Iahan Reith, Jahann Reeth () est un prince légendaire de Cornouaille. vignette|352x352px|Le cartulaire de Quimperlé, contemporain de celui de Landévennec, dans lequel se trouve la liste des rois.
Origine Iahan est mentionné dans la liste de comtes de Cornouaille insérée dans le Cartulaire de Landévennec et le Cartulaire de Quimperlé, tous deux du , ainsi que dans le Cartulaire de Quimper plus tardif, du milieu du
[...] Daniel Drem Rud Alammanis [Al/a/banni ? =les bretons insulaires] rex fuit Budic et Maxenri duo fratres. Iahan Reith. Huc rediens, Marchel interfecit, et paternum consulatum recuperavit [ce commentaire doit en réalité être plus probablement appliqué à la ligne du dessus] Daniel Unua Gradlon Flam [...]
Contexte Il semble que l'ordre des noms soit inversé et que Iahan Reith devrait être le premier mentionné car, selon la vita de Saint Méloir, rédigée au :
. Les deux versions de la vita s'accordent sur le fait que son fils Daniel tient ensuite le royaume que Budic lui succède et enfin les fils de Budic, Meliau et Rivod le premier étant le père du saint Arthur de La Borderie p.373-375.
Le chroniqueur Albert le Grand, au , transforme naturellement Iahan en Jean Albert le Grand Les Vies des Saints de la Bretagne Armorique, 1901 ed. 487 sur la base de la racine hébraïque Yohanan, de même sens. Mais en vieux gallois iaaun, iaun ou iawn signifie en réalité juste, droit, équitable soit le droit ou la règle. Le second terme reith ou rhaith veut dire loi ou verdict. En vieux breton, Iaun Reith signifie donc La Règle et la Loi Arthur de la Borderie Op.cit p.374. Il devient ainsi clair que c'est du Iahan Reith dont il s'agit dans ces récits. Le duc « Corsoldus » mentionné est manifestement une erreur et correspond à celui de la l'antique cité de Corseul près de Dinan dans les Côtes-d'Armor, dont le nom émane de celui des Coriosolites.
Contradictoirement, Bernard Merdrignac avance l'hypothèse que ce surnom de Iahan Reith, comparable à une épithète telle que « le juste » ou « l'équitable », s'applique en fait au fils de Budic de Cornouaille nommé Thierry par Grégoire de Tours c'est-à-dire Théodoric ou Tewdrig, exilé en Bretagne insulaire après la mort de son père .
Notes et références
Sources
Arthur de La Borderie Histoire de la Bretagne en VI tomes réédition Joseph Floch Mayenne (1975). Tome I « Iaun Reith, chef de l'émigration cornavienne ».
Catégorie:Personnalité bretonne du Ve siècle Catégorie:Comte de Cornouaille au haut Moyen Âge Catégorie:Personnalité du haut Moyen Âge par nom Catégorie:Noblesse bretonne