Le d'artillerie est une unité d'artillerie de l'armée française, qui a combattu lors de la Première et de la Seconde Guerre mondiale.
Création et différentes dénominations : création sous le nom de d'artillerie de campagne () par changement de nom de l'artillerie de corps du d'armée (AC/21) : devient d'artillerie de campagne portée () : dissolution par rattachement au d'artillerie de campagne portée de marche : création du d'artillerie lourde divisionnaire () : dissolution
Chef de corps avril - : lieutenant-colonel Lambert - : lieutenant-colonel Roussel juin- : commandant puis colonel Paquatte - : commandant Savary - : commandant Rousseau 1919 : commandant Banquet 1919 : capitaine Lecot - : lieutenant-colonel Taton
Historique des opérations et garnisons du régiment Première guerre mondiale Artillerie du Le est formé en par changement de nom de l'artillerie du d'armée (AC/21). L'AC/21 était formée de deux groupes : le du d'artillerie coloniale, formé à Cherbourg avec deux batteries de six canons de et qui a combattu à partir de 1915. Il est rééquipé de canons de 75 en . le du d'artillerie de campagne. Créé en à partir d'éléments des et , il est alors équipé de 12 canons de . Il est rééquipé de canons de 75 en .
L'organisation au est la suivante : État-major (lieutenant-colonel Lambert) (commandant Le Huby, ancien groupe du ) (capitaine Sale) (capitaine Tisserand) (capitaine Bele) (commandant Huin, ancien groupe du ) (lieutenant Monanges) (capitaine Baillard) (capitaine Dardennes)
De mai à , le régiment participe à la bataille de l'Aisne. Les deux groupes du régiment combattent séparés, chacun rattaché à une division d'infanterie différente. Le , le régiment, dont le rattaché au et le au , fait face à l'attaque de la Malmaison avant de quitter le front le . En décembre le régiment est dans les Vosges. Le , le régiment part à l'arrière pour devenir régiment porté, les chevaux étant remplacés par des tracteurs à moteurs..
Le régiment passe à trois groupes, constitués comme suit : État-major (lieutenant-colonel Roussel) (commandant Sale) (capitaine Jannet) (lieutenant Fréby) (capitaine Bèle) (capitaine Savary) (lieutenant Monanges) (capitaine Baillard) (lieutenant d'Alauzier) (capitaine Bische) (capitaine Tisserand) (capitaine Levasseur) (lieutenant Trenscorff)
Le régiment est équipé de tracteurs Jeffery, de camions Peugeot et de voitures Ford. Il rejoint la région de Chassemy en , soutenant la d'infanterie puis la d'infanterie qui la relève. Dans la nuit du 26 au , les Allemands percent le front sur le Chemin des Dames, au début de la bataille de l'Aisne. Le régiment perd 374 hommes, dont son état-major, et doit être reformé à Nemours.
Il reçoit 35 nouveaux canons de remplacement et a alors l'ordre de bataille suivant : État-major (lieutenant-colonel Paquatte) (commandant Sale) (capitaine Jannet) (lieutenant Fréby) (capitaine Gaizergues) (capitaine Savary) (lieutenant Monanges) (capitaine Baillard) (lieutenant d'Alauzier) (capitaine Bèle) (capitaine Tisserand) (capitaine Jambert) (lieutenant Huyard)
Il rejoint la ligne de front entre Tiqueux et Vrigny, soutenant le d'armée colonial tandis que le rejoint le corps d'armée italien. Le , les Allemands lancent l'offensive en Champagne. Le régiment, notamment le , est ébranlé par l'attaque allemande mais il soutient la défense victorieuse des troupes alliés. Le régiment part au repos le puis rejoint la d'infanterie américaine le 25 pour soutenir l'attaque sur Saint-Mihiel lancée en septembre. Mis au repos le , le est mis à la disposition de la d'infanterie qui doit franchir l'Oise et la Serre près d'Achery, puis qui attaque les Allemands en repli à Renansart. Le matériel mécanique du régiment souffre de la poursuite et seul le parvient à suivre le rythme des opérations. À la même époque, la grippe espagnole affaiblit le régiment qui perd une partie de ses soldats. Le régiment soutient l'offensive sur la Sambre lancée le et apprend l'armistice alors qu'il est à Verly et à Mennevret.
Après la fin des combats, il est affecté pour aider au ravitaillement civil de la région de Reims. Les deux premiers groupes sont démobilisés et le forme un régiment de marche avec le , disparaissant le . Le forme ensuite le d'artillerie.
Seconde guerre mondiale Le est créé en à partir du et du du d'artillerie. Le compte trois batteries de canons de 105 Bourges et le trois batteries de canons de 155 Schneider. Le et le rejoignent la d'infanterie () une fois leur mobilisation complétée le . La division stationne autour de Haguenau puis dans la région de Bitche. Elle rejoint début la région de Sarrebourg. À la fin du mois la division est placée en réserve du grand quartier général et stationne en Champagne..
L'organisation en est la suivante : État-major (lieutenant-colonel Taton, adjoint lieutenant Laflèche) (5/212, chef d'escadron Breiner, groupe de canons de 105 Bourges) (capitaine Morel) (capitaine Montargès) (capitaine Manet) Colonne de ravitaillement (capitaine Aubry) (6/212, capitaine Aubrée, groupe de canons de 155 Schneider) (lieutenant Perret) (capitaine Soisson) (capitaine Valentin) Colonne de ravitaillement (lieutenant Kern)
L'offensive allemande débute le . Le , le part de la gare d'Avize pour rejoindre le front. La couvre le flanc de la entre Jeumont et Charleroi alors que les troupes françaises entrent en Belgique. Le long de la Sambre, les deux régiments d'artillerie divisionnaire forment trois groupements : le 5/212 forme le groupement Ouest avec le du et le 6/212 forme le groupement Centre avec le du. Les unités du ne sont pas encore arrivés à leurs positions prévues lorsque les Allemands attaquent ces dernières le . Le régiment s'installe à Feignies le 17 afin de soutenir une contre-attaque du de tirailleurs marocains sur Maubeuge où les Allemands se sont infiltrés. Le 19, la compagnie du d'infanterie qui couvrait Feignies est capturée et le se replie dans le bois de la Lanière au nord de la localité. Là, il reçoit l'ordre de rejoindre Vertain où l'état-major du d'armée a décidé de concentrer les régiments d'artillerie lourde. Toutefois la commune est déjà occupée par les Allemands et les batteries se séparent par de nombreux itinéraires avant de se retrouver à Haveluy dans la soirée. De là elles rejoignent la région de Somain puis Bouvignies dans la nuit du 20 au 21. La , réduite par les combats, reçoit l'ordre le 22 de tenir le front entre Wavrin et La Bassée. Le rejoint Sainghin-en-Weppes le 23 à l'aube et occupe dans la soirée des positions à Sainghin et Wicres. Le 25, le 5/212 reçoit l'ordre d'aller se déployer à Willies. Deux des batteries partent s'y installer dans la nuit du 25 au 26, après le départ des unités britanniques qui occupaient la zone. La batterie restée à Sainghin tire dans la journée sur les Allemands qui tiennent le canal de La Bassée. Le 27, le régiment se retire sur Herlies alors que les Allemands percent le front sur le canal. Le se replie vers Ennetières, puis vers Armentières et Bailleul.
La est dissoute le 28 et le est rattaché à la d'infanterie stationnée à Bailleul. Il entame son repli vers Dunkerque le 29. Le se regroupe à Rosendaël avant de se préparer à embarquer. La (5/212) atteint Malo-les-Bains le 30 et se met en batterie à Teteghem. Peu après, elle reçoit l'ordre de rejoindre Dunkerque pour embarquer avec le reste du . Les deux batteries restantes sont attaquées en chemin et leurs deux capitaines sont tués et le lieutenant Perret, commandant la , gère l'embarquement des différentes unités.
La débarque au Havre et une partie de la se retrouve à Cherbourg. Le reste de l'unité arrive en Angleterre par Douvres ou Folkestone. Stationné un temps à Weymouth, le régiment rejoint Brest le et se regroupe à La Chapelle-Yvon le . Le régiment fait mouvement vers le sud par train, embarquant le à la gare de Morteaux-Coulibœuf. Le 17, le régiment subit de lourdes pertes lorsque son train est attaqué par l'aviation allemande à la gare de triage de la plaine de Baud à Rennes. Regroupé dans une caserne de la ville, le régiment y abandonne ses derniers matériels avant de reprendre le train pour Angoulême. Le 22, le régiment débarque en gares de Coarraze et de Nay, rejoignant à pied son campement d'Angaïs. Le régiment est dissout le .
Le compte à la fin de la guerre 22 tués, 237 disparus, 111 égarés, 38 rapatriés et 168 blessés.
Personnalité ayant servi au sein du régiment Henry Malherbe, officier au à partir du , venu du
Références
Bibliographie
Liens externes Témoignage et photographies d'un officier de la du en 1940 :
Catégorie:Unité d'artillerie française dissoute