Raymond Decugis (Ollioules, - Mort pour la France à Saint-Denis de La Réunion le ), est un ingénieur, fonctionnaire et résistant français, Compagnon de la Libération à titre posthume par décret du . Polytechnicien, il est ingénieur à Madagascar au moment où débute la Seconde Guerre mondiale. Muté à La Réunion par le régime de Vichy, il se joint à la France combattante lorsque celle-ci vient négocier le ralliement de l'île mais se fait tuer par des soldats français vichystes.

Biographie

Jeunesse et engagement

Raymond Decugis naît le à Ollioules dans le Var d'un père agent technique à la compagnie des chemins de fer PLM. Lycéen à Marseille, il entre ensuite à l'école polytechnique en 1926. Il en sort en 1928 pour effectuer son service militaire dans le génie puis, passé dans la réserve comme officier, il devient Ingénieur des ponts et chaussées. Après quatre ans de service en métropole, il part en 1932 à Madagascar où il est nommé ingénieur principal de classe du cadre général des travaux publics des colonies.

Seconde Guerre mondiale

Toujours en poste à Madagascar lors du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale en , il est mobilisé pour servir à l'état-major. Après l'armistice du 22 juin 1940, les nouvelles autorités vichystes le nomment directeur des travaux publics et du port de La Réunion, fonction qu'il exerce pendant deux ans.

Le , le contre-torpilleur des forces navales françaises libres Léopard, commandé par Jules Évenou, arrive à La Réunion avec à son bord André Capagorry, chargé par le général de Gaulle de rallier l'île à la France combattante. Prenant le navire et les troupes qui en débarquent pour des britanniques, les défenseurs de l'île fidèles au maréchal Pétain ouvrent le feu depuis la batterie de la pointe des Galets. Rallié aux français libres dès leur arrivée, Raymond Decugis tente de faire cesser les tirs en se rendant à la batterie mais se fait tuer par les soldats vichystes. D'abord inhumé au cimetière de Saint-Denis, il est ensuite rapatrié à Madagascar et inhumé à Tananarive.

Décorations

Chevalier de la Légion d'honneurCompagnon de la LibérationCroix de guerre 1939-1945Avec palme

Hommages

À Ollioules, son nom est inscrit sur le monument aux morts de la commune. À Paris, son nom figure sur un monument commémoratif dans la cour des anciens bâtiments de l'école polytechnique aujourd'hui occupés par le ministère de l'enseignement supérieur. À Palaiseau, dans le campus de l'École polytechnique, son nom est inscrit sur un monument rendant hommage aux anciens élèves de l'école morts pour la France. À Saint-Denis de La Réunion, une stèle a été érigée sur le lieu de sa mort.

Références

Bibliographie

. . . .

Voir aussi

Articles connexes

Ordre de la Libération Libération de la France Libération de La Réunion

Liens externes

Catégorie:Résistant français Catégorie:Personnalité de la France libre Catégorie:Élève de l'École polytechnique Catégorie:Ingénieur du corps des ponts et chaussées Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur (date non précisée) Catégorie:Compagnon de la Libération Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1939-1945 Catégorie:Naissance en juillet 1907 Catégorie:Naissance à Ollioules Catégorie:Décès en novembre 1942 Catégorie:Décès à Saint-Denis (La Réunion) Catégorie:Décès à 35 ans Catégorie:Mort pour la France