vignette| Percussionnistes de la compagnie nationale de danse de Guinée, 1962. vignette|Le Kora Jazz Trio en 2011. La musique guinéenne définit la musique produite en Guinée, une nation ouest-africaine, composée de nombreux groupes ethniques. Parmi ses musiciens les plus connus, se trouve Mory Kanté.

Musique nationale En 1958, l'ancienne colonie française de Guinée devient le deuxième pays africain après le Ghana de Kwame Nkrumah à accéder à l'indépendance. Les Français vivant ce camouflet comme une humiliation, emportent tout ce qu'ils peuvent, du matériel médical au câbles électriques, en passant par les moyens de communication. Exsangue, le pays se retrouve confronté à son propre destin. Son premier dirigeant, Sékou Touré, afin de restaurer la fierté nationale et assoir son autorité, remet la culture locale au premier plan, tout en adoptant des moyens de créations modernes. Il dissout tous les orchestres de danse privés et créé un réseau de groupes parrainés par l'État. Touré introduit une politique culturelle appelée « authenticité », par laquelle les musiciens et les artistes sont chargés de « regarder le passé » pour l'inspiration, et d'incorporer les pratiques traditionnelles dans leurs arts. Ce mécénat a permis à la musique guinéenne de vivre un véritable âge d’or dans les années 1960 et 1970.

Le gouvernement forme rapidement le Syli Orchestre National, un orchestre de danse qui comptait certains des meilleurs musiciens du pays.

Liberté est l'hymne national de la Guinée depuis l'indépendance en 1958. Il est arrangé par Fodéba Keïta, basé sur la mélodie Alfa yaya.

Musique traditionnelle Les de la Guinée appartiennent à au moins ethniques (Peuls, Mandinka, Susu...). La musique mandé est dominée par les djelis, des chanteurs-historiens itinérants. Traditionnellement, les instruments populaires incluent le ngoni, un parent éloigné du banjo, et le balafon. Les joueurs de balafon célèbres incluent El Hadj Djeli Sory Kouyaté et, au début de sa carrière, Mory Kanté. La kora, croisement entre une harpe et un luth, est également très répandue. D'autres musiques populaires utilisent le Dunun cylindrique associé au djembé en forme de gobelet.

Comme au Mali, un élan de retour aux racines se produit dans les années 1960 et 1970, avec le soutien de l'État de Sekou Touré, père de l'indépendance guinéenne et premier président de la Guinée. Il introduit une politique culturelle appelée « authenticité », par laquelle les musiciens et les artistes sont chargés de « regarder le passé » pour l'inspiration, et d'incorporer les pratiques traditionnelles dans leurs arts. L'« authenticité » prend fin avec le décès de Sékou Touré en 1984.

Musique populaire Après la Seconde Guerre mondiale, la guitare est importée en Guinée et des joueurs comme Kanté Facelli et son cousin Kanté Manfila développent leur propre style de jeu. À l'époque contemporaine, la guitare joue un rôle très important. Certains des premiers groupes de danse comprennent des groupes populaires comme Keletigui et ses tambourinis, Balla et ses balladins et Kebendo Jazz (également connu sous le nom d'Orchestre de Danse de Guéckédou). Le Bembeya Jazz enrichit encore le musical de la Guinée après sa visite à Cuba en 1965.

Mory Kanté est un chanteur et musicien guinéen internationalement connu. Son titre connait un succès majeur en Guinée et au Mali, tandis que Yéké yéké, single de l'album Mory Kanté à Paris, est un succès européen en 1988. Saïfond Baldé est un jeune chanteur contemporain, qui marie sonorités afro et rythme pastoral. Il sort en 2020 son single Fodari (dont le clip dépasse du vues en ).

Straïker est un jeune rappeur qui marie sonorités traditionnelles telles que la flûte pastorale et le djembé aux instruments du rap comme la batterie. Il est le détenteur de plusieurs records dans le hip-hop guinéen dont et un clip très populaire intitulé Poullosophe...

Le hip-hop guinéen est aussi composé du rap, ragga, RnB contemporain..

Musiciens et groupes notables

Discographie African Pearls vol. 2 : Guinée - Cultural Revolution, compilation de musiques guinéennes post-indépendance Authenticité - Les années Syliphone (2008), Sterns.

Instruments traditionnels

Notes et références

Voir aussi

Ressources

Bibliographie

Duran, Lucy. West Africa's Musical Powerhouse. 2000. Dans Broughton, Simon et Ellingham, Mark avec McConnachie, James, et Duane, Orla (Ed.), World Music, Vol. 1 : Africa, Europe and the Middle East, . Rough Guides Ltd, Penguin Books. .

Clips

Clip audio BBC Radio 3 (60   minutes): Koo Nimo et King Ayisoba, web.archive.org, (consulté le ). Clips audio - musique traditionnelle de Guinée. Bibliothèque nationale de France, web.archive.org, (consulté le ). Clips audio: Musique traditionnelle de Guinée. Musée d'ethnographie de Genève, web.archive.org, (consulté le ).

Articles connexes Kora Balafon Djembé Afro-jazz

Catégorie:Musique guinéenne