Nokia France, nom commercial de Nokia Networks France et d'Alcatel-Lucent SAS, est une entreprise française filiale du groupe finlandais Nokia, issue du rachat d'Alcatel-Lucent finalisé en 2016.

Le , Nokia annonce l'acquisition d'Alcatel-Lucent en échange de ses propres titres pour d'euros. Cette opération s'achève en par la radiation de l'action Alcatel-Lucent de la Bourse de Paris.

Au moment de l'achat, Michel Combes explique que les équipes françaises joueront « un rôle primordial » : « Le pilotage mondial de l’innovation et de la recherche se fera depuis la France », détaille-t-il. « Ce projet va même renforcer l’emploi en France ». Selon lui, 500 emplois vont être créés dans la recherche et développement en plus des 2 000 qui existent déjà en France..

Depuis 2022, son siège est situé à Massy, dans le quartier Atlantis, en Essonne, au sein de locaux appartenant à la Société de la Tour Eiffel (STE).

Filiales rattachées : Radio Frequency Systems (RFS) Nokia Bell Labs France Nuage Networks

Identité visuelle (logo)

Histoire

2015 : rachat d'Alcatel-Lucent par Nokia Corporation En , le géant finlandais des télécommunications Nokia annonce un projet de rachat d'Alcatel-Lucent.. Il se fera par le biais d'échanges d'actions : 0,55 action Nokia contre 1 action Alcatel-Lucent. Au cours de l'action Nokia le , le groupe Alcatel-Lucent est valorisé à d'euros.

Le , Nokia lance une OPE sur Alcatel-Lucent. Le , Nokia annonce détenir 76,31 % du capital d'Alcatel-Lucent. Le , Nokia rouvre son offre sur le capital d'Alcatel-Lucent jusqu'au dans l'objectif d'acquérir au moins 95 % des actions et de pouvoir retirer le titre du marché boursier ; seulement 91,25 % du capital est apporté lors de la clôture de cette offre le .

À la mi-, Nokia a acquis plus de 95 % des droits de vote et du capital, lui permettant d'initier une offre publique de retrait auprès de l'AMF pour une finalisation prévue courant . Alcatel-Lucent devient une simple filiale de Nokia.

Le , l'action d'Alcatel-Lucent est radiée de Euronext Paris à la suite de l'offre publique de retrait. Les activités réseaux, recherches et développement d'Alcatel-Lucent sont désormais intégrées à Nokia Networks France.

En 2016, selon Marc Rouanne, responsable de l'innovation du groupe, basé à Nozay/Villarceaux, et les engagements de 2015, la France devrait être l'un des pivots de la stratégie d'innovation de Nokia. Cela se traduirait par la création de 500 nouveaux postes de chercheurs (pour passer à en 2019), dont 300 réservés à des jeunes diplômés. L'activité de R&D en France sera concentré sur deux sites, ceux de Lannion et de Nozay/Villarceaux. Les équipes se focaliseront notamment sur la recherche dans la 5G, la cybersécurité ou les « small cells», micro-cellules. Une nouvelle antenne des Bell Labs sera créée à Lannion.

À aucun moment, il n'a été envisagé l'usage du décret 2014-479 en date du qui étend, en particulier, aux télécommunications les pouvoirs du décret 2005-1739, donnant la possibilité au gouvernement de mettre un véto sur des investissements étrangers qui portent atteinte aux intérêts stratégiques de la FranceDécret du 30 décembre 2005 réglementant les relations financières avec l'étranger et portant application de l'article L. 151-3 du code monétaire et financier, 31 décembre 2005Décret du 14 mai 2014 relatif aux investissements étrangers soumis à autorisation préalable, 16 mai 2014Au fait, c'est quoi ce décret sur les " investissements stratégiques " ?, Le Monde, 16 mai 2014.

Le , la filiale française de Nokia Networks (Alcatel-Lucent International) est fusionnée avec Nokia Solutions and Networks France et cette dernière est dissoute.

En , pour le déploiement de la 5G en France, les politiques des opérateurs de télécommunications commencent à ce préciser, Orange choisit Nokia pour 40 % de son réseau (Ericsson pour les 60 % complémentaires). Les deux équipementiers étaient déjà ses fournisseurs pour les générations précédentes de réseaux mobiles. Free a annoncé un accord stratégique avec Nokia, son fournisseur historique. SFR et Bouygues Telecom, qui ont chacun une moitié de leurs réseaux actuels équipés par Huawei, réservent leurs choix.

2020 : suppressions de postes Le , Nokia annonce la suppression de , un tiers des effectifs actuels, au sein de sa filiale française Alcatel-Lucent International (Nokia France). Le groupe précise que ces suppressions de postes portent sur les activités de recherche et développement (R&D) et aussi sur les fonctions centrales sur les sites de Paris-Saclay et de Lannion.

vignette|261x261px|Site principal du groupe à Nozay-Villarceaux, Paris-Saclay.

Les filiales françaises Radio Frequency Systems, Nokia Bell Labs France et Alcatel Submarine Networks ne sont pas concernées par ces suppressions.

, a déclaré Thierry Boisnon, Président de Nokia en France.

Entre , selon la police, et personnes, selon la CFDT, ont manifesté 2020 en fin de matinée à Lannion (Côtes-d'Armor) contre la suppression de sur le site de Nokia. En dix ans, c’est le 13e plan social que subit l'entreprise. Pour les centrales syndicales, le plan mènera inéluctablement à terme à la disparition du site de Lannion, mais aussi à la disparition de Nokia du paysage industriel français. Avec le crédit d'impôt recherche (CIR) auquel le géant des télécoms a eu recours, ..

Le mercredi une nouvelle manifestation se tient à Paris. Les salariés dont une bonne partie venus de Lannion, ont défilé contre la suppression prévue des emplois en France. Opposés à ce plan de la direction, les représentants syndicaux mettent en avant les engagements non respectés, les soutiens financiers reçus de l'état français, et le ciblage de la recherche et développement (R&D).

Selon un rapport du Syndex de , Nokia utilise à plein, le crédit d'impôt recherche, l'optimisation fiscale, et licencie en France après avoir touché les aides d'état pour les entreprises destinées à soutenir l'emploi en France y compris celui des plus qualifiés faisant de la recherche et développement dans le domaine de pointe des Telecom, 5G, et génération suivante. (273 millions de crédit d’impôt recherche touchés depuis 2015, 39 millions d’impôts sur les bénéfices évités en trois ans).

En tant que filiale du groupe Nokia, Nokia France ne dispose d'aucune autonomie de gestion, la politique suivie est définie par les choix de la multinationale Nokia dont le siège social se trouve en Finlande (en 2019, l'activité réseau représente 78 % du CA du groupe, la France enregistre 5,8 % de l'activité du groupe : 1,229 milliard d'euros).

Selon la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (HATVP), parmi les d’intérêts inscrits sur le registre public pour 2019, ou associations ont été mises en avant pour non-déclaration dont Nokia (Networks) France .

Le , Thierry Boisnon démissionne de la direction générale de Nokia en France. Il est remplacé par Pierre-Gaël Chantereau. Une fusion entre les filiales françaises de la multinationale finlandaise Nokia Bell Labs France et Alcatel-Lucent International (Nokia France) serait à l'étude chez Nokia.

En , un jugement du tribunal administratif de Paris donne droit aux représentants syndicaux CFE-CGC et CGT par Nokia. Ce qui devrait permettre de vérifier les contreparties sur l'emploi contenues dans l'accord en dépit du secret des affaires allégué.

2024 : Alcatel Submarine Networks cédée à l'État

Annoncé le , L’état français a signé une promesse d'achat pour acquérir 80 % d'Alcatel Submarine Networks, l'ancienne division de câbles sous-marins d'Alcatel détenue par Nokia.

2025 : Démantèlement de sites historiques

vignette|Démantèlement du site historique de Nozay-Villarceaux : tour de direction.

gauche|vignette|Démantèlement du site historique de Nozay-Villarceaux : emplacement des laboratoires Laplace et ShannonEn , après la transformation de l’ancien site industriel et de recherches d’Alcatel à Marcoussis en campus de data centers, le groupe Data4, opérateur et investisseur français sur le marché des data centers, annonce l’acquisition du siège de Nokia France anciennement Alcatel-Lucent et Alcatel, situé à Nozay-Villarceaux (Essonne). Le groupe prévoit d’investir sur ce site près d’un milliard d’euros d’ici 2030.

En , le site historique d'Alcatel (Nozay-Villarceaux) est démantelé.

En , Nokia annonce son septième plan de réduction de ses effectifs en France depuis 2016 et le rachat Alcatel-Lucent. vont être supprimés, près d’un cinquième de ses effectifs sur les sites de Massy (Essonne) et de Lannion (Côtes-d’Armor), Nokia passera en dessous des en France. Pour Lannion, site historique des télécoms française, le déclin continue, la menace d'un retrait se précise, les effectifs, avec , tomberont à moins de , sept fois moins qu'en 2015.

En juin 2026, Nokia entend accélérer les suppressions d’emplois en France, par le biais d’une rupture conventionnelle collective. Deux sources syndicales estiment qu’autour de seraient menacés, sur un total d’environ .

Direction de l'entreprise Directeur général : Pierre-Gaël Chantereau (directeur général de Nokia en France) Directeur financier : Eric Decourchelle Chief Technology Officer (CTO) : Pierre Tournassoud (ex-Alcatel-Lucent)

Conseil d'administration

Président du conseil d'administration : Pierre-Gaël Chantereau (directeur général de Nokia en France)

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes

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Liens externes

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