vignette|Réfugiés Lhotshampas dans le camp de Beldangi (Damak, Népal). Le nettoyage ethnique au Bhoutan fait référence à une série d'initiatives visant à retirer les Lhotshampas, ou népalais de souche, du Bhoutan.

Les tensions interethniques se sont intensifiées au Bhoutan, entraînant la fuite de nombreux Lhotshampas du Bhoutan vers le Népal, dont beaucoup ont été expulsés par l'armée bhoutanaise. En 1996, plus de 100 000 réfugiés bhoutanais vivaient dans des camps de réfugiés au Népal. Beaucoup ont depuis été réinstallés dans les pays occidentaux. Expulsion des Lhotsampas Dans les années 1980, dans l'intention de renforcer l'identité nationale bhoutanaise, la campagne « une Nation, un Peuple » fut lancée afin d'intégrer les groupes ethniques et culturels périphériques dans la société bhoutanaise traditionnelle. L'ancien code de conduite dit Driglam namzha et l'usage de la langue officielle dzongkha furent rendus obligatoires.

À peu près à la même époque, le premier recensement national dans l'histoire du Bhoutan confirma l'existence d'une importante population d'origine népalie au sud du pays. Cette population minoritaire, les Lhotshampas, obtint officiellement la nationalité bhoutanaise en 1958 http://www.globalpolitician.com/21989-bhutan. Néanmoins le gouvernement revint ultérieurement sur cet accord et décida que les Lhotshampas étaient des immigrants illégaux.. À la suite de quoi ils furent expulsés du pays par des méthodes qualifiées de purification ethnique, avec des incidents rapportés par des journaux tels que le Washington Post http://www.encyclopedia.com/doc/1P2-883928.html.

Les forces de sécurité furent utilisées contre les Lhotsampas https://www.hrw.org/en/news/2008/01/31/bhutans-ethnic-cleansing. Selon l'ancien citoyen bhoutanais Dorje Gurung, « nous avons été menacés. Ils nous ont dit que nous devions quitter le pays dans les quinze jours, sinon nous serions torturés ou tués. » Du fait de ces persécutions et de cette ségrégation raciale, ces populations se réfugièrent au Népal, où elles furent recueillies dans des camps administrés par le Haut-Commissariat aux Réfugiés des Nations unies (UNHCR).

Malgré les tentatives de médiation entre les gouvernements du Bhoutan et du Népal pour résoudre ce problème, le nombre de réfugiés a augmenté jusqu'à cent mille, les citoyens bhoutanais expulsés fondant des familles et élevant leurs enfants dans ces camps. Tandis que le Bhoutan soutient que certains de ceux qui vivent dans ces camps sont des opportunistes profitant des aides du UNHCR, le problème s'est aggravé avec la réduction des subventions http://www.bhutannica.org/index.php?title=Bhutan:_A_Kingdom_Besieged.

En 2007, en dernier recours, le gouvernement américain a annoncé qu'environ réfugiés seraient accueillis aux États-Unis https://edition.cnn.com/2008/WORLD/asiapcf/03/25/bhutan.refugees/index.html. D'autres pays se sont joints à ce programme, comme le Canada, qui a accepté de recevoir personnes, et la Norvège 200 http://www.cic.gc.ca/english/refugees/outside/bhutanese.asp.

Notes et références

Bibliographie

Catégorie:Histoire du Bhoutan Catégorie:Nettoyage ethnique en Asie