Le réseau de bus Apolo 7 (ou Apolo 7) a été créé en septembre 1997 à l’issue de la restructuration du réseau des transports urbains chellois et est géré, aujourd'hui, par la Société des transports du bassin chellois, société appartenant au groupe Transdev.
Il disparait le avec l'ouverture à la concurrence des transports franciliens, ses lignes sont reprises par le réseau de bus Marne et Brie.
Histoire À la fin des années 1930, deux services d'autobus privés relient, à l'intérieur de Chelles, la gare aux quartiers éloignés : « l'autobus des Coudreaux et l'autobus du Pin ».
Les transports urbains chellois Après la Seconde Guerre mondiale, Chelles se préoccupe des transports entre le centre-ville et les quartiers périphériques. La « Société des transports urbains chellois » (TUC) exploite alors cinq lignes d'autobus, reliant la mairie à la gare du Chénay-Gagny, à la Noue-Brossard, aux Pissottes, à Bel-Air, à la Madeleine, aux Coudreaux, au Rêve, à la Chantereine, et à la Villeneuve.
Le réseau des TUC se développa ensuite durant un peu moins d'une trentaine d'années, suivant le développement de la ville (création des zones industrielles de la Tuilerie et de la Trentaine) et l'accroissement démographique.
Dégradation de la situation
Mais c'est à partir de 1993 que la situation commença à se dégrader : la Société des transports urbains chellois était devenue déficitaire. Cette situation s'est conjuguée, au fil des mois, avec une détérioration du climat social au sein de l'entrepriseMagazine "Chelles Contact" novembre 1997 - Compte-rendu du Conseil Municipal de Chelles du .
Le déficit financier des TUC se traduisit précisément par une détérioration de la qualité des véhicules. Les années ont passé et la majorité des cars a atteint la limite d'âge (plus de dix années) alors que la moyenne autorisée est de sept années. Même très bien entretenus, les cars subissaient des pannes qui provoquaient des retards et le mécontentement des utilisateurs. Ces véhicules ne présentaient plus les garanties de confort, ni de sécurité optimale. De plus, trois véhicules manquaient pour assurer la desserte des lignes existantes. Ce fut l'origine principale de la multiplication des conflits sociauxMagazine "Chelles Contact" décembre 1996 - Dossier "Sur la route de la qualité" - page 19.
Le conflit social de fin 1996 sonna la fin de la crise : le personnel faisait grève pour obtenir du matériel plus récent, en plus d'un juste salaire. Au terme d'un long bras de fer (plus de trois semaines de conflit), la situation commença à s'améliorer : plusieurs véhicules d'occasion furent achetés. Ils étaient certes d'occasion, mais le renouvellement du parc était en cours à la satisfaction générale. Les revendications salariales furent également entendues et le travail reprit progressivement le .
De plus, les arrêts n'étaient pas ou très mal matérialisés, les dessertes de certains quartiers étaient très mal assurées et les horaires peu ou pas respectés. Les quelque quatre mille lycéens de la cité scolaire (Lycée Gaston Bachelard et Louis Lumière) de l'époque étaient souvent contraints de faire de l'auto-stopMagazine "Chelles Contact" octobre 1997 - Enjeux "Améliorations à l'horizon" - page 11.
État du réseau à la veille de sa restructuration
À la veille de la mise en service du réseau rénové, ce dernier était composé de neuf lignes : Lignes TUC de 1 à 5 Lignes TUC de 6 à 9 061-001 Circulaire faisant la boucle du quartier des Abbesses au départ de la Gare de Chelles 061-006 Circulaire faisant Gare de Chelles, Mont-Chalâts, Chantereine, Rond Point des Sciences, Chemin de la Guette, Rue du Tir, Centre-Ville de Chelles 061-002 Gare de Chelles ↔ Chelles Rond-Point des Sciences via Quatre Routes 061-007 Chelles Gare Routière RER ↔ Chelles Centre Commercial Chelles 2 via Mont-Châlats 061-003 Gare de Chelles ↔ Chelles Madeleine ↔ Chelles Rond-Point des Sciences 061-0013A Chelles Gare Routière RER ↔ Courtry via Rue du Tir 061-004 Chelles Gare Routière RER ↔ Chelles Centre Commercial Chelles 2 ↔ Chelles Place Henrion 061-0013B Chelles Gare Routière RER ↔ Claye-Souilly Mairie via Le Pin et Villevaudé 061-005 Chelles Gare Routière RER ↔ Chelles Grande Prairie ↔ Chelles La Trentaine ↔ Vaires-sur-Marne Paul Algis ↔ Vaires Gare SNCF
Des TUC à Apolo7 "Aux grands maux, les grands remèdes"
Pour arriver à la fin du conflit de trois semaines, d'âpres négociations ont été menées tant du côté des chauffeurs en grève que de la ville de Chelles, de la société Transdev, dont dépendaient les TUC, et de la RATP pour aboutir le , à un protocole d'accord entre tous les partenaires.
Sous le regard attentif du Syndicat des transports parisiens (STP) et à l'initiative de la Ville et des maires du bassin de transport, Transdev et la RATP mirent en place un partenariat bipartite, afin de remettre de l'ordre dans les transports en commun et permettre le développement du réseau TUC en améliorant la qualité. D'un côté, Chelles et les communes voisines s'organisèrent par l'intermédiaire d'une structure intercommunale, le Syndicat intercommunal des transports du bassin chellois et des Communes Environnantes (SITBCCE), déléguant ainsi (et encore aujourd'hui, d'ailleurs) leurs compétences en matière de transport public. De l'autre côté, la RATP et Transdev constituent une société commune que sera appelée la Société des transports du bassin chellois.
Sans ces accords et la mise en place du syndicat intercommunal, qui doit obtenir une aide financière de la région, du département et du Syndicat des transports parisiens (STP), la situation aurait perduré ou, pire encore, la Ville de Chelles aurait pu se trouver dépourvue de tout mode de transports en commun. En effet, les TUC étaient en grande difficulté financière, proches de la faillite, et le règlement imposé par le STP ne permettait pas un rachat pour et simple des lignes existantes. Dans tous les cas, les transports urbains chellois restaient propriétaires de leur réseau même s'ils décidaient de cesser son exploitationMagazine "Chelles Contact" octobre 1997 - Enjeux "Transports : en attendant mieux" - page 10.
Fin 1996, un pré-calendrier d'exécution fut établi : constitution du syndicat intercommunal, réalisation des études et concertation afin de déterminer le projet le plus adapté à la situation, création de la société d'exploitation (STBC) au cours du premier trimestre 1997, adoption du nouveau réseau par le syndicat (SITBCCE) et le STP au plus tard le pour une mise en application à la rentrée scolaire suivante.
Apolo 7
Lancement du réseau thumb|right|400px|Plan du réseau Apolo7 en .
Le nouveau réseau issu de la restructuration des transports urbains chellois sera appelé Apolo7. Ce nom a été trouvé en 1997, à l’occasion d’un concours organisé dans une école de ChellesSite Apolo7.fr "Historique".
C'est au début du mois de que les transports urbains chellois, après plus de trente ans d'existence, laissèrent place au tout nouveau réseau Apolo7 : les onze lignes TUC numérotées furent remplacées par les lignes A, B, C, D, E et F du nouveau réseau Apolo7. Si les cinq premières concernant Chelles, elles suffisent à assurer la couverture de la ville mais avec une offre inférieure de 15 %.
Ce tout nouveau réseau fut élaboré en peu de temps : neuf mois seulement au lieu des deux années qu'exige normalement ce type de restructuration, ce qui occasionna quelques dysfonctionnements. Mais l'urgence de la restructuration excusa le mauvais départ et des ajustements furent rapidement effectués. Ainsi, la signature de la convention définitive n'est intervenue que le Magazine "Chelles Contact" octobre 1997 - Enjeux "Une envie de qualité" - page 11. De plus, les changements furent très importants : outre la modification des habitudes des usagers, la simplification du nombre des lignes fit beaucoup de mécontents, même s'il n'y eut aucune suppression pure et simple de desserte.
Par exemple, pour le même trajet, direct auparavant, le voyageur a dû subir une correspondance. L'exemple type était le « Spécial scolaire des Arcades », même s'il ne touchait que vingt-cinq des mille huit cents cartes scolaires distribuées, qui se traduisit par son intégration dans la nouvelle ligne C, le trajet direct devenant alors un peu plus tortueux avec, par conséquent, un allongement du temps de transport, limité toutefois à dix minutesMagazine "Chelles Contact" octobre 1997 - Enjeux "Transports : en attendant mieux" - Colonne en italique - page 10 et 11.
Mais, aux Coudreaux, les habitants se plaignent des suppressions de lignes et de l'allongement de la durée du trajet entre les Coudreaux et le centre-ville chellois qui atteint aujourd'hui trente-cinq minutes. Les habitants se plaignaient des bus souvent bondés ; les personnes âgées du quartier devaient prendre l'habitude de parcourir une distance plus importante pour rejoindre l'arrêt le plus proche de leur domicile. Ces dysfonctionnements existaient également à Chantereine et au Mont-Chalâts. Ces inconvénients, indubitablement gênants, ont été toutefois contrebalancés par une amélioration du service proposé.
Ce nouveau réseau s'est accompagné de la poursuite du renouvellement d'un tiers du parc roulant issu des transports urbains chellois, de l'aménagement des points d'arrêts (installations de poteaux de signalisation), de l'information aux usagers qui se développa progressivement et de l'adaptation de certains horaires.
Réseau de 1997 Le nouveau réseau nommé Apolo7 fut mis en service en . Il était alors composé de six lignes : Ligne Anciennement Dessertes principales Ligne A TUC 061-001/006 Chelles - Gare Routière RER ↔ Chelles - Cité Scolaire ↔ Chelles - Rond-Point des Sciences Ligne B TUC 061-0013A Chelles - Gare Routière RER ↔ Courtry - Lamartine ↔ Chelles - Gare Routière RER Ligne C TUC 061-004 Chelles - Gare Routière RER ↔ Chelles - Centre Commercial Chelles 2 ↔ Chelles - Place Henrion Ligne D TUC 061-005 Chelles - Gare Routière RER ↔ Chelles - Grande Prairie ↔ Chelles - La Trentaine ↔ Vaires-sur-Marne - Paul Algis ↔ Vaires - Gare SNCF Ligne E TUC 061-0013B Chelles - Gare Routière RER ↔ Claye-Souilly - Mairie Ligne F Ligne TUC/Europe Autocar Vaires - Gare SNCF → Brou-sur-Chantereine - Clinique → Brou-sur-Chantereine - Jean Jaurès → Vaires - Gare SNCF Particularités du réseau. La ligne A avait la charge de desservir la Cité Scolaire et Jéhan de Chelles en permanence. D'ailleurs, Bernard Garnier, alors adjoint au maire de Chelles chargé du dossier, avait souligné lors de la mise en avant des difficultés de lancement, que la fréquence des bus a été augmentée : un passage tous les dix minutes en heure de pointe et toutes les trente minutes en heure creuse, un nouveauté mise en service notamment pour la desserte des établissements scolaires. Il faisait allusion ainsi à la nouvelle ligne A. La ligne A dessert alors la totalité des quartiers de la ville et assure depuis sa création, une desserte circulaire du quartier des Abbesses au départ de la gare. La ligne B était destinée à relier la gare de Chelles à Courtry. Elle desservit brièvement le quartier des Coudreaux à travers deux sens distincts parce que le passage dans la rue Delambre posait des problèmes de stationnement et de proximité des écoles. La desserte nouvelle est toujours en place aujourd'hui. La ligne C était la seule ligne du réseau à desservir le Centre Commercial Chelles 2. La girouette des bus affichaient alors « Place Henrion via Chelles2 » ou « Gare Routière via Chelles 2 » selon le sens. Les dimanches et fêtes, seule la ligne A fonctionnant, en cas d'ouverture exceptionnelle de Chelles 2, seule la ligne 113 de la RATP desservait le lieu à raison d'un bus par heure. Elle dessert le quartier de Grande Prairie (pour le collège Weczerka) aux heures scolaires.