Mélanie de Comoléra, née Marie Comolera le à Paris et morte le à West Norwood, district de Lambeth (Surrey), est une peintre française ayant travaillé en France et en Angleterre.
Elle est spécialisée dans les natures mortes florales.
Biographie
Famille et entourage Marie Guillaume Comolera naît en 1878 à Paris, fille de Paul Comolera et de Claude Louise Lescavelé, son épouseActe de naissance du , reconstitué après le , Paris (ancienne paroisse Saint-Roch), Archives de Paris, mariés en 1775 dans la paroisse Saint-EustacheFiche du mariage Comolera-Lescavelé, , Saint-Eustache, Paris, fonds Andriveau, disponible sur Filae. Elle est baptisée trois jours plus tard dans la paroisse Saint-Roch. Son père est chef de cuisine, puis intendant d'un des ducs d'Orléans.
La famille compte une fille aînée, Catherine Louise, née en 1776, et un fils cadet, Alexandre Paul Jules, né en 1783, dont l'un des fils deviendra le sculpteur Paul Comoléra et l'autre le peintre Alexandre Comoléra.
Carrière Marie Comolera étudie la peinture auprès de Gérard van Spaendonck et de son frère Cornelis van Spaendonck, ancien directeur de la manufacture nationale de Sèvres, qui la fait recruter dans l'établissement... Elle y travaille de 1816 à 1818, sous le nom de Mademoiselle Comolera, peignant des fleurs sur la porcelaine..
En 1817, établie, 9, place Dauphine, elle participe pour la première fois au Salon des artistes, présentant une peinture de fleurs sur porcelaine signée Mélanie de Comoléra, son nom d'artiste. En 1819, elle expose de nouveau au salon, ainsi qu'en 1824, année où elle propose par ailleurs des cours de peinture à son domicile du 31, rue d'Argenteuil.
En , Mélanie de Comoléra a une altercation avec un gardien du musée du Louvre. Alors que l'artiste réalise la copie d'une œuvre, elle est prise à partie par un gardien qui la trouve trop proche du tableau. Introduite à la cour de France, elle se plaint auprès du Charles-Paul d'Albert, duc de Luynes qui intercède auprès du directeur du musée. Cette protection lui permet d'obtenir un atelier privatif pour réaliser son travail, privilège rare pour une copiste..
En 1827, elle s'installe à Londres où elle réalise une copie d'une peinture de Jan van Huysum « Peonies, Roses, Carnations, and Iris, Anemones, Auricula and Other Flowers in a Terracotta Vase, with Orange Blossoms, Morning Glory and a Bird's Nest on a Marble Ledge, A Colonnade Beyond », vente Sotheby's New York du , lot 116, sur sothebys.com.. Cette même année, elle participe, avec trois tableaux de fleurs, à l'exposition de la Royal Society of British Artists. Elle devient peintre de fleurs pour Adélaïde., une opportunité qui lui permet de poursuivre sa carrière en Angleterre après la fin de règne de Charles X en 1830.
En 1836, l'artiste et sa sœur touchent un petit héritage à la mort de leur mère. En 1837, année de la fin du règne d'Adélaïde, Mélanie de Comoléra rentre en France après dix ans d'absence et s'établit 8, rue de Chartres, près de la place du Carrousel. Elle expose au Salon et propose de nouveau des cours de peinture chez elle, 4, rue du Marché-Saint-Honoré, ou .
Son art la fait connaître dans le milieu de la botanique et de l'horticulture.. En 1838, lors de l'Exposition publique des produits de l'horticulture dans l'Orangerie du Louvre, elle expose ainsi deux peintures à l'huile et des œufs d'autruche peints.. À Paris, comme à Londres, ses tableaux sont bien reçus et son art, reconnu, reçoit des critiques positives...
Après avoir exposé au Salon de 1839, Mélanie de Comoléra retourne en Angleterre, où elle travaille pour la reine Victoria... Malgré son talent et la reconnaissance de certains de ses pairs anglais, elle tombe dans l'indigence En 1849, elle devient bénéficiaire d'une pension hebdomadaire de l'organisation charitable (Société des amis des étrangers en détresse). Après avoir résidé à Marylebone, dans le centre de Londres, elle bénéficie en 1853 d'un hébergement dans un des hospices de la société caritative, à Lower Norwood, dans le district de Lambeth.
Dès lors, les œuvres de Mélanie de Comoléra ne sont plus que rarement exposées : un guéridon à l'Exposition universelle de Londres en 1851, deux écrans à l'Exposition universelle de Paris en 1855 et, pour finir, une peinture sur porcelaine à l'Exposition universelle de Londres en 1871. Âgée de 94 ans, elle est cette année-là recensée à Lambeth avec une amie, Margaret Ann Jump, une gouvernante âgée de 67 ans.
Dans un texte consacré aux hospices de Lower Norwood paru dans l'hebdomadaire en 1874, l'écrivain Thomas Archer consacre un passage à Mélanie de Comoléra, qu'il nomme Marie de Comoléra. Il l'a rencontrée à l'occasion d'une visite dans la modeste chambre où elle logeait. Désormais infirme, parlant avec difficulté, elle a perdu une partie de ses aptitudes artistiques et vit quasi oubliée. Archer évoque sa jeunesse et sa condition sociale passée, du temps où elle vivait . Il lui donne le titre de comtesse, sans préciser d'où il lui vient. Dans sa chambre encombrée, la peintre conserve plusieurs de ses toiles, des compositions de fleurs et de fruits, dont certaines jugées par Archer de grande qualité.
Mélanie de Comoléra meurt en , à l'âge de 96 ans, dans la maison de charité de . Elle est inhumée une semaine plus tard au cimetière de West NorwoodComolera, Marie Guillame [sic], , West Norwood Cemetery and Crematorium, West Norwood,London Borough of Lambeth,Greater London, Angleterre, Find a Grave . Sur sa succession, homologuée au mois de juin suivant, figure le nom de Margaret Ann Jump.
Œuvres
Expositions Tableau de fleurs, peinture sur porcelaine, Salon de 1817 ()Livret du Salon à ..
Roses dans un vase posé sur une table, peinture, Salon de 1819 ()Livret du Salon à ..
Groupe de fleurs et fruits, et guirlande de pensées et de myrthes, dessus de table peint à l'huile sur taffetas fixé sous glace, Salon de 1824 ()Fleurs et fruits. Revue critique du Salon de 1824, Paris, éditions Dentu, 1825, p.110, à . Tableau de fleurs, peinture, Salon de 1824 ()Livret du Salon à .
Tableau peint sur porcelaine (), Salon de Lille 1825 Tableau peint sur marbre, Salon de Lille 1825 () Tableau peint sur toile, Salon de Lille 1825 () Expositions de la Royal Academy of Arts, 1826 à 1854 Exposition de la Royal Society of British Artists, 1827
Le Rosier symbolique d'Angleterre, étude d'après nature, Salon de 1837 ()
Fleurs et Fruits, peinture, Salon de 1839 () Guéridon, Exposition universelle de Londres, 1851 Deux écrans, Exposition universelle de Paris, 1855 Peinture sur porcelaine, Exposition universelle de Londres, 1871
Collections publiques Cambridge, Fitzwilliam Museum : Vase de fleurs, vers 1830. Chicago, Art Institute of Chicago : Nature morte aux raisins et aux fleurs, vers 1827.
Publication
Collection of Studies of the Most Beautiful Flowers Fruit from Nature, London, 1829, dédicacé à la reine Adélaïde et comprenant quatre lithographies.
Archives
Généalogie de Marie Guillaume Comolera et documents d'archives, FamilySearchGénéalogie de Marie Guillaume Comolera et documents d'archives, FamilySearch Comolera, Mélanie. Maison du Roi. Brevets des fournisseurs du Roi, 1825 (cote o/3/874), Archives nationales Plaintes de Mélanie Comolera, qui copie un tableau de Van Spaendonck, , Archives des musées nationaux, Département des peintures du musée du Louvre (série P). volume 13 (sous-série P18) (cote 20144790/124), Archives nationales Plaintes de Mélanie Comolera, , Archives des musées nationaux Expositions, Salons, Expositions universelles (cote 20150042/107), Archives nationales Procès verbal afin d'inventaire après décès de Claude Louise Lescavelé, veuve de Paul Comolera, demeurant rue Chapon, , , Minutes et répertoires du notaire Jean Pierre SCHNEIDER (cote MC/RE/LI/39), Archives nationalesProcès verbal afin d'inventaire après décès de Claude Louise Lescavelé, veuve de Paul Comolera, demeurant rue Chapon, , , Minutes et répertoires du notaire Jean Pierre SCHNEIDER (cote MC/RE/LI/39), Archives nationales de France Comolera, Mélanie de [1836-1859], Archives des musées nationaux, Département des peintures du musée du Louvre (série P). volume 17 (sous-série P30) (cote 20144790/153), Archives nationales Comolera, Mélanie. Maison de l'empereur Napoléon III. Musées impériaux et encouragement aux arts : ordonnances de paiement et pièces comptables à l'appui, 1856 (cote O/5/1710), Archives nationales Bibliographie
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Notes et références Notes
Références
Liens externes
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