est une société de production de cinéma japonaise créée en 1933. En 1937, P.C.L. fusionne avec d'autres sociétés pour former la Tōhō.

Histoire vignette|upright|L'actrice Sachiko Chiba devant un véhicule P.C.L. (revue Eiga no tomo parue en 1936). Les origines La société P.C.L. est fondée en 1929 à Tokyo par Yasuji Uemura dans le but de fournir des services de laboratoire et de postproduction aux florissantes sociétés de production de cinéma... L'avènement du cinéma sonore change la donne et P.C.L. diversifie son offre de services en construisant en 1932 à Tokyo deux studios d'enregistrement équipés pour réaliser des films sonores qui sont loués pour répondre aux besoins croissants des maisons de production. C'est en 1933 qu'il est finalement décidé de se lancer dans la production de films et que P.C.L. Eiga Seisaku-jo est créé.

La production de films Le premier film produit par P.C.L. est Ongaku kigeki: Horoyoi jinsei (1933) réalisé par Sotoji Kimura.. Ce film est considéré comme la première véritable comédie musicale japonaise. Les coûts de production sont pris en charge par la société Dai Nihon Biru dont les produits sont présentés dans le film qui se déroule en partie dans une brasserie et conte l'histoire d'une vendeuse de bière dans une gare et d'un compositeur essayant de créer une chanson à succès. Les premiers films de la société sont donc de nature commerciale et visent à mettre en avant les produits de leurs investisseurs. La P.C.L. produit deux films en 1933, huit en 1934 et le double en 1935. Dès 1934, une série d'une dizaine de films mettant en vedette l'acteur comique Ken'ichi Enomoto, affectueusement appelé Enoken, connaît le succès auprès du public japonais..

vignette|upright|Akira Kurosawa (gauche) et Mikio Naruse (droite) durant le tournage d'Avalanche (1937). Deux réalisateurs d'importance rejoignent P.C.L. en 1934, il s'agit de Kajirō Yamamoto en provenance de la Nikkatsu et de Mikio Naruse. Ce dernier, désireux de réaliser des films parlants et bridé dans sa créativité par Shirō Kido quitte donc la Shōchiku.. Il sera plus à son aise dans ce nouveau studio, et dira plus tard : M. Naruse, Kinema Junpō, déc. 1960, cité par Leonard Schrader. Mikio Naruse accède enfin au succès commercial et critique, Ma femme, sois comme une rose apparait en tête du classement des dix meilleurs films japonais de l'année 1935 établi par la revue Kinema Junpō, projeté en à New York, c'est aussi le premier film parlant japonais montré et exploité aux États-Unis..

Plusieurs grands noms du cinéma japonais font leurs toutes premières armes chez P.C.L. En 1935, le studio recherche des assistants réalisateurs. Bien qu'il n'ait jamais envisagé de travailler dans le cinéma et qu'il ait déjà un travail d'illustrateur de livres, un jeune homme du nom d'Akira Kurosawa répond à l'annonce du studio, qui demande aux candidats de rédiger un essai sur les défauts fondamentaux des films japonais et les moyens d'y remédier. Kurosawa explique dans son papier que si ces défauts sont fondamentaux, alors il n'y a aucun moyen de les corriger. Cette lettre au ton moqueur lui permet de passer les examens suivants. Le réalisateur Kajirō Yamamoto, qui fait partie des recruteurs, insiste pour que Kurosawa soit recruté. En , à l'âge de 25 ans, Akira Kurosawa entre chez P.C.L... Citons aussi Hideo Sekigawa qui entre la même année aux studios P.C.L. en tant qu'assistant réalisateurDictionnaire du Cinéma Larousse (édition 2001) page 1325 ou Ishirō Honda qui est troisième assistant réalisateur de Sotoji Kimura sur Tadano bonji: Jinsei benkyō (1934) avant de devoir effectuer son service militaire...

Création de la Tōhō En 1935, Ichizō Kobayashi, un riche industriel fondateur de la compagnie ferroviaire Hankyu, de la Revue Takarazuka, propriétaire de plusieurs théâtres de kabuki dont le théâtre Takarazuka prend le contrôle de P.C.L. ainsi que d'une autre société de production basée à Kyoto et elle aussi créée en 1933, Note : la lettre J qui compose l'acronyme J.O. vient de Jenkins, le nom du système d'enregistrement du son utilisé par la société et le O du nom de son fondateur Yoshio Osawa... Il fonde en la ( « Tōhō Film Distribution ») pour distribuer les films de P.C.L., de J.O. Studio ainsi que des films étrangers.. En , ces différentes entités que sont P.C.L., J.O. Studio et Tōhō Eiga Haikyū fusionnent pour former la Tōhō. Cette société nouvellement créée, disposant de studios sonorisés à Tokyo et à Kyoto et forte d'une chaîne de vingt-sept salles de cinéma dans tout le pays se pose en véritable concurrent à la Shōchiku et à la Nikkatsu.

Films produits vignette|Sachiko Chiba et Kamatari Fujiwara dans Ongaku kigeki: Horoyoi jinsei (1933). vignette|(de g. à d.) Sachiko Chiba, Chikako Hosokawa et Kamatari Fujiwara dans Ma femme, sois comme une rose (1935). vignette|Scène du film Le Bandit samouraï (1937). vignette|(de g. à d.) Ranko Sawa, Reiko Minakami et Takako Irie dans Les Larmes d'une femme (1937). vignette| dans Edokko Ken-chan (1937). vignette|upright|Affiche japonaise de Pauvres humains et ballons de papier (1937). vignette|upright|Affiche japonaise de Isami Kondō vu par Enoken (1935). 1933 : Ongaku kigeki: Horoyoi jinsei (1933) Rétrospective « Japan Speaks Out! Early Japanese Talkies » du 6 mai au 20 mai 2015 au Museum of Modern Art de Sotoji Kimura 1933 : de Sotoji Kimura 1934 : de Sotoji Kimura 1934 : de Sotoji Kimura 1934 : de Shigeo Yagura 1934 : de Kajirō Yamamoto 1934 : de Shigeo Yagura 1934 : de Sotoji Kimura 1934 : de Sotoji Kimura 1934 : de Kajirō Yamamoto 1935 : de Shigeo Yagura 1935 : de Mikio Naruse 1935 : de Kajirō Yamamoto 1935 : de Mikio Naruse 1935 : de Kajirō Yamamoto 1935 : de Sotoji Kimura 1935 : de Sotoji Kimura 1935 : de Shigeo Yagura 1935 : de Shigeo Yagura 1935 : de Mikio Naruse 1935 : de Kajirō Yamamoto 1935 : de Mikio Naruse 1935 : de Sotoji Kimura 1935 : de Kajirō Yamamoto 1935 : de Shigeo Yagura 1935 : de Mikio Naruse 1936 : de Kei Okada et Osamu Fushimizu 1936 : de Sotoji Kimura 1936 : de Kajirō Yamamoto 1936 : de Shigeo Yagura 1936 : de Sotoji Kimura 1936 : de Kei Okada et Osamu Fushimizu 1936 : de Kajirō Yamamoto 1936 : de Mikio Naruse 1936 : de Shigeo Yagura 1936 : Ino et Mon : titre français du film lors de la rétrospective « Tōhō, le rêve américain » du 21 février au 31 mars 2011 à la MCJP de Sotoji Kimura 1936 : de Kajirō Yamamoto 1936 : de Kei Okada 1936 : de Osamu Fushimizu 1936 : de Shigeo Yagura 1936 : de Kajirō Yamamoto 1936 : de Mikio Naruse 1936 : de Sotoji Kimura 1936 : de Kei Okada 1936 : de Tomoyoshi Murayama 1936 : de Shigeo Yagura 1936 : de Mikio Naruse 1936 : de Sotoji Kimura 1936 : de Osamu Fushimizu 1936 : de Minoru Matsui 1936 : de Kajirō Yamamoto 1936 : de Kei Okada 1937 : de Toshio Ōtani 1937 : de Mikio Naruse 1937 : de Osamu Fushimizu 1937 : d’Eisuke Takizawa 1937 : d’Eisuke Takizawa 1937 : de Kei Okada 1937 : de Sotoji Kimura 1937 : de Minoru Matsui 1937 : de Kajirō Yamamoto 1937 : de Toshio Ōtani 1937 : de Kajirō Yamamoto 1937 : de Kei Okada 1937 : co-réalisé par Kajirō Yamamoto, Sotoji Kimura et Toshio Ōtani 1937 : de Minoru Matsui 1937 : de Mikio Naruse 1937 : d’Eisuke Takizawa 1937 : de Satsuo Yamamoto 1937 : de Kajirō Yamamoto 1937 : de Osamu Fushimizu 1937 : de Kajirō Yamamoto 1937 : de Sadao Yamanaka 1937 : de Minoru Matsui 1937 : de Toshio Ōtani 1937 : de Kunio Watanabe 1937 : de Kei Okada 1937 : de Kunio Watanabe 1937 : de Kajirō Yamamoto 1937 : de Mikio Naruse 1937 : de Sotoji Kimura 1937 : de Mikio Naruse

Courts métrages d'animation produits

1933 : d' 1934 : d'Ikuo Ōishi 1934 : d'Ikuo Ōishi 1935 : d'Ikuo Ōishi 1935 : d'Ikuo Ōishi 1936 : d'Ikuo Ōishi

Notes et références

Liens externes

Catégorie:Société de production de cinéma ayant son siège au Japon Catégorie:Société de production et de distribution audiovisuelle fondée en 1933