La famille de Brabant serait issue d'une branche cadette de la famille ducale, les seigneurs de Perwez, qui s'éteint à la fin du La filiation par bâtardise avec l’ancienne famille ducale n’a jamais été établie, entre autres celle se rapportant, d’après Lefort, à ce Jehan de Montagu, bâtard de Jean II. Hervé Douxchamps, généalogiste et héraldiste belge, émet l’hypothèse d’un rattachement à la branche cadette des seigneurs de Perwez, issue de Guillaume, frère d’Henri Ier, éteinte vers 1290 avec Godefroid II de Perwez..

Son nom (van Brabant van Perweys), ses armes (lion et iris brabançons), ses charges tenues de l'abbaye cistercienne de Villers dont les ducs furent les avoués et où deux d'entre eux furent inhumés ainsi qu'un seigneur de Perwez, et enfin la titulature du bailliage de Perwez constituent un faisceau de présomptions. La famille s'est répandue dans la région de Perwez et de Wavre. Son ascendance prouvée remonte à 1368.

Histoire La famille de Brabant est issue de Jehan de Brabant, bailly de Perwez, en 1368AGR, Chartes de Brabant, ; A. Verkooren, Inventaire Chartes Brabant, t.V, Bruxelles, 1913, p. 259. Jean-François Houtart, Anciennes familles de Belgique, Bruxelles, 2008, p. 62.. Deux constantes ressortent sur le plan historique quant aux rôles des premiers ascendants. D'une part, les charges de bailli de Perwez, de Walhain et de Roloux sont assumées par les trois premières générations. Officiers du prince, ils remplissent des tâches administratives et judiciaires. D'autre part, les fonctions de mayeur ou d'échevins des cours foncières de l'Abbaye de Villers à Perwez et Thorembais-les-Béguines sont confiées de façon quasi héréditaire à sept porteurs du nom aux . Leurs tâches consistent à enregistrer les mutations des terres et les rentes qui y sont affectées (juridiction gracieuse, notariale) et à trancher les litiges relatifs à ces biens (juridiction contentieuse).

Notons que deux ducs de Brabant, avoués et protecteurs des moines de Villers, ont reçu leur mausolée dans l'antique abbaye : Henri II et Jean III. Il en fut de même pour le tombeau de Guillaume de Perwez (1201-1233), demi-frère de Henri Ier, qui a eu une postérité (Thomas Coomans, L'Abbaye de Villers-en-Brabant, Ed. Racines, 2000, pp. 256-257 et 290-291).

Pour ce qui concerne les enfants nés hors mariage, on lira avec grand intérêt la contribution de Godfried Croenen, Bâtards et pouvoir dans le duché de Brabant , Revue du Nord, hors série collection histoire, 2014. Les enfants illégitimes jouissaient d'un statut assez favorable dans le droit coutumier. S'ils héritaient de la qualité de noble de leur père et recevaient leur nom, leur tare consistait néanmoins en leur incapacité d'hériter du patrimoine de leur auteur.

Armorial +Les armes ont beaucoup varié. On trouve notamment :centré|165x165px|sans_cadrede sable au lion d’argent : au franc quartier d'or à trois huchets de gueules, virolés d'argent (Hornes)Frédéric Collon, Armorial de Wavre et environsLes trois huchets de gueules sont les armes des de Hornes, et l’addition d’un franc quartier aux armes de sa propre famille était anciennement une façon courante de rappeler une ascendance en ligne maternelle dont on s’enorgueillissait (d’où le franc quartier adopté comme brisure de bâtardise)..centré|sans_cadre|165x165pxd’argent, au lion de sable lampassé, armé & couronné d’or, au franc-quartier de même à trois huchets de gueulesErnest de Rye, dont le manuscrit fut composé croit-on vers 1580, et Le Fort, leur attribuent : d'argent, au lion de sable lampassé, armé & couronné d’or, au franc quartier de même à trois huchets de gueules.. D'azur à deux fleurs de lis d'argent et au franc-quartier du même brochant, chargé d'un lion de sable armé et lampassé de gueules. Cimier : un lion issant de sable armé, lampassé et couronné de gueules. Blason enregistré en Communauté française de Belgique par arrêté ministériel du .centré|165x165px|sans_cadreAntoine de Brabant, écuyer, bailli de Roloux et de Perwez (+ 1531) portait : de gueules à une fasce d'argent (Louvain- Perwez) au franc-quartier d'argent au lion de sable. De même Jean, son fils, commissaire de la Cité de Liège en 1542Baron Stanislas de Moffarts d'Houchenée, Les Commissaires de la Cité de Liège, Tome II, Soc. Bibliophiles liégeois, MMX, pp. 167-169..centré|165x165px|sans_cadreJehan de Brabant portait : parti : I coupé a) Hornes b) Limont 5 coquilles en sautoir. II. Brabant.

Filiation agnatique

I. Jehan qu'on dist de Brabant, bailli de Perwez en 1368, alors que le duc appelle sous sa bannière ses vassaux et hommes libres au service de l'Ost (armée) contre les ducs de Juliers et de Gueldre, il est combattant et est fait prisonnier à la bataille de Bäsweiler du , indemnisé après cette défaite à concurrence de 94 moutons d'or (monnaie médiévale) sous le nom de Jan van Brabant van Perweys en 1374 par charte de la duchesse Jeanne de Brabant, épouse de Wenceslas de Luxembourg (AGR, Chartes de Brabant, ) : également cité comme échevin de la cour de l'Abbaye de Villers à Thorembais dans un acte du à moins qu’il ne s’agisse de son son fils cadet Jehan, échevin de la même cour en 1386Cartulaire de Mellemont, inventaire 63, fol. 346. G. Despy, Inventaire des archives de Villers, 1969, , + avant 1395, dont : Godefroid, qui suit sous II. Jehan, fils cadet, échevin de la cour de Villers, est assassiné par Renechon, fils de Gérard Maroie de Perwez lequel fut condamné à payer à son frère Godefroid (II) un voyage outre-mer en l'île de Chypre, un second à Saint-Jacques en Galice et un troisième à N.-D. de RocamadourA.E.N., Transports de la haute cour 1399-1412, acte du 28 juillet 1406. alt=Charte 1374|vignette|Charte de 1374 de Jeanne, duchesse de Brabant, indemnisant Jan van Brabant van Perweys à la suite de la bataille de Bäsweiler II. Godefroid de Brabant de Perwez, bailli de Walhain, vassal du comte de Namur dont il relève en 1395 le fief de la Raspaille à Aische-en-Refail (ce fief demeure dans la famille jusqu'en 1517 : il comprenait la maison de la Respaille et ses dépendances sauf le bois " parmi rendant d'an en an hirétablement à monsieur le comte de Namur, au jour Saint-Andrien, en son castel de Gollesinne, la somme de diswit muis d'avaine" et à charge de recevoir, loger et nourrir le louvetier dudit comte, avec ses serviteurs et ses chiens pendant les chasses aux loups. L'exemption des tailles et des logements militaires était accordée au propriétaire, attributs d'un fief nobleSt. Bormans, Les fiefs du comté de Namur, 1875 ; Ed. Verhelst, Notice historique et géographique sur Aische-en-Refail, Bruxelles, 1895, pp. 43-53 ; J. Wilmet, La Respaille, le fief et ses divers occupants, Le Souvenir perwézien, , mars 1998 et , mars 1999..), occupe le château de Beaufaux (Gembloux), avec les viviers et héritages en dépendant, relève le fief de Borlez de l'abbaye de Stavelot, dut comparaître devant les échevins de Louvain car il avait comme bailli de Walhain arrêté arbitrairement un habitant de Thorembais et fut condamné en 1422 à un pèlerinage à Rome, + vers 1430, x 1395 Marguerite d'Affroymont (de Froidmont), cette dernière possédait une demeure à Petit-Rosière qui passa à ses descendants et que l'on retrouve ci-dessous avec le vocable maison de Froymont, dont : III. Jehan de Brabant de Perwez, bailli de Perwez et de Walhain (1453), maïeur de la cour des Moines de Villers à Sainte-Marie-lez-Perwez et échevin de la même abbaye à Thorembais-les-Béguines (1453), paie un cens à l'abbaye d'Heylissem pour la maison le cortil al fresne, seigneur de la Raspaille, teste à Grand-Rosière le , x Gertrude Maricq, dite de Perwez, dame de Beaulieu (Huppaye), dont il reconnaît le devant les échevins de Louvain avoir reçu la dot de sa femme, fille de Jacques, mayeur des cours de Villers à Ramillies et Thorembais-les-Béguines : " Honorable et saige homme Jehan de Brabant de Perweys " testa le devant le curé de Grand-Rosière faisant office de notaire : il désirait être enterré dans l'église de Perwez et fondait des obits pour lui-même, sa femme, son père Godefroid et sa mère Marguerite. La devise de la famille Dilatato corde rejoint parfaitement ses dernières volontés : " priait ledit testateur pitieuzement et très amorezement que, pour l'amour de Dieu, sa femme et ses enfants usaissent leurs vies ensemble en paix, en amour et bonne accordanche...", † après le , dont : Godefroid de Brabant de Perwez, qui suit sous IV. Jehan de Brabant, mayeur de Limont, x A) Jeanne de Limont, dame du château de Limont, fille de Jehan, seigneur du lieu : les époux gisent en l'église de Limont x B) Marguerite Huguette de Vinalmont, + Limont après 1557. Du premier lit : Jehan de Brabant, mayeur de Limont, seigneur du château de Limont, + après 13/02/1567 x Catherine d'Oumale. Les époux testèrent le . Jehan vécut à Limont et à Liège. Dont postérité dans la branche de Limont (une étude de cette branche est en préparation). Antoine de Brabant, bailli de Roloux et de Perwez, réside en 1526 au château du seigneur de Perwez, avait une demeure à Liège où il est inhumé au couvents des Récollets avec l'épitaphe : "Ci git noble et ecuyer Antoine de Brabant jadis bailli de Perwez en Brabant qui fut mari a demoiselle Catherine de Huy qui trepassa l'an 1531 le jour de juillet, priez pour son âme". Leur fils Jean est commissaire de la Cité de Liège en 1542.alt=maïeurs de Limont|vignette|de Brabant de Limont, parchemin 1708, Fonds de Schaetzen, Stadssarchief Tongeren IV. Godefroid de Brabant de Perwez, (auteur de la branche dite de Perwez), relève avec son père le métier de cherwiers (1454), maïeur de la cour de Villers à Thorembais-les- Béguines (1455), relève le fief de Borlez (1476) et la Raspaille (1470 à 1486) cité parmi les hommes de fiefs du seigneur de Perwez (), constitue avec son frère Henri des rentes suivant la Table des pauvres de Perwez (1504), à cette même époque la famille occupe la cense de Braibant qui fut (jadis) Jean d'Abremez à Jachelet, (voir infra l'ouvrage collectif cité et consacré à Jausselette, hameau de Perwez), x Anne de La Croix († jeune en 1466), retint deux enfants hors mariage, héritiers de son nom et de ses biens : Jehan de Brabant, qui suit sous V Gilles de Brabant, maïeur de la cour de Villers à Thorembais de 1492 à 1496, x Jeanne de Vaulx, dont 1 fille : Jeanne de Brabant, x A) François Wifflet, écuyer, seigneur de la Rue à Oumale, échevin de Namur, dont postérité, x B) Guillaume d'Oumale, seigneur de Houchenée, procureur de la ville de Liège, dont postérité. V. Jehan de Brabant, réside à Raatshoven (Racour) où il reprend à ferme des droits de la collégiale du chapitre de Saint-Jean-l'Evangéliste à Liège (1511-1514), émancipe ses enfants à Louvain (1516-1518), paraît en 1524 devant les échevins de Perwez pour la maison de Froidmont, donne procuration à son fils Godefroid le qui comparaît pour lui le devant la haute cour de franchise de Perwez, + Waleffe-Saint-Pierre . Sa tombe a été retrouvée à Les Waleffes , x Sibylle Sywallart (Zwallarts ou Swallaerts), dont le quartier est à trois merlettes posées 2,1, fille de Pierre et d’ Isabelle Bormans, + . Dont :