vignette|Détail du mémorial aux parlementaires et aux personnels du Parlement morts à la Seconde Guerre mondiale, au palais de Westminster. vignette|La Chambre des communes avant sa destruction par des bombes allemandes en mai 1941, durant le Blitz.

Le Royaume-Uni déclare la guerre au Troisième Reich le , à la suite de l'invasion allemande de la Pologne. Le Royaume-Uni devient ainsi un membre clef des Alliés, et le seul pays majeur du côté des Alliés à prendre part à l'intégralité des six années que dure la Seconde Guerre mondiale. De (capitulation de la France) jusqu'en (entrée en guerre de l'Union soviétique), le Royaume-Uni, avec l'appui de son empire, est la seule puissance en guerre face aux forces de l'Axe. À la fin de la guerre, le Royaume-Uni compte 384 000 soldats morts au combat, et 70 000 civils tués, majoritairement durant le Blitz "The Fallen", Parlement du Royaume-Uni.

À partir de , le pays est dirigé par le cabinet de guerre que mènent le Premier ministre Winston Churchill (du Parti conservateur) et le vice-Premier ministre Clement Attlee (du Parti travailliste), tous deux soldats vétérans de la Première Guerre mondiale. En raison de la guerre, les élections prévues pour 1940 ne peuvent se tenir, et le parlement élu en 1935 continue de siéger jusqu'en 1945.

Un mémorial sous la forme d'un vitrail à Westminster Hall, dans le palais de Westminster, commémore les vingt-deux membres de la Chambre des communes et les trente-quatre membres de la Chambre des lords tués à cette guerre. Il commémore également les deux policiers -Gordon Farrant, 29 ans, et Arthur Stead, 33 ans- tués par un raid aérien allemand sur les locaux du Parlement, ainsi que les trois personnels du Parlement tués par cette guerre : le capitaine Edward Elliott du , surintendant résident de la Chambre des lords, tué par ce même raid ; le caporal Colin Rees, du régiment d'infanterie du Middlesex, travailleur des cuisines de la Chambre des communes, tué au combat ; et le lieutenant-colonel Colin Davidson, de la Royal Artillery, clerc de la Chambre des lords, tué au combat "Stained glass window, Westminster Hall", Parlement du Royaume-Uni.

Beaucoup des parlementaires tués durant cette guerre sont membres du Parti conservateur, ce que l'historien Stuart Ball explique par le fait que « bon nombre de députés conservateurs étaient suffisamment jeunes pour prendre part aux combats, ils étaient souvent déjà réservistes dans l'armée, et appartenaient à la classe sociale dont seraient issus les officiers, avec pour attente qu'ils montreraient l'exemple aux autres soldats et les menant eux-mêmes à la bataille » Stuart Ball, Portrait of a Party: The Conservative Party in Britain 1918-1945, Oxford University Press, 2013, p.318.

Liste Ces cinquante-six parlementaires tombés au front ou bien des suites de la guerre sont, par ordre chronologique :