Marie de France, née en à Château-Thierry et morte le à Paris, est l'une des filles du roi et de sa troisième épouse Jeanne d'Évreux.
Biographie Marie est la deuxième fille de , roi de France et de Navarre, et de sa troisième épouse Jeanne d'Évreux. Elle voit le jour à Château-Thierry peu après le , date à laquelle son père confirme le testament que vient de rédiger sa mère. Les continuateurs de la Chronique de Guillaume de Nangis précisent que sa sœur aînée Jeanne meurt peu après sa naissance, entre et le . Lorsque s'éteint à son tour le , Jeanne d'Évreux est une troisième fois enceinte. La venue au monde d'une fille prénommée Blanche deux mois plus tard scelle la fin des Capétiens directs, en vertu de la coutume qui écarte les femmes de la succession au trône de France, formalisée bien plus tard sous le nom de loi salique, ce qui empêche les deux filles survivantes de de prétendre à sa succession.
Ainsi, le plus proche parent mâle du défunt roi en termes de primogéniture agnatique est son cousin, qui monte sur le trône sous le nom de . En dépit de l'avènement de sur le trône de France, Jeanne d'Évreux revendique pour ses deux filles le trône de Navarre, pourtant attribué à Jeanne, fille du roi et qui en avait été écartée par ses oncles et . Afin d'éteindre les prétentions de Jeanne d'Évreux, et son époux Philippe d'Évreux proposent en de les lui acheter en lui allouant une rente annuelle de . Les négociations s'éternisent pourtant, car Jeanne d'Évreux réclame en une somme de , et ne sont toujours pas résolues lorsque Marie meurt prématurément à Paris le à l'âge de quatorze ans.
Après sa mort, Marie de France repose auprès de son père dans la nécropole royale de la basilique de Saint-Denis. Son tombeau, achevé par le sculpteur Jean de Liège vers 1381, était situé dans la chapelle du transept Nord. Marie y était représentée coiffée d'une couronne qui ceignait le bandeau incrusté de plomb entourant sa tête, tandis qu'un dais orné de fleurs de lys surplombait son gisant. François Roger de Gaignières a représenté le gisant de Marie de France dans un dessin du , mais sans sa couronne, ni ses mains jointes en prière, peut-être détruites au cours des guerres de religion le siècle précédent. Les tombeaux de Marie et de sa sœur Blanche sont profanés le 19 octobre 1793 par les révolutionnaires. Toutefois, le buste du gisant est épargné et récupéré deux ans plus tard par le médiéviste Alexandre Lenoir. Sous la Restauration, en 1816, ce dernier le restitue à , qui le dépose dans la basilique de Saint-Denis. Le buste est ensuite présenté dans la collection de Pierre Dufay à Paris en 1900, avant de disparaître puis de réémerger dans les années 1920 dans la collection de George et Florence Blumenthal à New York. Depuis le décès de George Blumenthal en 1941, il est conservé au Metropolitan Museum of Art de New York.
Ascendance
Notes et références
Bibliographie . . .
Catégorie:Capétien direct Catégorie:Fille de France Catégorie:Naissance en 1326 Catégorie:Naissance à Château-Thierry Catégorie:Décès en octobre 1341 Catégorie:Décès à 14 ans Catégorie:Décès à Paris Catégorie:Personnalité inhumée dans la basilique Saint-Denis Catégorie:Charles IV le Bel