Cette liste recense les élections nationales organisées durant l'année 2021. Elle inclut les élections présidentielles et parlementaires, ainsi que les référendums, dans les États souverains ou sécessionnistes.
Les élections infra-nationales (territoriales, régionales, municipales,...) sont répertoriées dans la liste d'élections infranationales en 2021.
Commentaires généraux
L'année est marquée par la continuation de la pandémie de Covid-19, mais celle-ci n'empêche pas la tenue de nombreuses élections à travers le monde.
En Allemagne, les élections législatives en septembre marquent la fin des seize ans de gouvernement de la chancelière Angela Merkel. Le social-démocrate Olaf Scholz est élu à la direction du gouvernement. Au Japon, la droite au pouvoir presque sans discontinuer depuis 1955 remporte les élections législatives en octobre ; Fumio Kishida demeure Premier ministre.
En Amérique latine, la droite retrouve le pouvoir en Équateur avec l'élection en avril du président Guillermo Lasso. Au Pérou, au Honduras et au Chili, à l'inverse, la gauche arrive au pouvoir avec les élections respectives des présidents Pedro Castillo en mai, Xiomara Castro en novembre et Gabriel Boric en décembre.
Des élections sans réel choix ont lieu dans des États à parti unique (au Laos en février, au Viêt Nam en mai), ainsi que dans des États autoritaires en Asie centrale post-soviétique et en Afrique francophone, notamment, et en Syrie (mai). En Iran, les autorités interdisent aux principaux candidats d'opposition de se présenter à l'élection présidentielle en juin, ouvrant ainsi la voie à l'élection de l'ultra-conservateur Ebrahim Raïssi avec toutefois un taux d'abstention record. En Russie, de même, la plupart des candidats d'opposition sont interdits de participation aux élections législatives en septembre, entachées par ailleurs de fraudes.
none|thumb|upright=2 |Carte du monde indiquant les pays organisant des élections ou des référendums nationaux :
Par mois Janvier Date Pays Élections Contexte Résultats Législatives Le Kazakhstan est généralement considéré comme ayant un régime autoritaire. Premières élections locales sous le multipartisme. Le parti Nour-Otan (attrape-tout, autoritaire, laïc), au pouvoir, conserve sans surprise la majorité absolue des sièges. Aucun parti d'opposition n'ayant pris part au scrutin, les autres sièges reviennent à deux autres partis qui de fait soutiennent le gouvernement. Présidentielle Élection anticipée, résultant des manifestations de 2020 et de la démission du président Sooronbay Jeenbekov. Le Premier ministre Sadyr Japarov (parti Mekenchil, populiste) est élu dès le premier tour avec 79,2 % des voix face à seize autres candidats. Référendum Par le référendum, le président par intérim Sadyr Japarov demande le consentement des citoyens pour abroger le régime parlementaire du pays au profit d'un régime présidentiel. La mise en place d'un régime présidentiel est approuvée par 81,5 % des votants, malgré les craintes de l'opposition de voir apparaître « un pouvoir autoritaire, semblable à ceux du Kazakhstan, de l’Ouzbékistan et du Tadjikistan voisins »« Au Kirghizistan, le populiste Sadyr Japarov élu président », Le Monde, 10 janvier 2020. Présidentielle L'Ouganda est généralement considéré comme ayant un régime autoritaire. Au pouvoir depuis 1986, le président Yoweri Museveni est candidat à un sixième mandat, ayant fait abroger la restriction sur le nombre de mandats ainsi que la limite d'âge.Le candidat d'opposition Robert Ssentamu est arrêté en novembre 2020. Son arrestation provoque d'importantes manifestations dont la répression fait plusieurs dizaines de morts. Le président Yoweri Museveni (Mouvement de résistance nationale : droite national-conservatrice, autoritaire, libérale en économie) est déclaré réélu dès le premier tour avec 58,6 % des voix face à dix autres candidats dont notamment Robert Ssentamu (Plateforme de l'unité nationale : centre-gauche social-libéral et progressiste ; 34,8 %). Législatives Les législatives sont remportées par le Mouvement de résistance nationale au pouvoir, qui conserve la majorité absolue au parlement. Présidentielle Le président Marcelo Rebelo de Sousa (issu du Parti social-démocrate : centre-droit libéral-conservateur et chrétien-démocrate) est réélu dès le premier tour pour un second mandat avec 60,7 % des voix, face à six autres candidats dont notamment Ana Gomes (Parti socialiste, centre-gauche ; 13,0 %) et André Ventura (Chega : droite à extrême-droite ; 11,9 %). Sénatoriales Scrutin indirect Sans surprise, le scrutin est largement remporté par le Parti démocratique gabonais au pouvoir.
Février Date Pays Élections Contexte Résultats Législatives L'Union patriotique (centre-droit libéral-conservateur) et le Parti progressiste des citoyens (droite national-conservatrice, libérale en économie), les deux partis de la coalition au pouvoir depuis 2005, progressent et remportent chacun les deux-cinquièmes des sièges.Daniel Risch (Union patriotique) est nommé Premier ministre et maintient un gouvernement de coalition des deux partis. Présidentielle tour de la présidentielle. Le président Lenín Moreno ne brigue pas de second mandat. Andrés Arauz (Union pour l'espérance) et Guillermo Lasso (CREO : centre-droit libéral-conservateur) se qualifient pour le second tour de la présidentielle, avec respectivement 32,7 % et 19,7 % des voix. Le candidat du Pachakutik, Yaku Pérez, est écarté de peu avec 19,4 %. Législatives Tour unique des législatives. Assemblée sans majorité. L'Union pour l'espérance (gauche, socialisme du ) progresse et obtient la majorité relative avec plus d'un tiers des sièges. Le mouvement Pachakutik (gauche socialiste, écologiste et indigéniste) progresse très nettement et devient la deuxième force à l'Assemblée. L'Alianza País (centre-gauche social-libéral), qui disposait de la majorité relative durant la législature sortante, perd tous ses sièges.LégislativesScrutin anticipé, la Cour constitutionnelle ayant invalidé en décembre 2020 l'investiture du gouvernement du Premier ministre Avdullah Hoti et ordonné la tenue de nouvelles élections. Parlement sans majorité. Le principal parti d'opposition, Autodétermination (centre-gauche), qui disposait de la majorité relative des sièges au parlement sortant, progresse très nettement, distançant les autres partis et atteignant même la majorité absolue des voix. La Ligue démocratique (centre-droit conservateur, libéral en économie) du Premier ministre Avdullah Hoti perd la moitié de ses sièges et chute à la troisième place derrière le Parti démocratique (également centre-droit conservateur et libéral en économie). Un gouvernement de coalition mené par Albin Kurti est formé le 22 mars. Législatives Le Laos est un régime à parti unique. Il y a davantage de candidats que de sièges à pourvoir, les électeurs étant appelés à les départager, mais tous doivent être approuvés au préalable par une collectivité locale ou par une organisation de masse affiliée au parti.Le Parti révolutionnaire populaire lao (marxiste-léniniste), seul parti autorisé, remporte sans surprise la quasi-totalité des sièges. Une demi-douzaine de sièges sont obtenus par des candidats non-membres du parti mais affiliés et autorisés par les autorités.La nouvelle assemblée élit le Premier ministre sortant Thongloun Sisoulith à la présidence de la République, poste auquel il est le seul candidat. Sur nomination du nouveau président, l'assemblée élit ensuite Phankham Viphavanh à la fonction de Premier ministre. Présidentielle tour. Le président Mahamadou Issoufou (PNDS) a effectué les deux mandats autorisés par la Constitution, et n'est donc pas candidat. Le Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (centre-gauche) conserve la présidence avec la victoire de Mohamed Bazoum. Il obtient 55,8 % des voix face à Mahamane Ousmane (Renouveau démocratique et républicain). Législatives Le parti Nouvelles idées (centre-droit conservateur, libéral en économie, populiste) du président Nayib Bukele remporte une large majorité absolue des sièges, conférant au président de la République une majorité parlementaire pour la première fois depuis son élection en 2019. L'Alliance républicaine nationaliste (droite national-conservatrice et néolibérale), qui détenait la majorité relative des sièges, hostile au président Bukele, perd la plupart de ses sièges. Le Front Farabundo Martí de libération nationale (gauche) poursuit son déclin, perdant presque tous ses sièges restants.
Mars