Claude Saintpère, né le à Dijon et mort le dans sa ville natale, est un architecte et professeur d'architecture français.

Biographie

Famille vignette|gauche|Hôtel Saint-Père, rue des Godrans, à Dijon. Né à Dijon le , Claude Saintpère est le fils de Marie Moline et de (1738-1791), architecteArchives de la Côte-d'Or, état civil de Dijon, registre des décès de 1854, acte (vue 411 sur 645).. Il est le petit-fils du sculpteur (1705-17..), le petit-neveu du sculpteur Claude-François Devosge, le neveu du peintre François Devosge et le cousin du peintre Anatole Devosge.

En 1803, Claude Saintpère épouse Philiberte-Lucile Gillote (1782-18..), fille d'un notaire de NuitsArchives de la Côte-d'Or, état civil de Nuits-Sainte-Georges, registre des mariages l'an XI, acte (vue 220 sur 818).

L'un de leurs enfants, (1804-1895), devient à son tour architecte dans les années 1830, ce qui a pu entraîner des confusions d'attribution entre ses premières réalisations et les dernières de son père. En 1867, il fait modifier son patronyme de « Saintpère » en « Saint-Père »Archives de la Côte-d'Or, état civil de Dijon, registre des naissances de l'an XII, acte (vue 278 sur 633), conformément à un usage antérieur à la RévolutionPierre-Antoine Jacquin, « Le néogothique dijonnais et ses mécènes (1813-1913) », Annales de Bourgogne, 74, 2002, .. Charles-Félix est le père de Gustave- (1840-1911), également architecteDavid de Pénanrun, Edmond Delaire et Louis-François Roux, Les Architectes élèves de l'école des beaux-arts : 1793-1907, Paris, Librairie de la construction moderne, 1907, ..

Formation et activités

Claude Saintpère étudie à l'École polytechnique, où il a pour maître Jean-Nicolas-Louis Durand. De retour à Dijon, il obtient un poste à l'École des beaux-arts fondée par son oncle François Devosge : nommé en 1809 adjoint au professeur d'architecture, <ref>Le Moniteur universel', 23 mars 1809, .</ref>, il succède à ce dernier le 28 juin 1814Fyot, ..

Chargé depuis 1811 de restaurer la cathédrale Saint-Bénigne de Dijon, Saintpère en reconstruit le portail entre 1813 et 1817.

Saintpère est à l'initiative de la reconstitution des tombeaux des ducs de Bourgogne, dont il a réuni de nombreux fragmentsCharles Balthazar Julien Févret de Saint-Memin, « Description des tombeaux des ducs de Bourgogne et d'autres monuments provenant de la chartreuse, aujourd'hui placés au Musée de Dijon », Mémoires de la Commission des antiquités du département de la Côte-d'Or, t. II, 1842-1846, Dijon, 1847, . En 1819, il obtient le financement de ces travaux par le conseil général de la Côte-d'Or. Pour remplacer l'un des pleurants manquants, le sculpteur Jean-Baptiste Moreau a représenté l'architecte. Ce détail amusera Victor Hugo lors de sa visite à Dijon, en 1839 : « Il n'y a que trente-neuf figurines; la quarantième est remplacée par un monsieur en redingote le plus plaisant du monde. Qui est ce monsieur ? »Victor Hugo, France et Belgique, Alpes et Pyrénées, voyages et excursions, Paris, Ollendorff, 1910, .

Entre 1821 et 1825, Saintpère est chargé de la restauration de la colonne romaine de Cussy-la-Colonne, qu'il rehausse et à laquelle il ajoute un chapiteauÉmile Thévenot, « La colonne antique de Cussy : projet de restitution », Mémoires de la Commission des antiquités du département de la Côte-d'Or, t. XXI, 1936-1937, .Fyot, .. À la même époque, il édifie le portique de l'église Saint-Louis de ChanceauxNotice IA21000955 de la base Mérimée., la mairie-lavoir de Reulle-VergyNotice IA21000692 de la base Mérimée. et reconstruit l'église Saint-Nicolas de PangesNotice IA21003472 de la base Mérimée..

En 1827, la commune de Saint-Martin-du-Mont lui commande les plans de plusieurs lavoirs et fontainesNotices IA21004185-IA21004189 de la base Mérimée..

Outre d'importants travaux au château d'Agey, l'une des réalisations les plus notables de Saintpère est l'église Saint-Martin d'Arc-sur-Tille (1826-1833)Jean-François Gabriel, « Le château d'Agey », Sites et monuments, , juillet-septembre 2007, .. On lui doit également l'église de Marsannay-la-Côte (1830-1839), dont le portique a été élevé en 1845 par Bernard Sonnet, « Les églises néoclassiques en Côte-d-Or au XIX siècle », Mémoires de la Commission des antiquités du département de la Côte-d'Or, Dijon, 1990, et 389..

Claude Saintpère était membre de la Commission des antiquités du département de la Côte-d'Or.

Le 29 avril 1848, Saintpère, fervent royaliste, est révoqué de ses fonctions de professeur à l'École des beaux-arts de Dijon par le commissaire du gouvernement, James Demontry.

Claude Saintpère meurt le 22 juillet 1854 en son domicile dijonnais du de la rue des Godrans.

Galerie

Notes et références

Voir aussi Bibliographie , « Les Saint-Père, sculpteurs et architectes », Actes du congrès national des sociétés savantes (Brest, 1982), Paris, 1985, . , « Une famille d'artistes à Dijon : les Saint-Père », Mémoires de l'Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon'', année 1932, Dijon, 1933, (consultable en ligne sur Gallica).

Liens externes

Catégorie:Naissance en février 1771 Catégorie:Naissance à Dijon Catégorie:Élève de l'École polytechnique Catégorie:Architecte néo-classique Catégorie:Architecte français du XIXe siècle Saint Catégorie:Enseignant à l'École nationale supérieure d'art de Dijon Catégorie:Décès en juillet 1854 Catégorie:Décès à Dijon Catégorie:Décès à 83 ans