Le d'artillerie coloniale ( RAC) est une unité de l'Armée de terre française. Créé en 1939 au début de la Seconde Guerre mondiale, le combat pendant la bataille de France en juin 1940. Devenu en 1958 d'artillerie de marine, il est dissout en 1970.

Création et différentes dénominations

: création du d'artillerie coloniale () : dissous : création du d'artillerie coloniale tractée tout terrains () : dissous : formation du du régiment d'artillerie coloniale (I/) : renommé du régiment d'artillerie de marine : devient régiment d'artillerie de marine : devient d'artillerie de marine

Historique

Entre-deux-guerres Le d'artillerie coloniale est d'abord créé le à Toulon, à partir du centre d'instruction d'artillerie de côte et de DCA. Il est dissout le .

Seconde Guerre mondiale Il est recréé le à Rueil sous le nom de (). Il doit former, avec le d'artillerie lourde coloniale, l'artillerie de la d'infanterie coloniale, rattachée à l'armée des Alpes. Commandé par le lieutenant-colonel Philippe, le régiment est constitué de trois groupes de douze canons de 75 tractés tout-terrains chacun. Le matériel est moderne et les cadres appartiennent à l'active. Le groupe ne rejoint pas sa division et est déployé le à l'est de Paris, pour défendre le canal de l'Ourcq au nord-est de Meaux.

Fin , le et le sont rattachés à la d'infanterie alpine, formée de chasseurs alpins revenus de l'expédition de Norvège. Le se regroupe le à Saint-Nom-la-Bretèche puis rejoint sa division à Aumale (Seine-Maritime) le au soir. Le 6, le régiment détache un canon par batterie pour assurer la défense antichar des bataillons d'infanterie de la division, déployée sur la ligne Weygand entre Senarpont et Guibermesnil. Les blindés allemands sont bloqués mais le régiment subit des pertes importantes, dont les et (). L'attaque se poursuit le lendemain et les restes du défendent Orival en stoppant les Allemands à seulement de ses positions.

Le régiment soutient la défense de la Bresle le puis sa division décroche dans l'après-midi, après la percée de Rommel sur son flanc droit. Il reste au régiment la moitié de ses 36 pièces initiales. Il se replie vers Neufchâtel-en-Bray, Tôtes et Veules-les-Roses. C'est dans cette localité que le régiment perd de nombreux hommes, capturés par les Allemands. Le groupe se replie vers la Mayenne mais subit de lourds dégâts dans une embuscade à Quincampoix. Les deux autres groupes ne parviennent pas à franchir la Seine et se dirigent vers le nord-ouest. Ils se rendent sur ordre à Angiens le , après avoir détruit les canons restants. La ( groupe) parvient le à embarquer à Harfleur pour rejoindre Cherbourg mais elle est capturée le à Saint-Sauveur-le-Vicomte.

Les éléments rescapés du sont rattachés aux et divisions légères de cavalerie, qui traversent la Loire et retraitent jusque dans le Lot et la Gironde. Le est dissout le .

La antichar divisionnaire du suit un autre itinéraire. Constituée le à Nemours à partir des et batteries antichars de réserve générale, elle est affectée au corps de cavalerie. Elle combat avec la légère mécanique (DLM) sur l'Avre puis retraite vers la Loire, la Charente et la Dordogne avec la . Elle a détruit pendant sa retraite dix blindés et huit véhicules, au prix de trois canons de 47.

Après 1945 L'unité est recréée le comme du régiment d'artillerie coloniale, renommé du régiment d'artillerie de marine le .

Devenu régiment d'artillerie de marine le , il est dissout le et devient le lendemain d'artillerie de marine.

Étendard L'étendard du régiment d'artillerie de marine ne porte aucune inscription.

Références

Articles connexes

Artillerie de marine Troupes coloniales Armée française en 1940

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