Le premier rebond épidémiologique du coronavirus SARS-CoV-2 en Europe, vulgarisé sous la dénomination seconde vague de Covid-19, concerne le rebond de la pandémie de coronavirus, à la fin de l'été 2020, après trois mois de décroissance de l'épidémie.

Selon les modèles compartimentaux en épidémiologie, le rebond devient possible si le nombre reproductif de contrôle dépasse l'unité. Il existe un délai de trois à quatre semaines entre une résurgence du nombre de cas et une résurgence du nombre de décès..

Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies estime que la pandémie peut reprendre si les mesures de distanciation physique ne sont pas respectées.. La société Predict Service a quant à elle démontré une corrélation entre condition météorologique et contamination au Covid.. Ainsi, l'origine de la résurgence du virus pourrait être liée à une seconde vague saisonnière ou à un relâchement des mesures de restrictions et d'hygiène sans qu'il soit encore possible de trancher. Le phénomène de décroissance de l'épidémie au printemps 2021 aux mêmes dates qu'en 2020 semble toutefois indiquer que la saisonnalité du virus est déterminante.

thumb|Nouveaux cas confirmés de COVID-19 pour 7 régions du monde thumb|Décès confirmés quotidiens dus à la COVID-19 pour 7 régions du monde

D'août à la seconde vague a causé dans l'Union européenne, presque autant que durant la première vague (), mais ce bilan pourrait dépasser celui de la première vague d'après le journal El País..

Prévisions scientifiques Modélisation du rebond épidémiologique Le , une équipe de l’université de Montpellier IRD/CNRS établit un modèle qui lui permet de considérer que le pays vit un rebond épidémiologique qui peut devenir une seconde vague.

Le rebond épidémiologique se caractérise par le fait qu'en moyenne un malade contamine au moins une autre personne, ce qui se produit en pratique lorsqu'une grosse moitié de malades ne contaminent personne et que l'autre moitié contamine de nombreuses personnes.

Au , le rebond n'est pas aussi rapide que lors de la première vague de , mais il existe un risque de saturation du système sanitaire en cas d'inaction. L'équipe note aussi qu'au , le nombre de décès est comparable à celui du ..

Le , la revue scientifique Scientific Reports publie une modélisation simpliste qui anticipe le fait que chacun des pays européens simulés atteindra le pic de contamination avant ., toutefois ce pic devrait être atteint début octobre en France et mi-novembre au Royaume-Uni et début janvier pour la Pologne et la Suède selon une logique de la physique des particules.

Fin novembre, l’ARS estime qu’en France, le pic épidémique de la seconde vague est passéCovid-19 : le pic de la seconde vague franchi en France ? Le Point, 20 novembre 2020.

OMS En , l'OMS s'attend à une recrudescence à l'automnehttps://www.ouest-france.fr/sante/virus/coronavirus/coronavirus-y-a-t-il-une-seconde-vague-du-covid-19-en-europe-6974246.

Mi-, l’OMS identifie un risque élevé de rebond de l’épidémie pour début 2021 en EuropeCovid-19 : Encore une nouvelle vague en Europe ? lasantéauquotidien, 17 décembre 2020.

Autres prévisions En , Jean-François Timsit, chef du service de réanimation médicale et infectieuse à l'hôpital Bichat, indique que le pic de la seconde vague sera probablement aux alentours du ..

Données statistiques L’appellation officieuse seconde vague est donnée en raison de la forme des courbes du nombre de cas testés positifs. Ces courbes font apparaitre pour l’Europe, une première remontée en mars / avril et une seconde qui commence en septembre / ; pour les États-Unis on constate trois remontées : en avril / mai, en août et une remontée qui commence en .

Contexte

L'arrivée d'un rebond (ou seconde vague) en Europe est redoutée dès , par le directeur du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).. L'ECDC estime que la seconde vague peut se maitriser si les règles de distanciation physique sont bien respectées, alors que beaucoup redoutent sa rapidité et son ampleur..

Cause et évitement

Selon les recommandations du centre européen de prévention et de contrôle des maladies, la seconde vague en Europe est due au fait que les gens se transmettent le virus et peut être évitée en adoptant des comportements appropriés mais simples tels que notamment l'hygiène des mains, la distanciation physique et l'hygiène respiratoire.

Caractère saisonnier

D'après Antoine Flahault, épidémiologiste et professeur de santé publique à l’université de Genève, le virus aurait dans les zones tempérées un caractère saisonnier..

Anticipation d'une seconde vague et négation

Lorsque le dé-confinement a été mis en place en Europe en , le risque d'une nouvelle vague a été anticipé. Les décideurs ont en particulier anticipé le risque que les températures et la baisse des infections conduisent à un relâchement des comportements qui conduirait à moins respecter l'hygiène et la distance sociale..

Le sujet est discuté au sein de la communauté scientifique..., avec des prédictions pour certaines régions....

Au cours de l'été, la notion de seconde vague ou de rebond est combattue par ceux qui considèrent qu'une épidémie de cas de coronavirus sans maladie n'est ni une épidémie ni une seconde vague ni un rebond..

Anticipation française En , en France, le Conseil scientifique avise, dans un document de 42 pages., le gouvernement sur une seconde vague probable ou hautement probable, avec les outils suivants : campagnes d’information sur le port du masque et les mesures barrières ; mise en place opérationnelle de plans de prévention, de prise en charge, de suivi et de précaution ; définir, clarifier et présenter une nouvelle doctrine d’utilisation des tests ; rendre l’accès aux tests plus facile au « consommateur ». Tester de façon large ; protocole « Grandes métropoles » : mobiliser et solliciter les autorités locales des 20 premières villes de France, pour opérationnaliser des plans locaux d’intervention en cas de menace sanitaire ; plan de re-confinement local pour les vingt plus grandes villes de France..

Les concernées par cet avis de 42 pages sont : Paris, Marseille, Lyon, Toulouse, Nice, Nantes, Montpellier, Strasbourg, Bordeaux, Lille, Rennes, Reims, Saint-Étienne, Le Havre, Toulon, Grenoble, Dijon, Angers, Nîmes et Villeurbanne..

Avis de l'ECDC

Dans son rapport du , le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies estime que le risque d'une nouvelle escalade du Covid-19 dans tous les pays de l'UE/EEE et au Royaume-Uni est : modéré pour les pays qui continueront de mettre en œuvre et d'appliquer des mesures barrière telles que la distanciation physique ; très élevé pour les pays qui n'appliqueraient pas ces mesures..

Négation

Des médias ont invité des médecins pour qu'ils nient l’arrivée d’une deuxième vague. Cette attitude a été considérée comme irresponsable par certains..

Juillet - août 2020 : relâchement estival

Nouveaux cas rapportés par pays juillet août Les deux pays les plus touristiques, l'Espagne et la France, ont été les plus touchés.

Durant l'été 2020, le virus circule beaucoup plus qu'au début de la première vague en janvier - avril. D'après l'OMS, le nombre de cas en semaine 35 (fin août), pour la région Europe de l'OMS est quasiment le double de la semaine 23 (début juin)https://www.euro.who.int/__data/assets/pdf_file/0009/462429/Week-35-COVID-19-surveillance-report-eng.pdf.

En France, du 20 au , le nombre de nouveaux cas a augmenté de 54 % pour dépasser les nouveaux cas journaliers, alors que le nombre de patients atteints du Covid-19 hospitalisés en réanimation a augmenté de ..

En , beaucoup de pays de l'UE et de l'EEE ont observé une augmentation du nombre de cas mais tous ces pays n'ont pas observé une augmentation du taux d'hospitalisation et de mortalitéhttps://www.ecdc.europa.eu/sites/default/files/documents/ECDC-30-day-projections-Sept-2020.pdf. Au , en France, la directrice stratégique du ministère de Santé, Lisa-Maria Voipio-Pulkki estime qu’une « forme de seconde phase avait commencé », mais qu'il est prématuré de parler de « seconde vague »..

Le , la Norvège place la France en quatorzaine de dix jours.

Le , la province belge d’Anvers est considérée comme zone à risque, avec quarantaine obligatoire par l'Allemagne.

L'Espagne ne se considère pas touchée par le seconde vague parce qu'il n'y a pas de définition exacte d'une seconde vague. L'Espagne n'a pas de transmission communautaire généralisée et incontrôlée : le pays reste très ouvert au tourisme international. Le nombre de cas a triplé en deux semaines et de nouveaux foyers d'infection sont apparus. Le Royaume-Uni place en quarantaine les voyageurs revenant d'Espagne. La France et l'Allemagne déconseillent les voyages en Espagne.. Du fait de cette seconde vague, les espagnols sont appelés à rester chez eux.

Un confinement a également été mis en place durant l'été au Portugal..

En Belgique, le nombre de cas a augmenté de 149 % ce qui conduit à réduire la bulle de contact belge de .

En Allemagne, le nombre de cas augmente de 33 % et les autorités nationales continuent à permettre aux autorités locales de mettre en place des mesures de confinement.

En France, d'après la DGS, en août, le nombre de cas de contamination augmente, mais le nombre d'hospitalisation en France diminue de 0,75 %. Dans la Sarthe, le nombre de cas chez les jeunes a doublé en onze jours seulement. Entre le 3 et le , 112 nouveaux clusters sont signalés.. Sur 926 foyers d'infection ou regroupements de cas, 49 % se trouvent en milieu professionnel, et 28 % en rassemblements publics ou privés, milieu familial élargi compris. D'après Santé publique France au , dans le département de Paris l'incidence de 46.2 pour est inférieur au seuil de déclenchement d'alerte qui est à 50 pour , alors que dans les autres départements de l'Île-de-France le taux est de 30 pour , mais dans la tranche d'âge , le taux d'incidence est entre 50 et 115 pour 100 000.. Le , Paris et le département des Bouches-du-Rhône sont classés zone active de circulation du coronavirus. Au , 3015 nouveaux cas en vingt-quatre heures ont été comptabilisés..

Surveillance des voyages estivaux Mi-août, en réaction à la recrudescence du nombre de cas, pour éviter les mesures strictes qu'entraineraient une escalade, des pays européens adaptent jour après jour des mesures ciblées :

voyages intra-européens Sur le plan des échanges intraeuropéens, des tests PCR obligatoires aux frontières des quatorzaines ou mesures de restrictions de circulation se multiplient.

L'Espagne est particulièrement concernée.

Le l'Allemagne classe l'Espagne, sauf les Îles Canaries, parmi les zones à risques par crainte d'une deuxième vague alimentée par les touristes de retour de congés ; toute personne entrant sur le territoire allemand en provenance d'une zone à risques (Espagne, Ukraine et Serbie) est soumise à une quarantaine obligatoire et à un test PCR à effectuer dans les suivant l'arrivée.

À l'intérieur de chaque État, des mesures telles que le port obligatoire du masque ou la limitation des rassemblements sont prises à une échelle régionale ou locale dans de nombreux États. À partir du , le gouvernement britannique réimpose d'isolement aux voyageurs arrivant de France, mais aussi des Pays-Bas et de Malte, un peu plus d'un mois après avoir levé cette mesure..

Septembre 2020 : augmentation du nombre de cas

À la mi-septembre, différents pays européens sont confrontés à une montée de l'épidémie, notamment la France, le Royaume-Uni, l'Autriche, la République tchèque, la Belgique, l'Allemagne, l'Italie, le Danemark et la Hongrie...

Espagne