Le de chars de combat () est une unité de chars de l'armée française.
Le () est créé pendant la Première Guerre mondiale au sein du de chars. Devenu le premier bataillon de ce régiment (1/), le devient une unité formant corps à la mobilisation de 1939. À l'issue de la bataille de France, le bataillon est dissout.
Historique du Le du d'artillerie spécial est créé le au camp de Cercottes. Il regroupe les , et compagnies, créées en juillet. Le régiment rejoint le camp de Bourron puis le camp de Mailly. Il est mis à la disposition de la le . Le part ce jour-même pour Saint-Quentin. Le bataillon regroupe 68 Renault FT.
Arrivé à la gare de Saint-Quentin le , il reçoit l'ordre d'aller soutenir l'attaque que le va lancer le lendemain matin. Malgré de graves difficultés liées à l'absence de camions adaptés au transport des chars, deux des compagnies arrivent à temps pour l'attaque : la soutient l'attaque du d'infanterie (RI) en direction de Grougis et Tupigny et la celle du de chasseurs à pied et du de chasseurs alpins de la d'infanterie vers Petit-Verly. Soutenu par les chars, le prend Grougis à tandis qu'au soir les chasseurs ont avancé mais n'ont pas pris Petit-Verly. Le 18, les deux sections disponibles de la soutiennent l'attaque du dans l'après-midi. La repart à l'attaque, en deux vagues : en tête, la doit soutenir le puis la avec le . La s'égare et la rejoint les premières lignes de l'attaque lancée au matin du 18. Les chasseurs prennent Petit-Verly et la section Vernant de la va même soutenir l'attaque du d'infanterie voisin sur Mennevret. À , les Allemands reprennent Petit-Verly et la participe avec succès à la contre-attaque victorieuse des chasseurs. Les Allemands retraitent le 18 au soir et les chars ne reprennent pas contact avec leur ennemi. Le bataillon quitte Petit-Verly le , laissant seulement 6 chars irrécupérables.
Le , les trois bataillons du régiment soutiennent l'attaque de la de chasseurs qui doit exploiter la prise de Villers-le-Sec. Le , surtout la placée en tête, appuie le qui prend Pleine-Selve. Il continue de soutenir ce groupe le 27 et le . Le régiment et ses trois bataillons sont cités à l'ordre de l'armée pour leur action entre le 26 et le .
Le repasse en réserve le . Il doit soutenir la d'infanterie le destinée à exploiter la percée du front allemand mais ces derniers reculent tant que les premières lignes françaises exploitent elles-mêmes leur succès. Revenus à Saint-Quentin, le y reste jusqu'en , sans moyens de transport. Le régiment passe le Rhin en . Mi-novembre, le et le rejoignent Metz, nouvelle garnison du .
En 1920, le du devient le bataillon du .
Historique du
alt=Charles de Gaulle en uniforme de militaire et Albert Lebrun en pardessus et chapeau, devant un char|vignette|Le colonel de Gaulle, chef des chars de la et ancien commandant du présente les D2 du au président Lebrun le à Goetzenbruck. Le , le premier bataillon du devient le , après la mobilisation de l'échelon B de ses réservistes. Il est équipé de chars D2 de la première série produite, à canon de 47 mm SA 34.
Finalement affecté au GBC 517, le bataillon se sépare le de sa , qui devient la CACC (compagnie autonome de chars de combat) désignée pour appuyer le Corps expéditionnaire français en Scandinavie.
Ainsi, lorsque débutent les hostilités le , le BCC dispose de 44 chars pour seulement 30 équipages et deux compagnies sur trois sont équipés du nouveau canon de SA 35.
Le , des éléments des et du BCC sont chargées d'appuyer la DIC lors d'une offensive dans la région d'Amiens. Sur les 15 blindés engagées au départ, 12 participeront effectivement à l'attaque. Le bilan est à nouveau très lourd car 8 chars sont perdus.
Le , le bataillon remet ses chars survivants au parc de Périgueux. Les soldats du régiment commencent à être démobilisés. Le est finalement dissout le .
Historique de la Mise sur pied le , la compagnie perçoit alors 15 chars D2 de nouvelle fabrication en remplacement de ses D2 plus anciens.
Les 14 chars D2 de la CACC, sous les ordres du capitaine Idée, sont répartis en quatre sections de trois chars, un char de commandement et un char d'échelon. La CACC du capitaine Idée ne sera finalement pas envoyé en Norvège. La compagnie est affectée à la toute nouvelle DCr et combat le sous le commandement du colonel Charles De Gaulle à Montcornet, au nord-est de Laon, contre des éléments de la Panzerdivision. Alors qu’elle vient de rejoindre le BCC, elle est à nouveau engagée les 19 et contre les IR 119 et 75 (régiments d’infanterie allemandsRespectivement des divisions d'infanterie 25 et 5.), à Crécy-sur-Serre et Festieux. Réintégrée le au BCC, la compagnie retrouve les chars laissés à sa création et redevient la du bataillon. Au total, lors de ces trois jours de combat dans la région de Laon, la CACC perd 10 chars soit plus des deux tiers de ses effectifs initiauxLes pertes sont respectivement de 3, 2 et 5 chars pour les journées des 17, 19 et 20 mai.
Ordres de bataille
Août 1918
Chef de bataillon : commandant Hallez Adjoints : lieutenants Constantin et Maxwell Médecin : major Bonnet compagnie : capitaine Frisch Trois sections de cinq chars : lieutenants Poudroux et Aubry, aspirant Wolf Échelon : lieutenant Malmenaite compagnie : lieutenant Begarie Trois sections de cinq chars : lieutenants Lefebvre, Vernant, Daumont Échelon : adjudant Hennequin compagnie : lieutenant Eglin Trois sections de cinq chars : lieutenants Caput, Maret, Purtscher Échelon : sous-lieutenant Genévès
Septembre 1939 vignette|Le char Neerwinden de la section de la , près d'Althorn début janvier 1940. Chef de bataillon : commandant Ayme Autres responsables à l'état-major du bataillon : capitaine Hamel, lieutenants Blaise, Clément, Marois, Briard et médecin adjudant Picoureix : capitaine Foucaud (un char) Quatre sections de trois chars : lieutenant Boudard, sous-lieutenants Clermont, Nouhans, Sergent Échelon : lieutenant Brumeaux : capitaine Berthelot (un char) Quatre sections de trois chars : lieutenant Biette, sous-lieutenants Bourgeois et Cavarrot et lieutenant Bellier Échelon : lieutenant Sot : capitaine Collot (un char) Quatre sections de trois chars : sous-lieutenants Averlon et Henrion, adjudant-chef Gouvernant et sous-lieutenant Renaud Échelon : lieutenants Le Tinier et Bied-Charreton Compagnie d'échelon : capitaine Lemut Autres responsables au sein de la compagnie d'échelon : lieutenant Idée, sous-lieutenants Meyer et Bourgeois Section de remplacement : adjudant-chef Boileau (six chars)
Le bataillon compte trente officiers, 95 sous-officiers et 572 hommes du rang.
Devise La devise du est . Elle est liée à la faible confiance des hommes dans la qualité du matériel usé qu'ils ont reçu.
Décoration alt=Une fourragère verte rayée de rouge|vignette|294x294px|Fourragère aux couleurs de la croix de guerre 1914-1918 telle que portée par le Le est décoré de la croix de guerre 1914-1918. En conséquence, le porte la fourragère aux couleurs de la croix de guerre 1914-1918.
Le sera cité à l'ordre de l'armée le pour ses actions en mai-.
Postérité En 1984, le du RCC recréé reprend les traditions du . Cette unité est aujourd'hui dissoute.
Chef de corps
: commandant Keller - 1919 : commandant Hallez 1939 - 1940 : commandant Ayme
Références
Bibliographie
, . . . . . . . . .
Liens externes
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