Chiatura en transcription anglaise (et en translittération latine), en Géorgie, à l'époque dans l'Empire russe, et mort le à Paris dans le XV arrondissement.
Biographie Appelé par l'Armée rouge, il est fait prisonnier par l'Armée allemande sur le front de l’Est en 1942 et déplacé en France.
Libéré de ses obligations militaires, et échappant au retour obligatoire en URSS, il s'intègra à l'émigration politique géorgienne des années 1920 et transmit son savoir concernant les danses traditionnelles géorgiennes, notamment le dimanche matin, dans le studio Vavin . Il produisit des spectacles avec ses élèves lors des manifestations communautaires au Cercle militaire de Paris.
Il travailla avec Serge Lifar et monte le ballet Chota Roustavéli, créé par Yvette Chauviré et Janine Charrat avec les Ballets de Monte-Carlo : René Gruau en fait l'affiche en 1946. Il croisa la route de George Skibine, créant le ballet Le Prisonnier du Caucase, dansé par Marjorie Tallchief et Wladimir Skouratoff avec le ballet du marquis de Cuevas
Il est inhumé au carré géorgien du cimetière de Leuville-sur-Orge.
Hommages Le , Othar Pataridzé, ancien président de l'Association géorgienne en France diffuse une vidéo en hommage à trois Géorgiens émigrés en France, dont Chota Abachidzé, qui avaient formé durant les années 1940 et 1950 la deuxième génération d'origine géorgienne aux danses et chants nationaux..
Le , Simone Tortoriello, sociologue, responsable de la recherche socio-ethnographique de l’association Île du Monde, rend hommage auprès du Ministère de la Culture à deux Géorgiens de Paris, dont Chota Abachidzé, pour leurs rôles dans la transmission des danses nationales durant les années 1940 et 1950 (mémoire intitulé Inventaire du patrimoine culturel immatériel / Les danses géorgiennes en Île-de-France).
Notes et références Notes
Références
Articles connexes Musique traditionnelle géorgienne Émigration géorgienne vers la France
Chota Catégorie:Danseur géorgien Catégorie:Personnalité géorgienne émigrée en France Catégorie:Naissance en mai 1915 Catégorie:Naissance à Tchiatoura Catégorie:Décès en juillet 1995 Catégorie:Décès à 80 ans Catégorie:Décès dans le 15e arrondissement de Paris