Philippe Roger Louis Ginestet, né le à Castres et mort le dans le , est un général français qui a participé à la Seconde Guerre mondiale, notamment dans la Résistance, puis à la guerre d'Algérie où il est mortellement blessé dans un attentat de l'Organisation de l'armée secrète (OAS).

Biographie Il est élève de l'école spéciale militaire de Saint-Cyr, dont il sort en 1927, et licencié en droit. Il sert successivement au d'infanterie, au de tirailleurs tunisiens en Syrie (1930-1934), au d'infanterie puis à la compagnie d'instruction du dépôt d'infanterie .

Seconde Guerre mondiale

Il participe à la campagne de 1940, commandant la du d'infanterie. Il est évacué après une blessure à la tête lors d'un combat le . Le , il est nommé adjoint au colonel du d'infanterie de l'armée d'Armistice. Le , il rejoint le corps franc Pommiès, groupe de résistants dépendant du BRCA. Il participe avec cette unité à ses combats pour la Libération de la France puis à la campagne d'Allemagne. Le corps franc est renommé régiment d'infanterie en .

Après la guerre Promu colonel en 1946, il devient en 1948 chef de corps du d'infanterie. En 1950, il reçoit la direction du personnel militaire de l'Armée de terre puis en 1952 devient adjoint du commandant de la subdivision militaire de Versailles.

Guerre d'Algérie En 1956, il est nommé adjoint au général commandant le corps d'armée d'Alger puis en 1957 il devient chef d'état-major particulier du secrétaire d'État Pierre Métayer. Il est promu général de brigade cette même année. Il prend le commandement de la d'infanterie et du secteur du Sud-Oranais en 1960, remplaçant le général Henri Mirambeau. Il fait face au putsch d'avril 1961. Il devient ensuite inspecteur général de la défense intérieure. Le , il prend le commandement du corps d'armée d'Oran. Le , alors que le général est à l'hôpital militaire d'Oran pour rendre hommage au lieutenant-colonel Mariot tué par l'organisation de l'armée secrète, un jeune homme lié à l'OAS tire sur lui et le blesse mortellement, ainsi que le médecin-colonel Mabille. Le général succombe le 24 au Val-de-Grâce où il avait été hospitalisé. Il est élevé au rang de grand-officier de la Légion d'honneur à titre posthume.

Décorations à titre posthume (décret du ) (3 citations dont 2 à l'ordre de l'armée et 1 à l'ordre du régiment) (5 citations dont 2 à l'ordre de l'armée, 2 à l'ordre du corps d'armée et 1 à l'ordre du régiment) (décret du )

Références

Voir aussi Liens externes

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