Les Sœurs de la charité de Saint-Louis (en latin : Congregatio Sororum a Caritate Sancti Ludovici) forment une congrégation religieuse féminine enseignante et hospitalière de droit pontifical.
Histoire
vignette|redresse=1.05|Bâtiments de la congrégation à Vannes. En 1802, Antoine Xavier Mayneaud de Pancemont (1756-1807) est nommé évêque du diocèse de Vannes.. Il demande à Marie-Louise-Élisabeth de Lamoignon (1763-1825), une veuve qu'il a connu lorsqu'il était curé de Saint-Sulpice à Paris, de venir à Vannes pour s'occuper de l'enseignement des filles. Madame de Lamoignon arrive de Paris accompagnée de sa mère et de six premières compagnes. Elles s'installent dans un ancien couvent connu sous le nom de « Père éternel ».
La fondatrice prononce ses vœux religieux le sous le nom de Mère Saint-Louis. La congrégation s'occupe d'abord des filles pauvres qui sont instruites, nourries et logées. Des classes sont ensuite ouvertes pour les filles de la ville puis un pensionnat voit le jour pour les filles de familles aisées. Trois autres établissements sont créés en Bretagne (Auray en 1807, Pléchâtel en 1816et Saint-Gildas-de-Rhuys en 1824).
L'institut est civilement reconnu le par ordonnance royale. Il est approuvé le suivant par Pierre-Ferdinand de Bausset-Roquefort, évêque de Vannes. Le pape Grégoire XVI accorde l'approbation finale le . En 1853, elles ajoutent l'assistance aux malades à leurs œuvres et serviront comme infirmières dans les hôpitaux militaires pendant la Première Guerre mondiale.
La première maison à l’étranger est ouverte en 1898 à Minehead en Angleterre. Lors de la deuxième expulsion des congrégations, les sœurs ne peuvent plus enseigner. La congrégation s'implante au Canada en 1902 puis aux États-Unis en 1908. Elles fondent ensuite en Haïti (1945), à Madagascar (1956), au Mali (1966), au Sénégal et à la Martinique (1972), et au Mexique (2000)..
Fusion Le , les Sœurs de la Compassion de la Sainte-Vierge de Saint-Denis fusionnent avec elles. Cette congrégation diocésaine est fondée en 1824 à Argenteuil par Marie-Anne Gaborit (1787-1870) en religion Mère Marie de la Compassion pour l'enseignement de la jeunesse. En 1829, la maison-mère est déplacée à Saint-Denis, 14 place aux Gueldres, avec pensionnat. En 1834, elles sont sollicitées par le conseil général des hospices de Paris pour soigner les femmes syphilitiques de l'hôpital de Lourcine (maintenant hôpital Broca). Elles ajoutent donc à leur œuvre le soin des malades dans les hôpitaux. La congrégation est approuvée par le gouvernement en 1844 puis ses constitutions, basées sur la règle de saint Augustin, reçoivent l'approbation définitive en 1849 de Marie Dominique Auguste Sibour, archevêque de Paris. Leur costume consistait en une robe noire d'anacoste avec une pèlerine faite de même matière et même couleur. Elles avaient une coiffe blanche avec par dessus un voile de crêpe noire et portaient une croix d'argent à leur cou et le chapelet des sept Douleurs à leur ceinture..
Activité et diffusion Les Sœurs de la charité de Saint-Louis se consacrent à l'éducation de la jeunesse, au soin des personnes âgées et des malades.
Elles sont présentes en.: Europe : France, Royaume-Uni. Amérique : Canada, États-Unis, Haïti, Martinique, Mexique. Afrique : Madagascar, Mali, Sénégal.
La maison-mère est située place Théodore Decker à Vannes.
En 2017, la congrégation comptait 540 sœurs dans 69 maisons.
Notes et références
Bibliographie
.
Catégorie:Congrégation catholique féminine Catégorie:Religion à Vannes Sœurs de la charité Saint Louis Catégorie:Fondation en 1803 Sœurs de la charité de Saint-Louis