Marguerite Brouzet, appelée encore Marguerite de Bonnemains, du nom de son mari, était la maîtresse de Georges Boulanger. Elle est née le à Paris, et est morte le à Ixelles, en Belgique. Quelques mois plus tard, Georges Boulanger se suicide sur sa tombe.

Biographie vignette|gauche Marguerite de Bonnemains est née Caroline Laurence Marguerite Brouzet en à ParisActe de naissance sur les archives de Paris () . Riche fille de la bourgeoisie, orpheline ayant hérité d'une grosse fortune, elle épouse en 1874, à l'âge de 19 ans, Pierre de Bonnemains). C'est un des officiers commandant la cavalerie française dans les célèbres charges de Reichshoffen, fils du général vicomte de Bonnemains et petit-fils de Pierre Bonnemains. Le mariage échoue, ils se séparent en 1881, et divorcent en 1888.

Elle devient l'amante du général Georges Boulanger, rencontré en 1887 dans un salon littéraire. C'est le coup de foudre, même si le général ne divorcera jamais de son épouse. Elle a des convictions politiques monarchistes. Le général Boulanger, membre fort populaire du gouvernement, est expédié à Clermont-Ferrand, à la suite de la chute de ce gouvernement pour diriger le corps d’armée. Sans doute est-ce une façon de l'éloigner de Paris. Sa maîtresse l’y retrouve régulièrement, surveillée à distance par les hommes de la Sûreté. Les amoureux vivent leur idylle à l’Hôtel des Marronniers de Royat, tenu par Marie Quinton, une confidente qui tient son journal (et le publiera en 1900). Cette Marie Quinton pressent l’issue de cette relation passionnée : . Placé aux arrêts, Boulanger brave l’interdit pour retrouver Marguerite à Paris. Mis à la retraite d’office, il peut alors se présenter aux élections partielles de 1888, et est élu, résultat qui déclenche des scènes de liesse dans la capitale. Marguerite de Bonnemains est probablement en partie responsable de sa décision d'attendre des élections favorables au lieu de tenter un coup d'État.

Mais elle meurt à l'âge de 35 ans de la tuberculose dans les bras de ce général le . À sa demande, est gravé sur sa tombe, à Ixelles, peu de temps après. Deux mois plus tard, le , Georges Boulanger se donne la mort sur la tombe même, au cimetière d'Ixelles. est ajouté à l'épitaphe.

Références

Voir aussi Photographie sur gallica BnF Photographie L'Américain illustré (1891)

Catégorie:Naissance en décembre 1855 Catégorie:Naissance à Paris au XIXe siècle Catégorie:Naissance dans l'ancien 1er arrondissement de Paris Catégorie:Décès en juillet 1891 Catégorie:Décès à Ixelles Catégorie:Personnalité féminine française Catégorie:Personnalité française du XIXe siècle Catégorie:Décès à 35 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière d'Ixelles Catégorie:Mort de la tuberculose Catégorie:Personnalité féminine du XIXe siècle Catégorie:Georges Boulanger