vignette|Armoiries de Lima. L'histoire de Lima commence vers 100 à 650 lorsque le territoire de l'actuelle capitale du Pérou, était habité par divers groupes amérindiens, bien avant l'arrivée de l'Empire Inca dans la région. Cette civilisation appelée culture Lima se développa dans les vallées des rivières Chillón, Rímac et Lurín. Les populations étaient regroupées sous différentes seigneuries régionales, parmi lesquelles la seigneurie d'Ichma. La vallée de ces 3 rivières et ses environs a été occupée par une série implantations et de complexes bâtis de différentes époques construits en adobe, boue et pierre associés au système d'irrigation des vallées; à ce jour, il y a environ 500 de ces restes (communément appelés "huacas") sous forme de pyramides, de plates-formes et plus, dispersés dans toute la ville. Le temple de Pachacamac dans la vallée du Lurín est le temple le plus important laissé par ces civilisations.

Au , les Incas ont conquis la région, ont occupé certains de ces sites et ont également érigé leurs propres bâtiments publics dans des endroits comme Pachacámac. vignette|Drapeau de Lima. Bien qu'elle puisse donc être retracée depuis l'époque préhispanique en tant que « zone urbanisée », l'histoire de la ville de Lima telle qu'elle est connue aujourd'hui n'a véritablement commencée que le , date de sa fondation par Francisco Pizarro.

La ville a été établie dans la vallée du fleuve Rímac dans une zone soumise à la seigneurie d'Ichma et portant le nom de "Cité des Rois". Elle devint la capitale de la vice-royauté du Pérou et le siège d'une audience royale en 1543. Au , la ville prospéra en tant que centre d'un vaste réseau commercial malgré de fréquents tremblements de terre et la menace des pirates.

Ce boom a pris fin au à la suite du déclin économique de Lima et des réformes bourboniennes.

Étymologie Le terme Lima est une déformation de la prononciation du nom du fleuve Rímac, qui en quechua signifie « qui parle fort ». Ce torrent est également connu à Lima comme « el río Hablador » (la rivière bavarde). Ce nom lui a probablement été donné à l'époque des Incas, en raison du bruit fort que ses eaux font en haute saison lorsqu'elles roulent les pierres du fond.

Héraldique Armoiries : Reçu de Charles Quint le blason de la ville représente deux aigles qui se font face, rappelant l'aigle à deux tête du Saint-Empire romain germanique dont le roi d'Espagne prince de la maison de Hasbourg était empereur depuis le .

Le blason est composé d'un écu espagnol au champ d'azur (bleu) où il y a trois couronnes d'or (jaunes) et au milieu une étoile d'or. Le champ central est entouré d'une bordure de gueule (rouge), aux liserés d'or qui porte la mention latine « Hoc signum vere regum » en lettres d'or. L'écu est flanqué sur chaque côté de deux aigles noirs couronnés d'or qui se font face et regardent les lettres « I » (pour J) et « K » (pour Karlos) en l'honneur de Jeanne de Castille « Jeanne la Folle » mère de Charles Quint et de Charles d'Espagne (Charles Quint). Ces lettres sont surmontées d'une autre étoile dorée.

Le symbolisme de la partie centrale de l'écu est lié au fait que Francisco Pizarro a fondé la ville aux alentours du jour de l'Épiphanie (), les couronnes représentant les trois rois mages Gaspard, Melchior et Baltazar, l'étoile représentant l'étoile de Bethléem. La ville de Lima est donc célébrée comme très noble, très fidèle et trois fois couronnée "Cité des Rois", l'Épiphanie étant une fête importante en Espagne.

Drapeau : Le drapeau de Lima est composé des armoiries de la ville sur fond jaune.

Époque préhispanique vignette|Pachacamac était un centre religieux important avant l'arrivée des espagnols. À l'époque précolombienne, le territoire de l'actuelle ville de Lima était habité par divers groupes d'amérindiens regroupés dans les vallées des rivières Chillón, Rímac et Lurín Conlee et al., "Late Prehispanic sociopolitical complexity". Dans les vallées et leurs environs ont été retrouvés des vestiges de complexes bâtis de différentes époques construits en adobe, boue et pierre, associés aux systèmes d'irrigation des vallées. Aujourd'hui, il y a environ 500 de ces vestiges (communément appelés "huacas") sous forme de pyramides, de plateformes, etc. dispersés dans toute la ville.

Au , les Incas ont conquis la région, occupés certains de ces sites et ont également érigés leurs propres bâtiments publics dans des endroits comme Pachacámac utilisé par les peuples précédents.

Fondation espagnole En 1532, un groupe de conquistadors espagnols dirigé par Francisco Pizarro a vaincu et assassiné l'Inca Atahualpa et a conquis son empire. Pizarro, gouverneur des terres ainsi conquises, entreprend la recherche d'un endroit approprié pour établir sa capitale Hemming, The conquest..

Son premier choix, la ville de Jauja situé au milieu des Andes, se révèle peu judicieux en raison de son altitude et de son éloignement de la mer. Des explorateurs espagnols signalent un meilleur endroit dans la vallée de Rímac, près de l'océan Pacifique, avec des approvisionnements abondants en eau et en bois, de vastes cultures et un bon climat. vignette|gauche|Fondation de Lima. Huile sur toile de José Effio (1845-1920) - Musée national d'anthropologie, d'archéologie et d'histoire du Pérou à Lima.|alt= vignette|gauche|Lima représentée dans "Nueva corónica y buen gobierno" de Guamán Poma de Ayala 1615. Rímac (prononcée comme Limac), située dans les territoires de la kuraka de Rímac, administré par l'inca est alors habitée par environ habitants Fernandez, J. (productor). (2013), Sucedió en el Perú (serie documental). Lima, Perú: TV Perú..

Gabriel Moreira Romaní envoyé de Pizarro, comme de coutume chez les conquistadors espagnols, fonde sa nouvelle capitale sur une ville existante le , lui donnant le nom de « Cité des Rois » (Ciudad de los Reyes) Klarén, Peru comme l'indique le chroniqueur Carlos Huerta dans sa Cronología de la conquista de los Reinos del Perú Huerta, Cronología de la conquista de los Reinos del Perú p. 37.:

Peu de temps après sa fondation, les anciens colons de Lima (tant les autorités indigènes que les gens du commun) déplace la cité à Chuntay, un site appartenant aux indigènes et qui se trouvait là où se trouve actuellement l'église San Sebastian .

En 1536, Manco Capac II, organise la rébellion contre les espagnols dans tout le Pérou et ses troupes assiègent Cuzco. Les renforts espagnols envoyé à Cuzco sont mis en déroute par les incas et poursuivi dans tout le pays jusqu'à la ville nouvellement créée de Lima en août, mais épuisées les troupes amérindiennes sont contraintes de se replier. Selon certaines sources, les Espagnols et leurs alliés indigènes, dirigés par Pizarro lui-même, auraient repoussé les rebelles après de violents combats dans les rues de la ville même et ses environs.

Le , la Couronne espagnole reconnaît la fondation de la ville et le , l'empereur Charles Quint lui confère son blason.

Vice-royauté du Pérou Au cours des années suivantes, Lima a dû faire face aux troubles causés par les conflits entre différents groupes de conquistadors, soutiens de la famille de Almagro ou des frères Pizarro.

Dans le même temps, elle augmente son prestige en étant désignée capitale de la vice-royauté du Pérou et siège d'une audience royale en 15435. La première université de Lima, l'Universidad Nacional Mayor de San Marcos, fut créée en 1551 et la première imprimerie en 1584. La ville devient également un centre religieux important, en 1541 siège d'un diocèse de l'Église catholique, devenu archidiocèse cinq ans plus tard. En 1609, la ville organise des célébrations pour la béatification d'Ignace de Loyola Report of the Feasts Held in the City of Lima for the Beatification of the Blessed Father Ignatius of Loyola, Founder of the Society of Jesus. World Digital Library, 1610.. vignette|left|Paysage et habitants de Lima (gravure de 1744). publiée dans l'ouvrage Historical Relationship of the Journey to South America Volume II de Jorge Juan et Antonio de Ulloa. Lima prospère au en tant que centre d'un vaste réseau commercial intégrant la vice-royauté du Pérou avec l'Amérique, l'Europe et l'Asie de l'Est Andrien, Crisis and decline.. Les marchands de Lima acheminent l'argent péruvien par le port voisin de Callao et l'échangent contre des marchandises importées à la foire commerciale de Portobello, dans l'actuel Panama. Mais cette pratique était sanctionnée par la loi, puisque la Couronne avait stipulé que tout le commerce de la vice-royauté devait passer par Callao sur son chemin vers et depuis les marchés étrangers. La prospérité économique de la ville s'est reflétée dans sa croissance rapide, la population passant d'environ habitants en 1619 à environ habitants en 1687. vignette|Les balcons sont typiques de l'architecture de Lima pendant la vice-royauté.Cependant, la ville n'était pas sans dangers. Les et , de violents tremblements de terre ont détruit une grande partie de la ville et de ses environs. La catastrophe a été suivie de famines et d'épidémies, faisant chuter la population à moins de personnes en 1692.

La présence endémique de pirates et de corsaires dans l'océan Pacifique était une deuxième menace. Le port de Callao est attaqué par une expédition navale hollandaise en 1624, mais elle est repoussée par le vice-roi Diego Fernández de Córdoba Clayton, "Local initiative and finance".. Les boucaniers anglais ont proliféré dans les eaux péruviennes dans les années 1680 jusqu'à ce qu'ils soient repoussés par les marchands de Lima en 1690. Par précaution, le vice-roi Melchor de Navarra y Rocafull fait construire les murs d'enceinte de Lima entre 1684 et 1687.

Le tremblement de terre de 1687 a marqué un tournant dans l'histoire de Lima, car il a coïncidé avec une récession des échanges, une baisse de la production d'argent et une plus grande concurrence économique avec des villes comme Buenos Aires. gauche|vignette|Plan de Lima en 1750. Un autre tremblement de terre dévastateur le , cause de graves dommages à la ville et dévaste la ville et le port de Callao, nécessitant un grand effort de reconstruction dirigé par le vice-roi de 1745 à 1761 José Antonio Manso de Velasco Walker, "The upper classes"..

Plusieurs de ces désastres (1655, 1687) ont généré une intense dévotion à une image du Christ connue sous le nom de « Seigneur des Miracles » (Señor de los Milagros), que depuis les Liméniens mènent en procession chaque 18 et Higgings, Lima.

Pendant la seconde moitié de la période vice-royale, alors qu'elle était gouvernée par les rois de la maison de Bourbon, le développement urbain de Lima a été marqué par les idées des Lumières sur la santé publique et l'organisation sociale. Parmi les bâtiments construits pendant cette période se trouvent une arène pour les combats de coqs, les plus vastes arènes d'Amérique du Sud pour les corridas (Plaza de Toros de Acho) et le cimetière général. Les deux premiers édifices ont été érigés pour réguler ces activités populaires, en les centralisant en un seul endroit, tandis que le cimetière a mis fin à la pratique d'enterrer les morts dans les églises, jugée insalubre par les pouvoirs publics Ramón, "El guion".

L'indépendance Au cours de la seconde moitié du , Lima est affectée par les réformes bourboniennes qui lui font perdre son monopole sur le commerce extérieur, ainsi que par la perte de la domination sur l'importante région minière du Haut-Pérou, qui en 1776 est transférée à la vice-royauté du Río de la Plata Anna, Fall of the royal government.. Cet affaiblissement économique conduit l'élite de la ville à dépendre des positions du gouvernement vice-royal et de l'Église pour leur soutien; elle est donc réticente à soutenir l'indépendance. vignette|right|Proclamation de l'Indépendance du Pérou, par le général José de San Martín, le 28 juillet 1821.