Pierre Claret de Fleurieu, né le à Neuilly-sur-Seine et mort le dans le Archives en ligne de Paris, arrondissement, année 1976, acte de décès , cote 7D 284, vue 13/21, est un militaire, aviateur et un entrepreneur français dont la famille est issue de la noblesse lyonnaise.
Biographie . Charles Pierre Claret de Fleurieu repose au Panthéon..
Il semble que Pierre ait hérité de ses ancêtres le goût du risque et de l’aventure. Enfant, il a déjà des penchants téméraires voire inconscients. Avenue Kléber, au étage, il s’amusait à un jeu dangereux en se balançant dans le vide depuis son balcon !
Élève chez les Jésuites, la guerre éclate alors que Pierre est encore mineur, mais il brûle ardemment de s’engager. Son père, Robert de Fleurieu lui demande d’abord de réussir ses « bachots ». Le sésame en poche, il s'engage au Dragons
Après être sorti de Saint-Cyr en , il est affecté au Dragons avec le grade de sous-lieutenant. Le régiment charge les mitrailleuses en courant, lance à la main, sur le front de la Somme. Il y décroche déjà la Croix de guerre avec une citation pour avoir ramené sept corps de soldats depuis le champ de bataille.
En 1916, voulant poursuivre le combat dans l’infanterie, il est affecté au bataillon de chasseurs à pied, selon-lui « l'un des plus glorieux régiments de France ».
Excédé par la guerre des tranchées, il souhaite passer dans l'aviation malgré les nobles réticences de son père Robert qui rechigne à voir son fils faire un métier de « mécanicien » après avoir commandé des hommes. Finalement, il est encouragé dans cette voie par ses chefs et entre en 1917 dans l'escadrille Spad 95 commandée par le Lt Hugues.
, il s'illustre dès ses débuts en 1918, en abattant 4 avions allemands en 10 jours : le , , et le . Ce jour-là, au cours d’un combat où il voit un ami, Claude de Montrichard, en grande difficulté au milieu de douze avions allemands, il décide de les charger seul et reçoit en échange une balle incendiaire dans le bras droit.
Il réussit l'exploit de sauver son ami et d'atterrir dans les lignes françaises. Gravement blessé, il est envoyé croupir dans un hôpital de campagne d’où il est tiré in extremis par ses camarades et déposé en voiture devant une clinique avenue des Champs Élysées, où opère l'un des plus grands chirurgiens de son temps : le de Martel.
Amputé avec succès, il est sauvé. Pierre a seulement 21 ans et vient de recevoir la légion d'Honneur. Finalement, il décide malgré son handicap de revoler et réussit la prouesse d'accomplir quelques missions jusqu’à la victoire.
Il termine la guerre avec la citation suivante : « Magnifique soldat. À toujours fait l'admiration de ses chefs et de ses camarades par son mépris absolu du danger et son ardent désir d’être toujours désigné pour les missions les plus périlleuses. »
En 1933, dans l'hebdomadaire Aéro, il revient sur son métier de chasseur pendant la Première Guerre mondiale :
Après la victoire, il décide de servir la cause de l'aviation civile. Dès , il écrit un article dans le magazine La vie Aérienne, où il fait déjà la promotion d’une aviation moderne. Il écrit : « Il paraît impossible que l’aviation ne prenne pas très vite une place analogue à celle que l’automobile occupe actuellement dans nos mœurs. Sans rendre les mêmes services, elle complètera son action, pour toutes les distances supérieures à un certain minimum. »
Pierre de Fleurieu réalisera son rêve. Alors qu’il est employé à la banque Aristide Blank, Il fonde la CFRNA, première compagnie européenne et transcontinentale de l’Histoire.Il devait partir de rien. Il fallait innover en tout, et créer absolument tout.Il n’y avait à l’époque pour une telle ligne : ni infrastructures, ni avion, ni terrains d’aviations, ni accords internationaux, ni subventions et aucun pilote puisqu’on n’avait jamais transporté des passagers sur une distance aussi longue. Il réussira et passera en particulier deux accords majeurs avec l’État français en qualité de directeur de la Franco-Roumaine le et le où il obtient des subventions importantes.
Peu après, il devient directeur et administrateur de l'usine Louis Blériot pour l'étranger. À cette place, il noue de nombreux contacts et notamment en Roumanie où il installe une usine Blériot. Cette opération sauva le constructeur français, alors en grandes difficultés financières.
Au cours d'un voyage en train, il rencontre André Citroën qui le recrute littéralement de force pour le nommer à une place de directeur, toujours pour l’international.
Il poursuivra sa carrière de chef d’entreprise aventurier qui l’emmènera dans la jungle du Brésil où il prospectait pour trouver de nouvelles terres agricoles. Il y rapportera une herbe locale, le Maté, dont il fonda une compagnie d'exploitation « Le comptoir international du Maté » avec pour partenaire Philippe de Rothschild ! Il s’orientera en particulier et surtout à la fin de sa vie dans l’immobilier.
Il aura encore l'occasion d’illustrer son courage pendant la Seconde Guerre mondiale, en fondant et en commandant un maquis de résistance dès le débarquement des alliés en Afrique du Nord, le à Tursac en Dordogne (PC au Château de Marzac) sous le pseudonyme Capitaine « Vézère ».
Le groupe Vézère est attaché à l'Armée Secrète (AS) du bataillon FFI et entre en action le 6 juin 1944 avec un effectif de 144 hommes. Le Corps-Franc est composé principalement de cultivateurs des classes 41 à 45. Le corps-francs se concentre aux Eyzies, à Sireuil, à Tursac, et au Moustier. Le Corps-Franc Vézère est engagé contre les forces allemandes au Moustier, à Marennes-Oléron où il subit un bombardement, du Chapus et de l'opération de RoyanArchives collectives des Forces françaises de l'intérieur (ministère des armées) GR 19 P 24/17.
A Royan, le groupe Vézère forme une compagnie régulière à partir du Bataillon Roland. la compagnie Vézère y reste juste après l'attaque de Royan à laquelle il participe.
Le groupe Vézère le est finalement intégré avec d'autres unités à la brigade RAC du RI, commandée par Rodolphe Cezard. Le corps franc Vézère a été officiellement homologué par la commission départementale de Dordogne de la Région militaire, le .
Il termine sa carrière de soldat en recevant la cravate de commandeur de la Légion d'Honneur.
Il a publié ses mémoires à compte d'auteur, intitulées simplement mémoires ainsi qu'un recueil de Poèmes.
Il meurt à Paris le et est enterré à Tursac dans le Périgord.
Distinctions
à titre militaire (décret du ) ; officier du , chevalier du ; avec trois palmes et une étoile d'argent (4 citations dont 3 à l'ordre de l'armée) ; (3 citations) ;
(1 blessure de guerre le par balle de mitrailleuse).
Pour approfondir Bibliographie
https://www.sudouest.fr/2020/11/23/ce-perigourdin-qui-a-cree-la-premiere-compagnie-aerienne-europeenne-8109136-2181.php Biographie du site s.claretdefleurieu.free.fr
Liens externes
Notes et références Écrits de Pierre Claret de Fleurieu
Autres sources
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