Souleymane Niang, né en à Matam et mort le à ToulouseRelevé des fichiers de l'Insee, est un mathématicien sénégalais.
Biographie
Enfance et formation Souleymane Niang est né dans une famille peul de Matam (au bord du fleuve Sénégal), de El Hadji Amar Niang, érudit et marabout, et de Couro Baidy Ly. Après des études coraniques puis françaises jusqu'en 1949 année d'obtention de son baccalauréat « mathématiques élémentaires » au lycée Van Vollenhoven de Dakar, il se rend en France où il poursuit ses études en mathématiques.
Ses études supérieures se déroulent à l'université Paul-Sabatier de Toulouse de 1950 à 1954. Dans la perspective d'un « retour au pays », il privilégie l'enseignement.
Carrière Sa carrière débute au lycée Pierre-de-Fermat à Toulouse, en qualité de professeur certifié en 1955-1956 et se poursuit à l'École normale William-Ponty« L'œuvre scientifique de Souleymane Niang » par Hamidou Dathe, lire en ligne. Il est chef du Département de Mathématiques et Informatique, Faculté des Sciences et Techniques, de l'université de Dakar de 1956 à 1960, date à laquelle il se prononce en faveur du Sénégal indépendant.
Recruté en qualité d'assistant de Raymond Ruffin à l'université de Dakar en 1960, ses recherches portent sur les équations générales, les équations de dynamique analytique, les principes variationnels, et leurs généralisations, ainsi que sur leurs applications en mécanique rationnelle. Il soutient en 1964 une thèse de doctorat d'État en sciences mathématiques portant sur la dans le jury duquel figure André Lichnerowicz. Il est nommé en 1969 professeur titulaire de la chaire de mécanique rationnelle, succédant dans cette fonction à Raymond Ruffin.
Il exerce les fonctions de doyen de la faculté des sciences pendant seize ans, de 1970 à 1986. Parallèlement directeur de l'Institut de recherches sur l'enseignement des mathématiques, de la physique et de la technologie (IREMPT), il introduit les mathématiques modernes dans le secondaire au Sénégal.
Il est nommé recteur de l'université de Dakar le , fonction qu'il exerce jusqu'au .
Président de l'Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal jusqu'en 2010. Il est nommé ministre conseiller spécial du Président de la République dès 1999 et recteur honoraire en 2006. Souleymane Niang a exercé d’autres fonctions au Club Nation et Développement, au Haut Conseil de l'Audiovisuel et au Conseil économique et social. Il est marié à Gilberte Meric et père de trois enfants.
Il meurt le . Le chef de l’État, Macky Sall annonce en 2021 que la future université de Matam portera le nom de Souleymane Niang.
Fonctions dans des organismes scientifiques
Président de l’Académie nationale des sciences et techniques du Sénégal (Anst) Représentant national de la Commission internationale de l’Enseignement des Mathématiques (Icmi) Membre fondateur de l’Académie islamique des sciences (Ias) Président de la section scientifique de la Commission nationale de l’Unesco (début 1970) Président de la section nationale de la Commission internationale pour l’Enseignement des Mathématiques (Icmt) (1970) Président de la section Mathématiques-Physique du Comite Consultatif du Conseil africain et mauricien de l’Enseignement supérieur (Cames) Membre du Bureau de la Commission africaine pour l’Enseignement des Mathématiques (Caem) Membre du Conseil scientifique de l’Organisation de l’Unité africaine Membre du Bureau de l’Association des Universités partiellement ou entièrement de langue française (Aupelf/Uref) (1978-1984) Membre du Comité exécutif de l’Association des Universités africaines (Aua) (1981-1984) Ancien résident de l’Association scientifique de l’Ouest-africain (Wasa)
Œuvre scientifique L’œuvre mathématique de Souleymane Niang relève du domaine de la mécanique. Selon le chercheur Hamidou Dathe, Souleymane Niang est considéré comme le «créateur» de la théorie des systèmes variables des particules. H. Dathe souligne l'importance de cette œuvre dans le contexte des années 1960, où a été développée la mission du programme spatial américain Apollo 11. Outre la théorie des systèmes variables, Souleymane Niang a élaboré une seconde thèse sur les «propriétés de fermeture des transformations de Fourier».
Distinctions honorifiques
Grand officier de l’Ordre national du Lion Officier de l’Ordre du Mérite (Sénégal) Chevalier de l'Ordre des Palmes académiques (Sénégal) Officier de l'Ordre national de la légion d’honneur Officier de l’Ordre du Mérite (France) Commandeur de l'Ordre des Palmes académiques (France)
Publications
En réponse à une étude de Noureini Tidjani-Serpos, il publie une suite :
Bibliographie « L’œuvre scientifique de Souleymane Niang » par Hamidou Dathe, Chef du Département de Mathématiques et Informatique, Faculté des Sciences et Techniques, Université Cheikh Anta Diop de Dakar (document numérisé et mis en ligne par la Bibliothèque Centrale de l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, sur www.bu.ucad.sn), lire en ligne.
Notes et références
Liens externes
Membre du Conseil de l'Académie Islamique des Sciences (I.AS)
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