GINK est l'acronyme de , terme anglais pour désigner les personnes qui font le choix, pour des raisons écologiques, de ne pas avoir d'enfant. Faute d'équivalent en français, on parle alors d'un gink, des ginks. Ils constituent une partie des « sans enfant par choix » (en anglais ).

Le terme fait écho au plus ancien DINK () qui définit depuis les aux États-Unis les couples sans enfants dont les deux membres travaillent.

Origine Le mouvement est fondé aux États-Unis par Lisa Hymas, éditorialiste au Huffington Post.... il s'agit d'un mot d'argot américain péjoratif qu'on peut traduire par « mec, type »..

En Europe, la Française Corinne Maier dans son ouvrage , Quarante raisons de ne pas avoir d’enfant, le philosophe belge Théophile de Giraud () et le scientifique Jean-Loup Bertaux tiennent des positions similaires, liant maîtrise de la démographie et contrôle des naissances.. L'ancien ministre de l'Écologie Yves Cochet a été un des premiers à prôner un « néomalthusianisme modéré » en 2009.

Philosophie Les ginks estiment que dans l'état de surpeuplement qui selon eux caractérise la Terre, procréer contribuerait à l’aggravation du problème et à l'épuisement des ressources naturelles. Ils estiment par leur choix réduire leur empreinte écologique, arguant d'une étude publiée en 2017 dans qui conclut qu'éviter une naissance épargne autant d'émission de que qui opteraient à vie pour le recyclage de leurs déchets ou que qui renonceraient à utiliser une voiture.. Selon cette même étude, un enfant de moins par famille dans les pays développés permettrait d'éviter les émissions de 58,6 tonnes de chaque année.. Pour Jean-Loup Bertaux, la valeur pour la France est de 40 tonnes..

Les ginks développent en outre une vision pessimiste de la vie de leurs enfants potentiels : ..

En France, les quelque (en 2018) de l'association « Démographie responsable » incitent à une décroissance progressive de la population et réclament que le taux de fécondité cesse d'être encouragé par le gouvernement.

À l'extrême, d'autres militants prônent la stérilisation et la vasectomie définitives et Lisa Hymas promeut le « Mouvement pour l’Extinction Volontaire de l’Humanité ».

Ces activistes constituent une fraction minoritaire des 5 % de la population française qui dit ne pas souhaiter avoir d’enfant, selon un sondage de 2010, ceux-ci exprimant majoritairement un simple désir de liberté et d'épanouissement personnel.

Henry de Sussex et Meghan Markle annoncent en 2019 ne pas vouloir plus de deux enfants afin de préserver la planète..

Pour le démographe Jacques Véron de l'Ined, la forte augmentation de la population est . Il relève que plusieurs rapports alertent de l'effet de la sur l'environnement..

Critiques L'écologiste Pierre Rabhi estime en revanche que l’« argument démographique est une imposture : il y a largement de quoi nourrir tout le monde » et le véritable problème est celui de la répartition des ressources. Une position voisine est tenue par le pape François (« accuser l’augmentation de la population et non le consumérisme extrême et sélectif de certains est une façon de ne pas affronter les problèmes »). que davantage que la seule démographie, c'est la surconsommation dans les pays riches qui a le plus d'impact sur l'environnement : un bébé qui naît aux États-Unis émettra 91 fois plus de dioxyde de carbone qu'un enfant qui vient au monde au Bangladesh. Pour Hervé Le Bras, .

Selon cette vision, l'argument écologiste masquerait des considérations plus égoïstes : préservation d'un mode de vie individualiste et consumériste, liberté financière et absence d'entrave.

Jacques Véron remarque les échecs des politiques publiques pour une décroissance démographique harmonieuse. Selon lui . Il ne considère pas que la diminution de la population est une en raison de la complexité de la crise écologique, alors que l'humanité pourrait devenir vieillissante.

Bibliographie . .

Articles connexes Mouvement pour l'extinction volontaire de l'humanité

Notes et références

Catégorie:Mouvement social Catégorie:Malthusianisme