Agnès Callamard, née en 1963, est une experte française des droits de l'homme, rapporteure spéciale du Conseil des droits de l'homme des Nations unies sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires. Elle enseigne depuis 2013 à l'université Columbia, où elle dirige le projet . Elle est secrétaire générale d'Amnesty International depuis 2021.

Biographie

Jeunesse et études Née en 1963, Agnès Callamard est la fille d'une mère institutrice et d'un père travaillant au commissariat à l'énergie atomique. Son grand-père, résistant en Oisans, a été fusillé durant la guerre, le .

Elle est diplômée de l'Institut d'études politiques de Grenoble en 1985. Elle étudie ensuite à l'université historiquement noire Howard à Washington, puis à New York, au Canada, et passe six mois dans un camp de réfugiés au Malawi dans le cadre de sa recherche doctorale. Elle est titulaire d'un doctorat en science politique de la New School for Social Research. et d'une maîtrise de l' à Ankara..

Carrière

Agnès Callamard est considérée comme une experte de plusieurs initiatives internationales et des Nations unies en matière de droits de l'homme et a mené des enquêtes sur les droits de l'homme dans plusieurs pays d'Afrique, d'Asie et du Moyen-Orient. Elle a beaucoup travaillé dans le domaine des mouvements internationaux de réfugiés avec le à Toronto.

En , elle participe à une conférence aux Philippines, lors de laquelle sa page Wikipédia en anglais est vandalisée.

Amnesty International De 1998 à 2001, elle est cheffe de cabinet du secrétaire général d'Amnesty International et, en tant que coordinatrice de la politique de recherche de l'organisation, elle dirige le travail d'Amnesty sur les droits humains des femmes.

HAP International En 2001, elle fonde et dirige HAP International (). Elle y supervise des campagnes sur le terrain en Afghanistan, au Cambodge et en Sierra Leone et crée le premier organisme international d'autorégulation pour les agences humanitaires qui s'engagent à renforcer la responsabilité envers les populations touchées par les catastrophes. Elle occupe ce poste jusqu'en 2004.

Article 19 De 2004 à 2013, elle est directrice exécutive d'Article 19, une organisation de défense des droits de l'homme.

Université Columbia Depuis , elle dirige l'initiative pour la liberté d'expression mondiale de l'université Columbia.

Nations Unies En 2013, elle enquête sur l’assassinat au Mali des journalistes de RFI Ghislaine Dupont et Claude Verlon. Agnès Callamard a été Rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, nommée à cette "procédure spéciale" par la résolution A/HRC/RES/35/15 du Conseil des droits de l'homme du pour un mandat de trois ans. En 2019, elle dirige l'enquête sur l'assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi. Son rapport et ses conclusions (A/HRC/41/CRP.1) sont présentées au Conseil des droits de l'homme des Nations unies en .

Elle a conclu que la frappe de drone sur le général iranien Qassem Soleimani était illégale, dans le cadre de la version préliminaire de son rapport pour la quarante-quatrième session du Conseil des droits de l'homme.

Amnesty International

Le , elle revient à Amnesty International en tant que secrétaire générale de l'ONG, succédant à Julie Verhaar qui assurait l'intérim de cette fonction.

Publications

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Notes et références

Liens externes

Page personnelle, Université Columbia .

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