Lady Lucille est le titre d'une chanson de Johnny Hallyday parue en 1995 sur l'album Lorada. Écrite par Gildas Arzel, la chanson est, en , au programme du spectacle que Johnny Hallyday joue à Bercy.
Elle sort dans une version enregistrée en public en CD single le , extraite de l'album live Lorada Tour.
« Lady Lucille » est aussi le pseudonyme choisi par Johnny Hallyday pour évoquer en 1996, dans le livre autobiographique Destroy, une personnalité féminine proche de lui et de longue date, dont il souhaite préserver l'anonymat. Ces confidences sur le sujet alimentent de la part des médias, nombres de conjectures.
Lady Lucille désigne également le titre du livre de Gilles Lhote également co-auteur de la biographie de Johnny Hallyday intitulée Destroy, paru en 2020 aux Éditions du Seuil, lequel relate l'histoire de cette relation secrète et dont il révèle que,cette mystérieuse personnalité est l'actrice française Catherine Deneuve.
La chanson
L'album Lorada - enregistré dans la villa de Johnny Hallyday à Ramatuelle et à Paris au Studio Guillaume Tellhttps://www.hallyday.com/Son/Disco/1995/1995-06-19cdphilips528369-2loradaaws.html / consulté le 15 juillet 2020.Livret du CD Philips 528 329-2 Lorada page 18. - sort le . La chanson Lady Lucille cinquième piste de l'opus en est aussi le morceau le plus rockFrédéric Quinonero, Johnny Live 50 ans de scènes, 2012, Éditions L'Archipel, page 292, citation : « Lady Lucille [...], c'est le morceau le plus rock'n'roll de son nouvel album Lorada... »..
On retrouve la chanson au Palais omnisports de Paris-Bercy en (où le chanteur lance son nouveau spectacle et sa nouvelle tournée Lorada Tour - qu'il termine 146 concerts plus tard, le Frédéric Quinonero, Johnny Live 50 ans de scènes, 2012, Éditions L'Archipel, page 291, citation : « Bercy, Paris (12 septembre- 1995) / Lorada Tour (11 octobre-5 décembre 1995 / 6 mars-19 avril 1996 / 12 juillet-25 août 1996). ».http://www.hallyday.com/Son/Tournee/1995.html / consulté le 15 juillet 2020.http://www.hallyday.com/Son/Tournee/1996.html / consulté le 15 juillet 2020.). Là, avec Gabrielle, Lady Lucille, second titre du récitalhttp://www.tenues-johnny.fr/set_95/setlists-tournee-95-96-lorada-tour.html / consulté le 15 juillet 2020., distille ses ondes énergiques et officie à enflammer le publicJean-François Brieu, livre Johnny Hallyday intégrale live, 2003, page 221, citation : « ...quand Johnny apparait [...], et attaque sur ces deux filles énergiques que sont Gabrielle et Lady Lucille, pas de doute, il n'y a pas de fumée sans feu, et le feu est déjà dans la salle. ».
En , extraite de l'album Lorada Tourhttps://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb38339754n / consulté le 15 juillet 2020., une version enregistrée à Bercy de Lady Lucille est diffusée en second titre du CD single L'Hymne à l'amourhttps://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb383459831 / consulté le 15 juillet 2020..
Discographie
: CD Philips 528 329-2 Lorada.
CD Philips 532 648-2 (référence pour l'édition courante, ou/et pour l'édition spéciale 532 247-2) Lorada Tourhttps://www.hallyday.com/Son/Disco/1996/1996cd5322472.html / consulté le 15 juillet 2020.. CD single Philips 578 110-2 : L'Hymne à l'amour - Lady Lucillehttp://www.hallyday.com/Son/Disco/disco96.html / consulté le 15 juillet 2020..
Réception et classements
Lady Lucille confidences et discrétion (livre Destroy - 1996)
Lady Lucille aurait pu ne demeurer qu'une chanson efficace à la scène, si Johnny Hallyday lui-même, en 1996, dans le livre autobiographique Destroy, paru aux Éditions du Seuil et co-écrit avec Gilles LhoteL'édition originale de Destroy est parue en trois volumes, les deux premiers en 1996 et le troisième en 1997 / sources : et - consulté le 16 juillet 2020., n'avait choisi d'utiliser ce titre, pour évoquer une personnalité chère à son cœur, dont il dissimule l'identité sous le pseudonyme « Lady Lucille » :
Je la surnomme « Lucille », comme la séductrice des Rocks les plus terribles. La troublante et sexy « Lady Lucille » sera la seule femme à garder tout son mystère dans ces mémoires rock et blues où j'ai pourtant décidé de ne rien cacher. Au temps de nos jeunes années, « Lucille » et moi avons signé un pacte. [...] Notre amour était si intense, si pur, si physique et tellement impossible que nous nous sommes juré [...], de répondre présent à chaque coup dur.
Elle est devenue une grande dame au talent immense, adulée et respectée. Mais même au sommet d'une gloire internationale, elle n'a pas rejeté son rockeur fou au cœur tendre. Comme je fus disponible à chacun de ses déboires sentimentaux ou de ses coups de spleen. [...] Je n'ai jamais caché mes conquêtes aux paparazzi [...], mais « Lady Lucille » et moi personne n'a réussi à nous shooter dans une situation équivoque [...] Nous ne prenions pas les mêmes avions. Combien de fois s'est-elle dissimulée sous une couverture cachée entre les sièges [...], ou dans le coffre d'une voiture [...] ?
Pendant la crise de 1966, je me suis accroché à elle [...] Après ma tentative de suicide, elle m'a aidé à remonter la pente. À l'époque, elle voulait vivre avec moi. J'ai refusé. J'étais trop déglingué. Je l'aurais détruite. [...] Je venais de me réconcilier avec Sylvie.
Nous nous sommes revus [...], toujours incognito. Une formidable amitié amoureuse baignée de tendresse et de nostalgie. [...]
(Autobiographie Destroy - volume 2 : Rebelle - Johnny Hallyday, Gilles LhoteAutobiographie Destroy volume 2 Rebelle, Johnny Hallyday, Gilles Lhote, 1996, Éditions Michel Lafon, pages 163, 164. - extraits)
Johnny Hallyday ajoute encore : [...] Depuis ce jour de 1961 où, pour la première fois, j'ai joué de la guitare pour « Lady Lucille », elle m'a toujours ouvert les portes de son cœur. [...] Elle continue d'affirmer que je suis et reste l'homme de sa vie. Je persiste à croire qu'une liaison durable ne pourrait que la mettre en péril. Je ne veux pas lui faire de mal. Je veux la préserver, comme elle a si bien su préserver sa vie privée et sa carrière.
(Autobiographie Destroy - volume 3 : Survivant - Johnny Hallyday, Gilles LhoteAutobiographie Destroy volume 3 Survivant, Johnny Hallyday, Gilles Lhote, 1997, Éditions Michel Lafon, pages 134, 135. - extraits)
Des confidences énigmatiques qui après la parution du livre interrogent les médias qui pêle-mêle évoquent : Brigitte Bardot, Mylène Demongeot, Michèle Mercier, Dany Saval, Marina Vlady, Caroline Cellier, ou encore (hypothèse la plus souvent avancée), Catherine DeneuveGilles Lhote, Lady Lucille, 2020, Éditions Du Seuil, page 156, citation : « [...] Malgré le flot de révélations publiées dans Destroy [...], celle qui agit comme un électrochoc sur les lecteurs reste l'anecdote sur Lady Lucille. [...] Les journalistes et les fans s'interrogent aussitôt sur le véritable nom de cette mystérieuse "consolatrice". De nombreuses pistes plus farfelues les unes que les autres sont suivies. On évoque Brigitte Bardot, Mylène Demongeot, [...] et même Caroline Cellier. Mais la favorite reste [...] Catherine Deneuve. ». L'actrice Marlène Jobert est également proposée au titreEn 2018, Mathieu Alterman et Patrick Alban auteurs du livre Les larmes de Johnny (éditions Carnets Nord / source : ), prétendent que "Lady Lucille" est l'actrice Marlène Jobert. ; elle démentirahttps://www.programme-tv.net/news/buzz/215493-johnny-hallyday-fou-amoureux-de-marlene-jobert-lactrice-sexprime-enfin-sur-leur-relation/ consulté le 16 juillet 2020.https://www.femmeactuelle.fr/actu/news-actu/johnny-hallyday-et-marlene-jobert-amoureux-lactrice-repond-2070031 / consulté le 16 juillet 2020..
Le chanteur n'évoquera plus la mystérieuse « Lady Lucille » ; il ne fera qu'une seule entorse à cette règle en 2003, confiant au journaliste Bernard Violet « Ce n'est pas facile pour moi de parler de ça. [...] Elle a été l'amour d'une vie. Une passion vécue dans la clandestinité, avec de longues interruptions. [...] Ce sont des choses qui relèvent de la discrétion et pour l'un et pour l'autre [...] et par rapport aux gens avec qui on était. »
(Johnny le rebelle amoureux, Bernard Violet, 2003, Éditions Fayardhttps://www.fayard.fr/documents-temoignages/johnny-9782213610764 / consulté le 16 juillet 2020. / extrait)
Lady Lucille le livre (Gilles Lhote - 2020)
En mai 2020 est publié le livre Lady Lucille, dans lequel son auteur Gilles Lhote raconte la genèse de l'autobiographie Destroy et comment et pourquoi fut inventé, par Johnny Hallyday, le pseudonyme « Lady Lucille », lequel selon Lhote, dissimule l'identité de Catherine Deneuvehttps://www.seuil.com/ouvrage/lady-lucille-gilles-lhote/9782021447866 / consulté le 18 juillet 2020.https://madame.lefigaro.fr/celebrites/catherine-deneuve-et-johnny-halliday-amis-peut-etre-amants-mais-eternellement-lies-280520-181159 / consulté le 18 juillet 2020.Ce qu'il avait déjà fait en 2018 dans le livre Johnny Hallyday Ni dieu ni diable coécrit avec Patrick Mahé et paru aux Éditions Robert Laffont / source : ..
vignette|redresse|Catherine Deneuve en 1969.
En couverture une photo de l'actrice et du chanteur extraite du film parut sur les écrans en 1962 Les Parisienneshttps://www.livres-cinema.info/livre/14157/lady-lucille / consulté le 18 juillet 2020., qui marque la rencontre des deux jeunes vedettes. Film à sketches, ils sont les principaux personnages de Sophie réalisé par Marc Allégret qu'il coécrit avec Francis Cosne et Roger Vadim. Ce dernier, de 15 ans son aîné est alors son compagnon à la ville. Au cours d'une scène restée célèbre, Johnny Hallyday (alias Jean Allard à l'écran) chante à Sophie (Catherine Deneuve à la ville) Retiens la nuit et leur complicité semble si fusionnelle qu'elle interroge Vadim sur la nature de leurs sentiments et éveille sa jalousieDans son livre paru en 1986, D'une étoile à l'autre (Éditions ), Roger Vadim confit, citation : « De nombreux détails mon poussé à me demander si leur romance devant la caméra se poursuivait hors plateau [...] » Il révèle également avoir interrogé Johnny Hallyday et Catherine Deneuve, citation : (à Johnny) « Es-tu amoureux d'elle ? Oui [...] Plus tard à la maison, je demande à Catherine : - Es-tu amoureuse de lui ? Ne soit pas ridicule c'est un bon ami, rien de plus. Cette sorte de réplique me rend toujours soupçonneux [...] », d'autant que Ici Paris fait bientôt état des sentiments du jeune rockeur envers la belle actriceLe 6 décembre 1961 Ici Paris dans un article de Jean Marcilly titre : « Johnny Hallyday en est fou mais c'est sans espoir » / source : François Jouffa, Jacques Barsamian, Johnny Story, 1979, page 51..