Grégory Doucet, né le à Paris, est un homme politique français, maire de Lyon depuis 2020.

Diplômé de l'École supérieure de commerce de Rouen, il travaille d'abord dans le domaine humanitaire, notamment au sein d'Handicap International, avant de s'engager en politique à partir des années 2010. Militant écologiste, il est membre des Verts puis des Écologistes.

Candidat en position inéligible lors des élections municipales de 2014 à Lyon, il devient secrétaire de la section écologiste lyonnaise en 2017 avant d'être candidat à la mairie en 2020. Arrivé en tête du premier tour, il rallie le reste de la gauche au second tour et remporte le scrutin, devenant le premier édile écologiste de la capitale des Gaules.

Il conserve sa fonction après les élections municipales de 2026.

Biographie

Jeunesse et famille

Né à Paris en 1973, Grégory Doucet grandit aux Ulis (Essonne).. Son père est cadre dans l'industrie pétrolière et sa mère est secrétaire dans une banque.. Il est père de quatre enfants.

Formation et carrière professionnelle Il est diplômé de l'ESC Rouen..

Étudiant, il occupe le siège de président du Groupement étudiant national d’enseignement aux personnes incarcérées (Genepi), association œuvrant pour le décloisonnement des prisons et pour la réinsertion des personnes incarcérées. Il travaille également auprès des gens du voyage.

Il fait ensuite carrière dans l'humanitaire dans l'association Planète Enfants & Développement., et travaille dans ce cadre à Manille (Philippines) de 2002 à 2006, puis à Katmandou (Népal) de 2006 à 2008.. À son retour en France, il réside quelques mois à Corbeil-Essonnes puis rejoint Handicap International en 2009 à Lyon, comme chargé des opérations en Afrique de l'Ouest, ce qui le conduit à s'installer à Lyon...

Parcours militant et écologiste Débuts chez les Verts et à EELV Grégory Doucet s’engage au sein du mouvement EELV en 2006, tout en militant dans plusieurs associations à vocation environnementale. Il revendique un engagement de longue date en faveur de la transition écologique et est .

En 2014, il est candidat sur la liste écologiste aux élections municipales de 2014 pour la mairie du arrondissement de Lyon, en position non éligible.

En 2017, il est élu secrétaire de la section lyonnaise d'Europe Écologie Les Verts, poste qu'il quitte fin 2019 en raison de sa participation à la campagne électorale des municipales à Lyon.

Lors des élections législatives de 2017, il cherche à se porter candidat mais n'est pas retenu en raison d'un accord entre EELV et le Parti socialiste (PS). Il figure à la place sur la liste conduite par Yannick Jadot lors des élections européennes en 2019. Parallèlement, il fait partie des organisateurs des marches pour le climat à Lyon..

Campagne municipale de 2020 En vue des élections municipales de 2020, il participe à « Madame Z », initiative portée par Renaud Payre, directeur de l'Institut d'études politiques de Lyon, qui , puis quitte le dispositif après les Journées d'été 2019 d'EELV. Lors des primaires organisées en par EELV pour désigner la tête de liste du parti, il l'emporte face à Bruno Charles et Étienne Tête, tous deux élus sortants et figures historiques du parti, avec 61 % des voix. Il réaffirme alors le choix d'EELV de constituer une liste autonome au premier tour, et exclut toute alliance avec La République en marche entre les deux tours..

Il fait notamment campagne sur l'instauration de repas issus à 100 % de l'agriculture biologique, la réduction de la consommation de viande et l'approvisionnement à 50 % en local dans la restauration collective, la réduction de la circulation automobile et le soutien à la mobilité active, la création de forêts urbaines, le ralentissement des constructions dans certains quartiers, notamment celui de la Part-Dieu, l'accélération de la rénovation thermique des logements et l'opposition au projet de bouclage du boulevard périphérique de Lyon...

Sa liste arrive en tête du premier tour avec 28,46 % des voix, tous arrondissements cumulés..

Entre les deux tours, il scelle une alliance avec Sandrine Runel et Renaud Payre (union de la gauche), et obtient le ralliement de Nathalie Perrin-Gilbert, maire du arrondissement de Lyon, à qui il promet le poste d'adjointe à la culture. Il reçoit également le soutien du PS, du Parti communiste français, de La France insoumise, ainsi que des députés Hubert Julien-Laferrière et Matthieu Orphelin (ex-LREM).

Face aux listes de Yann Cucherat et de Georges Képénékian lors d'une triangulaire, ses listes remportent le second tour avec 52,4 % des suffrages..

Tête de liste dans le arrondissement de Lyon, il l'emporte également au second tour avec 49,95 % des voix, devant la liste de Béatrice de Montille (LR) et celle de Georges Képénékian (divers centre).. Sa victoire constitue une rupture historique, dans le contexte d'une forte progression des listes écologistes qui remportent plusieurs autres grandes villes françaises..

Le , lors du conseil municipal d'installation, il est élu maire de Lyon avec sur 73, succédant à Gérard Collomb...

Maire de Lyon (depuis 2020)

Premier mandat (2020-2026) Sa majorité suivant les élection allie un groupe de quarante élus écologistes à une douzaine d'alliés de gauche : socialistes, insoumis, du PRG, communistes, et de Génération.s. À son entrée en fonction, Grégory Doucet annonce une baisse de son indemnité d’élu : initialement fixée à 8 500 € brut par mois, l’indemnité a été réduite à 7 500 € brut par mois par délibération du conseil municipal en , une mesure de « sobriété », les deux indemnités de maire (7500 €) et de conseiller métropolitain (1341€) portant sa rémunération totale au dessus du seuil maximal, la soumettant de facto à écrêtement. L'ensemble des mesures du premier budget de la mandature sont analysées à l'aune de l’égalité entre les femmes et les hommes, ce qui constitue une première pour une ville de plus de habitants...

Gestion de la crise sanitaire de la Covid-19 Son mandat débute au milieu de la pandémie de Covid-19, alors en cours depuis quelques mois. Pour pallier la chute brutale de l'activité des acteurs culturels entre les mois de mars et d' du fait de la crise sanitaire de la Covid-19, le nouvel exécutif municipal annonce lors de son premier conseil municipal la création d'un fonds de soutien de d'euros au secteur culturel du territoire lyonnais, qui s'ajoute aux différentes aides et dispositifs existants prévus par l'État et les autres collectivités territoriales. En , il plaide avec le président de la Métropole de Lyon Bruno Bernard pour la réouverture des lieux culturels en demandant au gouvernement de reconsidérer la prolongation de leur fermeture..

Le , le Palais des Sports de Gerland est réquisitionné par la préfecture et transformé en un centre de dépistage à destination des personnels soignants et des personnes cas contact et symptomatiques, devenant l'un des plus gros centre de dépistage sur le territoire français... Le , une partie du centre est affectée à la campagne de vaccination contre le virus...

Végétalisation À l'automne 2020, le nouvel exécutif engage un projet de végétalisation afin de créer de nouveaux îlots de fraîcheur, dans le but de limiter les pics de chaleur et la minéralisation urbaine.. Notamment, une campagne de plantation de plusieurs vergers urbains est lancée avec pour objectif de . Le projet n'a pas pour vocation d'assurer l'approvisionnement alimentaire de la ville de Lyon, mais de servir d'outils pédagogiques pour inciter à préserver la biodiversité et à œuvrer une alimentation saine.

Il fait voter en 2021 l' pour agir notamment contre les canicules. Le projet « Lyon 2030 », lancé en 2022, vise la neutralité carbone de la municipalité en huit ans.. En 2025, 14 hectares ont été végétalisés et perméabilisés. En outre, une ferme métropolitaine de 4 hectares permet d'alimenter 38 collèges de l'agglomération en légumes bio.

Menus sans viande dans les cantines scolaires En , la Ville de Lyon reconduit la mesure d’un menu unique sans viande dans les cantines scolaires, invoquant des contraintes logistiques liées à la pandémie de Covid-19, notamment la nécessité de réduire le temps de service et le brassage des élèves. Plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin et le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie y voient une forme d’idéologie anti-viande et un .

La municipalité rétablit par la suite la diversité des menus, incluant de nouveau des plats à base de viande à la rentrée suivante« Menus scolaires à Lyon : retour de la viande à la rentrée prochaine », Le Progrès, 21 juin 2021..

Mobilités Le week-end du et du , la municipalité mène une grande expérimentation de piétonisation de centre-ville de Lyon, avec pour objectif de .. Dès la première rentrée scolaire de son mandat, sept rues desservant douze écoles sont définitivement piétonnisées.. À terme, la municipalité ambitionne de piétonniser l'ensemble des lyonnaises...

Par la suite, Grégory Doucet lance le projet d’une zone à trafic limité (ZTL) pour le centre‑ville de Presqu’île de Lyon (secteur compris entre la place Bellecour et la place des Terreaux) dans le cadre du programme « Presqu’île à Vivre », visant à réduire la circulation automobile, développer les mobilités douces et améliorer la qualité de vie en milieu urbain. Le périmètre de la ZTL entre en vigueur le , avec un accès réservé aux « ayants‑droit » (résidents, commerçants, livreurs, taxis, transports de secours) via bornes, badges ou reconnaissance des plaques ; les véhicules de transit y sont interdits.

Grégory Doucet annonce la mise en place dans toute la ville, d'ici la fin de son mandat, du (), inspiré de Barcelone, consistant à canaliser la circulation automobile autour de miniquartiers priorisant la mobilité active et des espaces de détente. En , il annonce la généralisation de la limitation de vitesse à dans la ville de Lyon au printemps 2022..

Le réseau de tramway connait un grand développement durant le mandat avec le lancement de la construction de 3 nouvelles lignes, le prolongement de la ligne T6 mais aussi, en utilisant l'infrastructure existante, le prolongement de la ligne T2 jusqu'à l'hôtel de région et la création de la ligne T7. En 2026 et 2027, sont programmées les mise en service du prolongement de la ligne T6 et la ligne T10. Avec la piétonisation et le développement des transports en commun, en 2025, le trafic automobile a baissé de 22 % depuis 2019 en intramuros, alors que l’usage des vélos a augmenté de 60 %.

Vidéoprotection Dès le début de son mandat, le maire de Lyon, Grégory Doucet, engage un audit du dispositif existant à Lyon, estimant que la ville dispose déjà d’une couverture importante de caméras et souhaitant privilégier un redéploiement plutôt qu’une augmentation immédiate du parc. Début 2021, il considère que .

En , il se défend de vouloir retirer des caméras. En , alors que la région Auvergne-Rhône-Alpes se propose de subventionner à hauteur d’un million d’euros un programme de déploiement de nouvelles caméras, la municipalité préfère réorienter la subvention vers d'autres équipements de sécurité ou des équipements publics dont des toilettes publiques inclusives.

En 2025, la municipalité saisit le collège d’éthique à la ville de Lyon pour lui soumettre de nouvelles implantations de caméras fixes dans des zones sensibles. En parallèle, les effectifs de police municipale sont renforcés.

Congé menstruel En , la Ville de Lyon met en place un dispositif de congé menstruel à destination des agents de la mairie (fonctionnaires et contractuelles) souffrant de règles douloureuses. Cette mesure, qui s’inspire d’expériences menées dans d’autres pays européens, permet l'attribution de trois jours d'autorisation d'absence par cycle menstruel pour les femmes souffrant d'endométriose.