Martin Schoock ( - 1669) est un universitaire néerlandais.
Biographie Martin Schoock naît en 1614 à Utrecht, dans une famille remonstrante. Il apprend le latin avec son grand-père Anton van Voorst, puis fait des études de droit à Franeker, peut-être de théologie et de philosophie à partir de 1632 à Leyde avec Antonius Walaeus et certainement de philosophie à Utrecht, avec pour enseignant Henri Reneri, ami de Descartes.. Il obtient un doctorat de philosophie sous la direction de Gisbertus Voetius, vers 1636.
Vers 1638, il devient professeur de littérature classique, de rhétorique et d'histoire à l'Athenaeum Illustre de Deventer, puis en 1640 professeur de logique et de physique à l'université de Groningue. Il est dès ses débuts, probablement le protégé de Gysbertus Voetius, pour qui il écrivit contre les remontrants et les catholiques avant même sa nomination à Utrecht ; et après la publication de la de Descartes, il fut entraîné dans le conflit entre Descartes et Voetius. Il publie en 1643 . Le livre contient de graves accusations, notamment celle selon laquelle Descartes serait un second Vanini, exécuté en 1619. Descartes s'est plaint d'avoir été diffamé par Schoock qui reconnaît qu'il n'a que très peu participé à l'écriture de cet ouvrage dont l'auteur selon lui est Voetius.
Acculé, Voet a accusé Schoock ce qui l'a conduit en 1645 en prison, et à une rupture irréconciliable. L'amertume qui en a résulté a duré toute une vie et Voet en est venu à symboliser pour Schoock, non seulement un ennemi personnel, mais aussi une vision du monde d'une rigueur déplacée, un « pseudo-précisionisme » qu'il a longuement attaqué dans son de 1658.
En 1666, poursuivi par des problèmes financiers et une réputation méritée d'alcoolisme, il s'enfuit à Francfort-sur-Oder, où il est nommé historien officiel de l'électeur de Brandebourg et professeur à l'université de Francfort-sur-Oder. Il y meurt en 1669.
Philosophiquement, Schoock est aristotélicien, mais il est difficile de donner à son œuvre une caractéristique d'ensemble. Très intéressé par les problèmes pratiques, il laisse un Traité des tourbes, un Éloge de la surdité, un traité De la poule et de l’œuf et un autre sur L'Aversion au fromage..
Le de 1664 traite à la fois de des aspects médicaux et culturels des éternuements ; en particulier des coutumes de bénédiction des éternuements.
Cet ouvrage fait suite à un ouvrage du médecin et professeur de l'Université de Wittemberg, Conrad Victor Schneider (1614-1680) : dans son de 1655, puis dans son De catarrhis de 1660-62 et 1664, Schneider démontre que le nez, comme on le croyait depuis Hippocrate et Galien, n'est pas l'émonctoire du cerveau (d'où l'expression de « rhume de cerveau »). La révocation de cette théorie dite « catarrhale », si elle n'est pas entérinée par l'ensemble du corps médical, autorise déjà une modification de la théorie des éternuements, réalisée par le traité de Schoock de 1664. C'est un témoignage intéressant sur le changement d'opinion au contact de l'œuvre de Schneider.
Le est commenté dans le premier numéro du Journal des savants de Denis de Sallo , de . Le Journal annonce que le traité a déjà été publié 15 ans plus tôt ( de 1649, œuvre disparue) et que l'auteur en 1664 a complètement changé d'opinion:
Le de 1649 ayant été perdu on ne peut que s'en faire une idée par un large extrait cité dans le de 1664 :
Le texte de remplacement en 1664:
Schoock tient un discours opposé à son ancien complice et désormais ennemi, Voetius (1589-1676) qui avait lui aussi tenu débat sur la superstition, abordant en appendice le thème des éternuements.
Le , traité du beurre, est commenté dans le premier numéro du Journal des savants du :
Références
Ouvrages
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Bibliographie . .
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