Jean-Baptiste Paget, dit Paget-Pontus, né le à Auxonne ou il est mort le , est un collectionneur et poète français.
Biographie
Né le 12 Nivôse de l'an VI, de même que son frère jumeau Jean-Claude (1798-1876)Archives départementales de la Côte-d'Or, état civil d'Auxonne, registre des décès de 1876, acte (vue 139 sur 601)., Jean-Baptiste Paget est le fils de Thérèse Grandperrin (1759-18..) et de Claude-Philippe Paget (1757-1812), bourrelier à AuxonneArchives départementales de la Côte-d'Or, état civil d'Auxonne, registre des naissances de l'an VI, actes et 61 (vues 187 et 188 sur 728)..
Dans les années 1820, Jean-Baptiste et son frère jumeau travaillent comme selliers à Dôle, tandis que leur frère aîné, également prénommé Jean-Baptiste (1784-1870), exerce la même activité à AuxonneArchives départementales de la Côte-d'Or, état civil d'Auxonne, registre des mariages de 1825, acte (vue 6 sur 755)..
Jean-Baptiste Paget s'établit par la suite à Lyon. Devenu commis-négociant, il y épouse une marchande de nouveautés, Gabrielle Pontus (1802-1871)Archives départementales de la Côte-d'Or, état civil d'Auxonne, registre des décès de 1871, acte (vue 496 sur 600)., le Archives municipales de Lyon, état civil, registre des mariages de 1844, acte (vue 114 sur 399).. Après cette union, il se fait appeler « Paget-Pontus ».
Poète amateur, il est remarqué à ce titre par Joseph Bard. Ce dernier publie dès 1843 quelques vers du long poème que Paget a consacré au siège de Saint-Jean-de-Losne, et écrit au sujet de leur auteur : « Il y a, à Lyon, un homme qui, depuis l'âge de douze ans, s'est livré exclusivement à des travaux mécaniques : cet homme modeste et si heureusement doué de l'instinct et du sens poétiques, a senti parfois le besoin de mettre une forme à cette poésie qui le travaillait au-dedans de lui, de donner issue à cette voix intime qui chantait sans rythme arrêté dans son cœur. Et il a pris sur le sommeil de ses nuits pour trouver l'art qu'il n'avait pas appris, mais qu'il devinait, c'est-à-dire la forme. Son nom est J.-B. Paget »Joseph Bard, Chants du midi, consacrés aux amis de l'art en province (particulièrement dans les contrées burgundo-lyonnaises, Lyon, 1843, -XVII..
En 1873, Paget-Pontus fera publier un florilège de ses œuvres en vers, intitulé Mes loisirs, ainsi qu'un curieux poème en dix livraisons inspiré de textes crépitologiques du tels que L'Art de péter et le manifeste des francs-péteurs de Caen. Il fera également don de 34 volumes manuscrits de poésies et de notes à la bibliothèque de sa ville nataleCatalogue général des manuscrits des bibliothèques publiques de France : départements, t. VI, Paris, Plon, 1887, (consultable en ligne sur archive.org)..
Collectionneur, Paget-Pontus est le fondateur du musée d'Auxonne (), inauguré le , auquel il a donné plusieurs tableaux et dont il deviendra le premier conservateur.
Revenu depuis les années 1860 à Auxonne, où il mène une vie de rentier et exerce les fonctions de bibliothécaireLe Progrès de la Côte-d'Or, 30 avril 1877, ., Jean-Baptiste Paget meurt le , en son domicile du de la rue des CasernesArchives départementales de la Côte-d'Or, état civil d'Auxonne, registre des décès de 1880, acte (vue 383 sur 602)..
Notes et références
Voir aussi Œuvres de Paget-Pontus Les Francs-Péteurs, poème en 10 livraisons, Auxonne, 1873, 48 p. (consultable en ligne sur Gallica). Mes loisirs, Auxonne, 1873, 445 p. (consultable en ligne sur Gallica).
Liens externes
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