, qui se traduit en français par « les vies bleues comptent » (« les vies des policiers comptent »), est un mouvement de contestation né en 2014 aux États-Unis à la suite du meurtre de deux policiers et en opposition au mouvement , dans la foulée des émeutes de Ferguson.

Histoire vignette|Deux drapeaux Thin Blue Line posés sur un café à Boise, dans l'Idaho en 2016. Le point de départ du mouvement est le meurtre, le à Brooklyn, de Rafael Ramos et Wenjian Liu, deux agents du NYPD, par Ismaaiyl Brinsley, un Afro-Américain qui cherchait à venger les morts de deux autres Afro-Américains, Eric Garner et Michael Brown, eux-mêmes tués par des policiers...

Trois policiers du New York City Police Department (NYPD), Joseph Imperatrice, Chris Brinkley et Carlos Delgado, lancent le mouvement en distribuant des bracelets portant cette devise. L'actuel porte-parole national de est le lieutenant à la retraite du département de la police métropolitaine de Las Vegas, Randy Sutton.

Les partisans de , principalement des policiers en service ou retraités, s'indignent régulièrement sur le site de la façon dont l'action de la police est traitée dans les médias, et dénoncent le prétendu laxisme des juges et le racisme des manifestants de gauche.. Le site , qui diffuse chaque jour des articles à plus de 2 millions d’abonnés, est la propriété de l'entreprise de vêtements , qui vend des produits patriotiques, et dont l'identité des propriétaires est masquée par un enregistrement dans le paradis fiscal du Delaware. La nature, commerciale ou politique, du entre et est obscure.

En , plus de cent policiers du LAPD, la police municipale de Los Angeles, prennent part à un rassemblement à Hollywood pour ..

Sous l'influence de , la Louisiane adopte en 2016 une loi qui fait des crimes contre des policiers, des pompiers ou du personnel médical des crimes de haines.. La législation, rédigée par le représentant de l'État, Lance Harris, a été promulguée par le gouverneur John Bel Edwards. La loi fait passer les délits de crimes haineux à une amende supplémentaire de ou cinq ans de prison, tandis que les délits liés aux crimes de haine sont passibles d'une amende supplémentaire de ou de six mois de prison.

Critique droite|vignette|Une pancarte brandie pendant l'une des manifestations et émeutes consécutives à la mort de George Floyd, en mai-juin 2020 aux États-Unis. Le mouvement est critiqué par l'Union américaine pour les libertés civiles (, ACLU) et par d'autres associations en raison de cette volonté de faire inclure le choix de carrière parmi les causes reconnues des crimes de haine, de même que la race, la religion ou l'orientation sexuelle...

Certains critiques de remarquent que son travail ne peut jamais s'appuyer sur une identité profonde commune, ce que l'identité raciale permet.. Une autre source de critique est que les policiers sont généralement respectés et honorés dans les communautés tandis que les Afro-Américains dans les zones urbaines sont soupçonnés d'être des voleurs et des profiteurs..

Certains critiques des lois votées par des États affirment que ces lois sont redondantes car attaquer ou tuer un policier entraînerait déjà une peine plus sévère que d'attaquer un non policier... D'autres, comme le chef de la police de St. Martinville, Calder Hebert, affirment que ces lois feront du refus d’obtempérer un crime de haine, ce qui a suscité des critiques car les crimes de haine sont des crimes contre lesquels les victimes sont ciblées en raison de caractéristiques identitaires telles que la race, l'orientation sexuelle ou le sexe.. Enfin, selon les données du FBI, la violence contre les policiers, ainsi que la criminalité en général, a diminué depuis 2004 sans ces lois, remettant en cause leur nécessité....

Voir également

All Lives Matter Black Lives Matter The Thin Blue Line (emblème) Backlash (sociologie)

Références

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