L'histoire d'Arequipa commence entre les et lorsque des peuplades nomades se sédentarisent dans cette vallée fertile encadrée de volcans. Diverses communautés d'agriculteurs s'y établissent qui maîtrisent les techniques de l'agriculture en terrasses et de leur irrigation. Puis vers le la région tombe sous la domination du Sapa Inca jusqu'à la colonisation espagnole du .

La ville coloniale a été fondée le 15 août 1540, sous le nom de « Villa Hermosa de Nuestra Señora de la Asunta » et dédiée à Notre-Dame de l'Assomption, au nom du marquis Francisco Pizarro, tandis que le 22 septembre 1541, le roi des Espagnes Charles par cédule royale a ordonné qu'elle soit appelée « Ville d'Arequipa ». C'était vraiment une refondation et une européanisation du nom, car il y avait déjà une ville que les Incas appelaient "Ari-quepay". Ce changement de nom ne fut donc en fait qu'une transculturation.

Au cours de la période de la vice-royauté, Arequipa avait déjà acquis une importance, reconnue par la couronne espagnole à travers les titres qui lui ont été accordés tels que ville « Très Noble et Très Fidèle » et même, cité « Fidélissime ».

Pendant la période républicaine du Pérou, l'importance de la ville d'Arequipa s'est encore accrue et continue de grandir. Elle a été au centre de rébellions populaires, civiques et démocratiques et elle a également été le berceau de nombreuses personnalités intellectuelles, politiques et religieuses exceptionnelles dans le pays.

Arequipa qui est aujourd'hui la capitale, ainsi que la plus grande ville de la province d'Arequipa, mais également la plus grande ville du pays, est aussi le siège de la cour constitutionnelle et la « capitale juridique du Pérou ». Elle a servi deux fois de siège au gouvernement péruvien en 1835 et en 1886 comme capitale de la République péruvienne. vignette|Le couvent Santa Catalina est le plus célèbre lieu historique de la ville.|alt=|400x400px Toponymie Deux types d'étymologies existent pour expliquer le nom de la cité.

Tirée du quechua : Une tradition locale déclarant que le Sapa Inca Mayta Cápac (1230-1320) aurait reçu une pétition de certains de ses sujets désireux de s'installer dans la vallée du Río Chili. Ils lui ont demandé la permission de rester dans la région car ils étaient impressionnés par la beauté du paysage et la douceur du climat. L'Inca aurait répondu "Ari qhipay" « Oui, reste » ou "Ari, quepay" qui signifierait « Ici, vous restez ».

Venant de l'aymara : Cependant, un autre conte similaire déclare que lorsque les premiers Européens sont arrivés dans la vallée, ils ont pointé du doigt le sol et demandé le nom de la région. Le chef local, ne comprenant pas ce geste, a supposé qu'ils demandaient la permission de s'asseoir et répondu, quelque chose qui ressemblait à Arequipa, soit « faites comme chez vous »Lev Uspensky, «Имя дома твоего» .

Une autre origine possible du nom de la ville - proposée par le spécialiste du quechua Juan de la Cruz Salas y Sánchez et l'historien Ernst Middendorf - vient de la phrase aymara "qhipaya ari" ou "Ari qipa" (de 'ari': aigu ou pointu et 'qhipaya': derrière), qui se traduit par « derrière le pic », se référant au volcan Misti voisin ou bien ari (montagne) + kipa (auprès) ce qui signifierait approximativement « près de la montagne ».

Les chroniqueurs Blas Valera et Inca Garcilaso de la Vega ont suggéré que le nom de la ville provenait d'une ancienne phrase aymara, "ari qquepan", censé signifier « son de trompette », en référence au son produit en soufflant dans un coquillage vide ressemblant à une conque.

Distinctions Arequipa, sous la vice-royauté du Pérou, a reçu les plus grands éloges, notamment dans la littérature. Dans l'œuvre "La Galatea" de l'écrivain espagnol Miguel de Cervantes Saavedra, il est mentionné que le poète espagnol Diego Martínez de Rivera, fait référence à la ville comme « Arequipa, source éternelle »Miguel de Cervantes Saavedra. La Galatea, El canto de Caliope, Madrid (1585), la referencia a Martínez de Ribera, en las octavas 66 y 67.

Il met également clairement en évidence les diverses distinctions qu'elle a méritées de la part de la Couronne espagnole, qui lui a décerné successivement les titres qui figure sur son blason; « Très noble et très loyale ville », « Très fidèle et Excellente cité ».

Fidélissime Un aspect qui distinguait Arequipa des autres localités du Pérou, et de Lima en particulier, était l'adhésion explicite et constante des classes dirigeantes et des dirigeants de la ville à la couronne d'Espagne au cours des et . En effet, depuis sa fondation et pendant trois siècles, la ville a été habitée par une population d'origine majoritairement espagnole, qui s'est très longtemps revendiquée de sa fidélité à l'Espagne et a été reconnue comme telle.

Le maintien et le renforcement de cette fidélité était évidemment dû à la structure sociale et à la prédominance des Espagnols, soutenue par leur haute société et leurs représentants. Le facteur géographique a aussi joué un rôle, car en raison de son isolement relatif - loin des ports et des frontières péruviens - la population de la ville n'était pas sujette à recevoir les influences de courants ou de mouvements libertaires, ni celles des revendications des amérindiens peu nombreux.

Même au , lorsque les différents mouvements revendicatifs et rébellions indigènes et métis ont eu lieu, Arequipa a maintenu un équilibre politique et un suivi ferme des directives venant d'Espagne. Ce phénomène appelé fidelismo avait pour défenseurs les notables Francisco de Paula Quiroz, Mariano de Rivero, Nicólas Fernández et José Miguel de Lastarria.

Au cours des dernières années de la colonie, selon le recensement effectué sous le gouvernement du vice-roi Francisco Gil de Taboada (1790-1796), la population d'Arequipa s'élevait à habitants, soit; créoles et Espagnols; métis; amérindiens et noirs, mulâtres, zambos, quarterons, etc., qu'ils soient esclaves ou de « castes libres »"Historia General de Arequipa". Talleres Cuzzi y Cía S.A. 1990.

Même lors du soulèvement de Túpac Amaru II entre 1780 et 1782, la ville arma à ses frais une colonne de troupes qui intervint au siège de La Paz (alors dans la vice-royauté du Río de la Plata). Ce ralliement ostensible aux réformes bourbonniennes, vaudra à Arequipa le qualificatif de « Province restauratrice de celles de l'altiplano ». Pour ces services, le roi Charles IV lui délivre dans la ville de San Lorenzo le 5 décembre 1805, un real cédula dans lequel il ordonne qu'Arequipa soit désormais qualifiée de Fidelísima. En 1814, les troupes indépendantistes de Mateo Pumacahua n'ont occupé que brièvement Arequipa. La ville restera sous contrôle espagnol jusqu'à la bataille d'Ayacucho (1824), en raison des luttes pour le pouvoir politique local..

Excellente Un deuxième certificat royal lui est délivré à Madrid, le 16 novembre 1818 sous le second règne de Ferdinand VII. Ce real cédula décerne le qualificatif d'« excellent » à son cabildo (conseil municipal) en récompense des rapports présentés par Don Hipólito Unanue, député de la province d'Arequipa et par le conseil municipal de cette ville, comptes-rendus retraçant les mesures prises par Arequipa pour défendre la « juste cause » coloniale contre le soulèvement de la ville de La Paz en 1809, lors de la guerre d'indépendance bolivienne .

Ville héroïque À l'époque républicaine, par un décret du général Orbegoso, le département d'Arequipa et sa capitale sont distingués comme « Département de la loi » et « Ville héroïque des libres citoyens d'Arequipa ». Le général Orbegoso - président en titre - y avait installé son gouvernement le 13 janvier 1835, ce qui avait amené le jeune général Felipe Santiago Salaverry à se rebeller et à se faire désigner président de la République à sa place, considérant que le pays était sans président, puisque Orbegoso était en dehors de Lima la capitaleDécret assumant le commandement de la République Général Felipe Santiago Salaverry, 25 février 1835..

Ce nouveau gouvernement de Salaverry a été reconnu dans diverses parties du pays, mais pas dans le sud du Pérou, qui continuera d'obéir à Orbegoso le président légal. Un décret d'amnistie générale, publié par Salaverry en mai 1835 et l'appel au Congrès à se réunir à Jauja, tentent d'assurer, l'unification du gouvernement du pays entre les mains de Salaverry. Cependant, malgré cela, seule la région d'Arequipa reste fidèle à l'autorité d'Orbegoso qui reprendra ensuite le pouvoir sur tout le pays en 1836. C'est ce respect de la légalité qui vaut à la ville et à la région ces nouvelles distinctions honorifiques.

Symboles vignette|Blason de la ville.|alt=|344x344px Blason Seulement quelques mois après sa fondation, le roi Charles V d'Espagne (Charles Quint) a élevé Arequipa au rang de ville par décret royal du 22 septembre 1541 édicté à Fuensalida (Province de Tolède), un certificat royal lui donnant son blason le 7 octobre suivant.

Sur l'écu de forme « français moderne », sont figurés une rivière surplombée par un volcan fumant (le Misti), avec de part et d'autre deux arbres sinoples (verts) surmontés de lions d'or (jaune) sur champ de gueules (rouge). La bordure d'azur (bleu) comporte 8 fleurs de lis d'or. L'écu et le heaume sont entourés de feuillages azur et or.

Cet écu est surmonté d'un heaume fermé, au cimier duquel se trouve un griffon or et argent qui tient un drapeau rouge, avec l'inscription Karlos.

Un héraldiste fit remarquer que même si la devise du drapeau exprime « la prise de possession d'Arequipa par le roi d'Espagne », en plaçant ce drapeau, « non pas sous les pieds, mais dans la patte du griffon » le monarque a voulu exprimer sa reconnaissance pour la ville, « considérée non comme une vassale, mais comme une alliée ».

Drapeau La couleur pourpre du drapeau de la ville a fait l'objet de vives discussions parmi les historiens, certains tenant du rouge (Francisco Mostajo et Víctor M. Barriga), d'autres du bleu (Víctor Benavente) cette couleur étant celle utilisée par les clubs sportifs autour de la ville.gauche|vignette|Drapeau de la ville.Les tenants du rouge fondant leur point de vue sur différents textes de loi du ont statué que la couleur de la bannière est cramoisie, les origines de ce choix remontant à la bannière coloniale de la ville, qui est décrite comme suit:

Hymne L'hymne de la ville s'appelle « Hymne du centenaire », les paroles sont d’Emilio Pardo del Valle et la musique d'Aurelio Díaz Espinoza qui ont remporté en 1939 le concours pour la création de l'hymne de la ville, organisé par le conseil municipal.

Le prix a été décerné en 1940 et l'hymne a depuis lors été chanté lors de tous les événements civiques de la villeRegional Government of Arequipa. "Analysis of the state and of the determinants of health", ..

Il est également chanté par les supporters du Foot Ball Club Melgar, quand il joue contre des équipes de Lima.

Histoire Avant les incas Jusqu'au environ, juste avant la présence de l'empire inca, il y avait dans ce qui est maintenant la ville d'Arequipa, quelques tribus nomades de chasseurs, pêcheurs, cueilleurs qui commençaient à domestiquer certains animaux principalement du genre lama et à initier des pratiques de sédentarisation et d'agriculture.

Au fil du temps, après les processus migratoires à l'intérieur de la région, les premières colonies se sont établies, beaucoup d'entre elles avec des connexions à la mer, donnant naissance aux premières voies de communication, ce qui a accru l'accessibilité à ce territoire.

La vallée du río Chili, sur les rives duquel la ville d'Arequipa s'installera plus tard, était alors sillonnée par d'importants canaux d'irrigation et de fossés construits à l'époque pré-inca, puis inca, qui permettaient de cultiver les plaines et les terrasses développées sur les flancs des pentes dominant la rivière.