La famille de Montrichard est une famille subsistante de la noblesse française, d'extraction féodale, originaire de Franche-Comté. La filiation prouvée et suivie remonte au , par le testament de Gérard de Montrichard en 1285.

Cette famille compte parmi ses membres des gouverneurs de place militaire, un premier gentilhomme du prince d'Orange, maître d'hôtel des comtes de Bourgogne, des gruyers, des prélats, des chevaliers de l'ordre de Saint-Georges, un officier d'aviation pendant la Première Guerre mondiale.

Histoire vignette|redresse=1|Château de Cléron (Doubs), datant du . Origines La famille de Montrichard est originaire de Franche-Comté. La famille prend son nom du château de Montrichard, situé à Nans-sous-Sainte-Anne, dans l'actuel département du Doubs. Le château constituait l'une des nombreuses défenses sur la route du sel de Salins.

Selon Dunod (1740)., en raison de la similitude du blason, « De vair à la croix de gueules », les Montrichard pourraient être issus des Scey, seigneurs de Montrichard au et au début du .

La filiation prouvée débute avec Gérard de Montrichard, chevalier, qui teste en 1285. Il est à l'origine de neuf (Lurion, 1890), voire dix branches (La Chesnaye-Desbois, 1770-1786).

Famille seigneuriale bourguignonne Le chevalier Guillaume, fils du précédent Gérard, est le premier possesseur du château, à la fin du . Son mariage avec Guye ou Guyette d'Andelot, issue d'une branche cadette des Coligny, témoigne de l'importance prise par cette famille.

En 1335, Richard de Montrichard, fils de Guillaume, vend au chevalier Jean (), bâtard de Chalon, enfant illégitime de (1312-1362), la terre de Montrichard.

Dans la deuxième moitié du , la branche aînée possède les seigneuries de Nans, Flammerans et Fertans. Pierre () rachète le le château et la terre de Montrichard. La branche cadette, dite de Nozeroy, garde les châteaux de Sirod, de Saint-Martin et de Frontenay.

Pendant six générations, jusqu'à la conquête française de 1678, les descendants de Claude de Montrichard (), seigneur de Bouverans et Sirod, seront capitaines et gouverneur des villes et châteaux de Nozeroy et auront l'office de grand gruyer, au service des Chalon-Arlay puis des Nassau.

Alexandre-Joseph de Montrichard (), seigneur de Flammerans et de Fertans, chevalier de Saint-Georges (1728), dernier de la branche aînée (voir ci-après « Branche aînée, dite troisième branche »), vend ses seigneuries de Flammerans et de Mercurey, le , à Philippe Suremain (1688-1746), conseiller au Parlement de Bourgogne, commissaire aux Requêtes du Palais. Il vend également la terre d'Amanges, le . En raison de ses dettes, il doit vendre l'ensemble de ses biens et la seigneurie de Fertans est acquise, en 1737, par Claude-François Renouard de Fleury de Sainte-Croix.

Laurent Gabriel (), selon la volonté de son grand-père maternel Ferdinand Fallerans de Visemal, relève les noms et armes des Visemal. Il obtient que sa seigneurie de Frontenay soit érigée en "marquisat de Montrichard" par lettres de janvier 1744. Sans postérité, son frère Pierre-Joseph de Montrichard lui succède. Les enfants de ce dernier donnent naissances à deux branches, dont l'une s'installe en Nivernais. Un rameau de cette dernière reviendra s'installer en Comté.

Implantation en Nivernais En 1789, Gabriel Étienne de Montrichard (1745-1799), qui a reçu le château de Saint-Martin dans le Jura, épouse Gilberte Rapine de Sainte-Marie, d'une vieille famille nivernaise qui lui apporte le château et les terres de château de la Chasseigne près de Nevers. Leur fils, Ferdinand (1790-1866), avec son mariage avec Alexandrine-Louise de La Rochefoucauld-Coussage, reçoit les terres au centre du Nivernais, dont Aubigny, Dienne, Langy, Romenay, Marais et du Colombier près de Nevers.

Armand de Montrichard (1812-1875), fils de Ferdinand, vend le château de Saint-Martin, situé à Voiteur en Franche-Comté, et le château du Colombier pour mieux entretenir le château de la Chasseigne.

Par mariage au début du , le second fils d'Armand, Gabriel de Montrichard (1848-1920), s'établit dans le canton d'Amancey (Doubs) d'où le nom des Montrichard avait totalement disparu au . Il s'établit au château de Cléron, tout proche du berceau familial, en épousant Marie Terrier de Loray.

Période contemporaine La famille est admise à l'Association d'entraide de la Noblesse Française, le ..

Généalogie Tableau généalogique à partir de la notice de Woëlmont (1928).

Premiers degrés

Branche aînée, dite troisième branche (éteinte) Pour cette branche, Woëlmont (1928) passe de Pierre à son petit-fils Jacques, en omettant la notice concernant son fils Étienne, ainsi que les enfants de sa seconde union. Elle est complétée par la filiation de Nicolas Antoine Labbey de Billy (), mentionnée par (²), et corrigée par Mesmay (1962, 2006), mentionnée par (³).

Branche cadette dite de Nozeroy (subsistante)

Rameau aîné

Rameau cadet (Nivernais et Blésois) Le rameau cadet issu de Gabriel-Étienne de Montrichard (), comte de Montrichard (1781), s'établit en Nivernais et en Blésois, dont l'un des descendants reviendra s'installer en Franche-Comté.

Gabriel-Étienne (1755 ), chevalier, comte de Montrichard (1781), ch. de la confrérie de St-Georges (1781). Charles de Montrichard (1774-1820).. Ferdinand de Montrichard (1790-1866), mousquetaires de la garde ordinaire du Roi puis gentilhomme de sa chambre, capitaine des chasseurs, Chevalier de Saint-Georges (1816). Il épousa Alexandrine-Louise de La Rochefoucauld (1790-1837). Il eut 1° Louis-Gabriel-Armand de Montrichard (1812-1875), 2° Caroline de Montrichard (-1893) mariée à Balthasar de Chevenon de Bigny et décédée au couvent des Dames du Cénacle à Paray-le-Monial. Alfred Gabriel de Montrichard (1802-1863), garde du corps du roi dans la compagnie de Noailles (1824), capitaine de gendarmerie. Il est ancien élève de l'école royale spéciale militaire de Saint-Cyr, promotion «1819-1821». Il épousa Bernardine Alcazar en 1835, une demoiselle de Trinité-et-Tobago. Louis Gabriel Armand de Montrichard (1812-1875), épousa Louise Hurault de Vibraye (1824-1853). De cette union; 1°Gaston de Montrichard (1845-1924), 2° Gabriel de Montrichard (1848-1920), 3° Bathilde de Montrichard (1851-1908), 4° Louis, vicomte de Montrichard (1953-1902). Gérard de Montrichard (1839-1927), inspecteur des Eaux et Forêts. Né à Bourg le , marié à Caroline-Marie-Marguerite-Virginie Cochard, il décéda chez lui au château de Rigny en 1927 et y fut inhumé (dans la petite chapelle sur le flanc droit de l’église de Rigny, comprenant deux gisants). Le château de Rigny fut alors transmis à sa fille Suzanne, épouse de Léon Gabriel Corblet (1878-1969), armateur au Havre, et qui résidait à Paris et frère de l'épouse du président de la République française, René Coty. Il eut également Claude-Louis de Montrichard (1894-1977), pilote dans l'armée de l'air. Gabriel de Montrichard (1848-1920), conseiller général du Doubs (1910-1920) et maire de Cléron. Il épousa en 1874 Marie Terrier de Loray (1853-1931). De cette union, il eut Marguerite de Montrichard (1876-1931) qui épousa en 1895 Robert d'Oilliamsion (1867-1938). Gaston de Montrichard (1845-1924) épousa en 1873 Michelle de Damas d'Anlezy (1853-1895). Saint-cyrien de la promotion du Danemark (1863-1865), il est nommé sous-lieutenant en 1865, au régiment de lanciers et va suivre les cours de l'école de Saumur comme officier d'instruction. Promu lieutenant en 1870, il est prisonnier à la capitulation de Sedan et reçoit la Croix de la Légion d'honneur en . En , il est affecté au régiment de chasseurs. Il démissionne de l'armée comme capitaine. Il meurt le . Louis de Montrichard (1853-1902), vicomte de Montrichard, né chez ses grands-parents maternels au château de Bazoches, il épousa en 1881 Marguerite de La Motte-Ango de Flers (1860-1928). Il eut Roland de Montrichard (1882-1953). Gabriel de Montrichard (1879-1963), chevalier de la Légion d'honneur, croix de guerre 1914-1918 avec une palme et deux citations. Il épousa en 1906 Yvonne Budes de Guébriant (1882-1957). Il fut maire de la commune de Saint-Parize-le-Châtel de 1935 à 1945. Roland de Montrichard (1882-1953), chevalier de la Légion d'honneur. Il épousa en 1909 Catherine Picot de Moras d'Aligny (1885-1964). Il est membre de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Besançon et de Franche-Comté.. Ancien président de la Jeunesse catholique du Loir-et-Cher, représentant du duc de Guise en Loir-et-Cher, délégué régional de la Société de secours aux blessés militaires ( région), président de la Croix-Rouge française du département du Doubs, conseiller Général du Doubs, maire de Cléron (Doubs). Propriétaire du château de Cléron. Il eut comme enfants 1° Claude de Montrichard (1910-?) en religion, 2° Marie de Montrichard (1912-1986) mariée à Raoul de Warren (1905-1992), 3° Louis de Montrichard (1914-?), en religion, 4° Henri de Montrichard (1918-1981). Claude-Louis de Montrichard (1894-1977), officier d'aviation, marié avec Marie-Geneviève-Amédée Dufaure en 1926. Né le à Montmédy (Meuse), il meurt à Compiègne, le . Engagé volontaire au régiment de Dragons en 1914. Nommé brigadier fin 1914, maréchal des logis en . Passé à l’aéronautique militaire comme élève pilote en , il passe son brevet de pilote militaire dans la foulée. Il fit différents stages de perfectionnement à l’école d’aviation militaire d’Avord, un stage de tir à l’école de tir aérien de Cazaux, un stage de "Haute École" à l’école d’aviation militaire de Pau. Pilote du GDE (Groupement des Divisions d'Entrainement) en . Pilote du groupe 518 (escadrille F 40) en . Pilote de l’escadrille N 95 / SPA 95 de à . Citation à l'ordre de l'armée, en date du , il est nommé sous-lieutenant en 1918. Affecté à l'état-major des Armées) en , il est nommé sous-lieutenant de réserve. Affecté au régiment d’aviation d’observation de Mayence (Allemagne) en . Affecté, dans la réserve, au régiment d’aviation de chasse de Thionville-Basse-Yutz (Moselle) en 1922. Chevalier de la Légion d'honneur, en date du . Rappelé à l'activité à la base aérienne de Châteauroux en puis au bataillon de l'air le . Radié du cadre navigant à sa demande et classé dans les cadres sédentaires des officiers de réserve. Il est affecté au bataillon de l'air en , puis à la direction générale technique et industrielle en . Citation à l'ordre de l'armée, pilote à l'escadrille N 95 en 1917 : « Très bon pilote ayant plus de cent heures de vol au-dessus de l'ennemi. Le , dès le début d'un combat, a eu sa mitrailleuse enrayée. Par son attitude résolue, a intimidé son adversaire et a ainsi permis à l'avion photographique qu'il protégeait de terminer sa mission. S'est à nouveau signalé le et le . »

Personnalités Noblesse bourguignone, puis franc-comtoise Treize chevaliers de l'ordre de Saint-Georges.. Roland de Montrichard (1586-1641), premier gentilhomme du prince d'Orange, capitaine des mousquetaires et gouverneur de Nozeroy. Hector de Montrichard (1532-1590), écuyer, puis chevalier, seigneur de Flammerans, reçu docteur ès droit en 1555 à Ferrare (Italie), il étudie à Bologne, Ferrare et Dôle..

Religieux La famille compte plusieurs religieux, dont des abbesses et abbés, prieurs, chanoinesses et chanoines. Au cours du , dix-sept membres de la famille ont été admis dans les collèges nobles de Franche-Comté sur trois générations..

Au monastère de Migette : Jeanne III, abbesse (1499) ; Emmanuelle-Hélene, abbesse (1678) ; Françoise-Prospère, abbesse (1697 à 1734) ; Nicole-Charlotte (1685-1765), nièce de la précédente, abbesse (1734 à 1765) ; Rose Gabrielle Suzanne (1742-1796), chanoinesse noble (1752-1796) ; Louise Isabelle, chanoinesse noble () ; Marie Charlotte, chanoinesse noble () ; Césarine-Élisabeth (1750 vivante en 1789), chanoinesse non professe.

Au monastère de Baume-les-Messieurs : Trois chanoines de Baume-les-Messieurs, Jean, moine, prieur de Vincelles, docteur en théologie (1449).