L'usine sidérurgique de Muroran, actuellement , est un complexe sidérurgique à Muroran, au sud de l'île d'Hokkaidō, au Japon. Fondée en 1909, elle devient à la fin des années 1950 la deuxième plus grande usine métallurgique du Japon.

En 2019, l'usine est une petite usine intégrée spécialisée dans la fabrication de couronnes et de barres, produisant d'acier et employant .

Historique Genèse (1907 - 1937)

La construction de l'usine, lancée par la (en japonais ), commence en . La production est dirigée par Suzou Eto, de l’. En , la construction de l'usine est officiellement achevée et l'entreprise (en japonais ) est fondée.

L'objectif est d'exploiter les sables ferrugineux locaux, dans le contexte porteur de la victoire du pays lors de la guerre russo-japonaise. Le premier haut fourneau, de capacité , est chargé de sable le , la première coulée de de fonte se faisant 3 jours après. Mais . Des recherches métallurgiques poussées établissent que le sable local est difficilement fusible à cause de sa teneur en dioxyde de titane, un composé notoirement réfractaire.

En , l'entreprise devient la . En , elle devient la et, en , la .

L'usine intégrée de Nakamachi (1937 - 1957)

En , Nippon Steel Co. commence la construction de l’usine intégrée de Nakamachi, sur un polder de . Le haut fourneau 1 de Nakamachi est mis à feu en , les HF2 et HF3 sont achevés en . En , le premier four Martin-Siemens est mis à feu. Les laminoirs sont opérationnels en .

Le , l'usine est fortement endommagée par le durant les bombardements navals alliés sur le Japon et le . au but des navires stoppent la production.

En , l'entreprise devient la . En , elle devient les . La production progresse : en 1950, en 1955.

En , le premier train continu de laminage à chaud de bandes est mis en service. Celui-ci, doté de 6 cages dont 4 pour le train finisseur, a coûté la somme de , mais est le premier de fabrication japonaise.

Modernisations (1957 - 1990)

En , la troisième étape de l'agrandissement de l’usine démarre : en , la deuxième aciérie de conversion est mise en service avec 2 convertisseurs de , les plus gros du Japon. En 1962, le complexe exploite 4 hauts fourneaux (un de , deux de et un de ), alimentés par une cokerie () et une usine d'agglomération (). La fonte est affinée par 6 fours Martin-Siemens acides (pour une capacité ) et les deux convertisseurs LD d'une capacité de . Les outils de laminages sont un slabbing et un blooming (de respectivement ), qui alimentent un train à petits et moyens fers (), le train à couronnes et à barres () et le train continu à bandes ().

En , c'est la coulée continue, la première du Japon, qui démarre. En octobre, c'est l'usine de laminage à froid qui démarre. En , l'usine abandonne le procédé Martin-Siemens. En , la deuxième ligne de laminage de barres et couronnes est mise en service.

En , la fusion de avec Fuji Steel conduit à l'adoption du nom de .

De 1971 à 1975, l'usine développe et industrialise un procédé de bouletage et réduction directe afin de recycler les poussières ferreuses collectées dans les différentes étapes de fabrication. La méthode mise au point, appelée « procédé Koho », ne connait cependant pas de succès en dehors du site.

En 1974, le complexe n'exploite plus que 3 hauts fourneaux : le HF1, le plus petit (), n'étant plus exploité (il est condamné en ), il reste les HF2 et HF3 ( pour chacun) ainsi que le HF4 ( pour ). L’usine d'agglomération consiste en 9 chaînes Dwight-LLoyd (4 chaînes de pour un total de et 5 chaînes pour un total de ). Une nouvelle aciérie composée de 2 convertisseurs LD de , plus un de , de capacité , complète l'aciérie démarrée en 1961. Une partie de l'acier est coulée à la coulée continue : 2 machines à brames et à blooms, d'une capacité de , fonctionnent en parallèle des filières à lingots traditionnelles.

En , le laminoir à barres est démarré, il est agrandi en . La nouvelle aciérie, fondé sur des convertisseurs LD de , est démarrée en et, en , la troisième coulée continue est démarrée. En , le HF4 est arrêté : cette année très difficile (les Accords du Plaza, qui entraînent la réévaluation du yen, dont le taux de change passe de , bouleversent l'industrie japonaise) voit l'arrêt temporaire complet de l'usine et la réorganisation autour de la seule nouvelle aciérie. La gestion des produits finis est également modernisée : en , une baie de chargement indépendante de la météo est inaugurée.

Spécialisation dans les produits longs (depuis 1990)

Le site abandonne les produits plats, avec l'arrêt du train à bande en . En , un stockage automatisé des produits est démarré. Ce glissement vars l'aval de Nippon Steel se traduit en par la vente de l'unique haut fourneau en activité (le HF2, de depuis sa rénovation de 2001) à la .

En , un four électrique condamné par Mitsubishi Steel est racheté afin d'être remonté à Muroran.

En 2019, le site de Muroran est un petit complexe intégré produisant de produits longs. Les principaux outils sont : le haut fourneau HF2 de , exploité par la ; une aciérie disposant de deux convertisseur à l'oxygène de ; un four à arc électrique de ; une coulée continue (CC3); un blooming ; un laminoir à couronnes et un laminoir à barres.

En 2020, le HF2 devrait être reconstruit, avec un volume interne légèrement augmenté à .

Notes et références Notes

Références

Articles connexes

Nippon Steel

Catégorie:Entreprise sidérurgique ayant son siège au Japon Catégorie:Entreprise fondée en 1909 Catégorie:Usine sidérurgique Catégorie:Entreprise ayant son siège dans la préfecture de Hokkaidō Catégorie:Muroran