Le de marche du train (, parfois ), créé comme (), est une unité militaire française qui a participé à la guerre d'Algérie.
Création Le d'infanterie est créé en . Il est constitué de 700 rappelés de l'Eure et de l'Eure-et-Loir encadrés par des officiers du train. Le bataillon doit rejoindre Marseille depuis Dreux par voie ferrée. Le , les soldats refusent d'embarquer comme prévu à . Après un passage par les deux cafés de la gare, ils vandalisent la gare de Dreux, notamment les toilettes, la lampisterie, le contrôle des billets, le bureau du chef de gare et la verrière. Une distribution de vin en grande quantité aurait aidé au désordre. Les six officiers d'active du régiment, aidés par les gardes mobiles, font monter de force les appelés dans leur train qui part à . Le long du trajet des incidents ont lieu à la gare de Valenton, à la gare de Lyon-Brotteaux ou celle de Pons-Rhône. Les appelés montent dans le Ville d'Oran encadrés par les CRS. Après son arrivée en Algérie, il est envoyé à Tizi Ouzou puis devant son indiscipline est finalement transféré à Bordj de l'Agha (Oued Chaïr) et Aïn Rich. En , il est renforcé d'un contingent du du train. Le bataillon a une double mission : il est à la fois unité de secteur et au service du commandement opérationnel du sud Algérois ( d'infanterie).
Le bataillon est organisé avec une compagnie de commandement d'appui et de soutien (CCAS) et quatre compagnies d'infanterie. Fin , moins de la moitié du matériel du bataillon est en service, l'unité comptant 444 combattants sur un effectif prévu de 689. En novembre, le commandant Jean Pouget devient chef de corps du bataillon et d'après le mot du général Coche, commandant le train en Algérie. D'après des témoignages, des prisonniers ont été torturés par le commandant Pouget, qui avoue en 1981 avoir mené de tels interrogatoires.
Le , le bataillon est engagé dans l'opération qui mène à la mort d'Achour Ziane, chef du MNA au Sahara. Il devient de marche du train en , alors que les rappelés sont remplacés par de nouveaux appelés. Le bataillon garde sa mission d'infanterie auxiliaire. Le , il participe avec succès aux combats du Djebel Amour, au côté du étranger de cavalerie. À cette époque, le bataillon regroupe répartis dans une CCAS avec peloton blindé et éléments de transport, quatre compagnies de combat et une harka. Les 15-, le bataillon mène avec le même régiment et le d'infanterie une opération contre une unité du FLN à Djebel Messaad qui se solde par la destruction des indépendantistes.
Le , sous les ordres du commandant Vaisse, il participe à l'opération qui voit la mort des colonels Amirouche Aït Hamouda et Si El Haouès. En 1961, le bataillon rejoint Alger. En 2002, un ancien appelé du bataillon témoigne des tortures qui, selon lui, avaient lieu à la villa Sésini.
Il retourne en France en 1962, il est dissout à Sissone pour former la de circulation routière.
Le bataillon perd deux officiers et 31-32 sous-officiers et soldats pendant la guerre.
Insigne et uniforme L'insigne du bataillon représente une gerboise et une roue dentée. Le bataillon se distingue des autres unités par le port d'un béret kaki.
Personnalités ayant servi au bataillon
Alban Liechti, soldat du refus
Jean Billard, syndicaliste
Témoignages et liens externes Le commandant Pouget raconte son expérience de chef de bataillon dans le livre , se nommant sous le pseudonyme de commandant Jean Marie.
Blog d'un appelé du :
Références
Voir aussi
Torture pendant la guerre d'Algérie Joseph Katz
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