Le camp de Ludelange, était un casernement de sûreté de la ligne Maginot destiné à accueillir un bataillon d'infanterie de forteresse. Il fait partie des constructions régimentaires de la ligne Maginot et du secteur fortifié de la Crusnes.

Description Sa construction a débuté en Wikimaginot - CS Ludelange, il est opérationnel en lors de l'entrée en guerre. Contrairement aux camps de sûreté standardsDefinition camp de sûreté, le camp de Ludelange n'était pas prévu pour accueillir une garnison permanente, et ne fut réellement occupé qu'en temps de guerre. Les camps de sûreté étant normalement prévus pour maintenir un effectif minimum à la défense d'urgence.

Histoire Entrée en guerre Au début de la guerre, il accueille le du devenu le Wikimaginot - 128e RIF jusqu'en 1940. Le régiment assurera la défense du sous-secteur d'Aumetz, dont le PC du 1er bataillon sera installé dans l'abri du gros-bois, commandé par le Chef de Bataillon Vacquier.

Occupation allemande Sous l'occupation, il sera réquisitionné par l'armée allemande. Il servira, dans un premier temps, pour le regroupement des prisonniers de guerre français avant leur déportation vers les camps allemandsSite officiel de la mairie de Tressange. Il sera ensuite utilisé pour la détention de prisonniers polonais et russesArticle de Gérald Arboit sur l'empreinte militaire en Lorraine qui travailleront de force dans les mines de fer de la région.

Selon quelques témoignages d'habitants recueillis à l'époque par la commune, les conditions de détention de ces travailleurs forcés auraient été très difficiles. La mise au jour d'une fosse commune derrière le bâtiment du stand de tir lors d'une fouille dans les années 1960, pourrait indiquer que des exécutions y ont également eut lieu.

Après guerre Après la fin de la guerre, le camp est réaménagé et requalifié en tant que centre mobilisateur (CM62) jusque dans les années 1970.

Etat actuel Il fut entièrement détruit à la suite du rachat du terrain par la commune de Tressange dans les années 1970 et au classement en zone d'aléas miniers. Le terrain du camp est aujourd'hui privéArticle du Republicain Lorrain du 1er nov 2019.

Seuls la cité des officiers et le mess-hôtelFiche Maginot communauté de communes Portes de France pour officiers de passage, ont été épargnés et sont aujourd'hui des habitations privées. On peut toutefois encore voir le portail de l'entrée du camp, le long de la route de Boulange.

Articles connexes Liste des camps militaires français Secteur fortifié de la Crusnes Liste des ouvrages de la ligne Maginot Notes et références

Catégorie:Ancien camp militaire en France Catégorie:Entre-deux-guerres Catégorie:Secteur fortifié de la Crusnes Catégorie:Ligne Maginot en Moselle